‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 267 sur 362 · Dedens jusqu'à et pui» manque d · texte numérisé non relu

Dedens jusqu'à et pui» manque d

7. DaDs 103, il raconte aussi que l'affaire terminée, Tristan et Palamède étaient allés à la Joy. Garde.

pas consenti pour un royaume. Il leur reproche d'avoir violé leur serment de la Table Ronde en souffrant que deux compagnons se battissent, et leur ordonne, de par Arthur, de faire cesser le combat et de lui livrer le château pour qu'il le donne à celui à qui Arthur l'accordera. Le roi de Norgalles veut s'excuser, mais Gauvain refuse de l'écouter, en l'adressant à Arthur, qui doit . venir bientôt, et les rois se déclarent prêts à obéir. A grande peine, Gauvain obtient de Lancelot

et de Tristan qu'ils arrêtent leur bataille. Il fait loger tout le monde dans les trois manoirs du château, en réservant le quatrième pour le roi Arthur, qui viendra dans cinq à six jours. Les deux combattants sont soignés. Prévenu par une lettre de Gauvain , Arthur arrive dix à douze jours plus tard : il a voyagé lentement pour laisser le temps de guérir aux deux blessés. Il montre son mécontentement en ne s'entretenant qu'avec Palamède et Gauvain. Le jour d'après, il fait venir devant lui Lancelot, Tristan et les deux rois, et blâme ces derniers d'avoir entrepris une guerre mortelle sans le lui faire savoir, de s'être parjurés envers la Table Ronde, d'avoir, pour se tirer d'affaire eux-mêmes, fait combattre à outrance les deux gloires de la Table Ronde, à laquelle il vaudrait mieux « que vous [ne] fussiez jamais nez et tout quant que vous avés fust fondu en abisme. » Puis il adresse des reproches à Tristan et à Lancelot. Ce dernier lui raconte tout ce qui s'est passé : la guerre avait commencé à cause du château, et les deux rois avaient été secourus par leurs amis; le roi d'Irlande ne pouvant, blessé, assumer avant un mois le combat singulier proposé par son rival, Tristan s'en était fait charger contre Lancelot, qui avait cru devoir accepter, supposant que c'était bien le désir de Tristan. Il soutient aussi que le roi de Norgalles a eu raison de lui céder le combat à sa prière, et exige qu'Arthur accorde le château à ce prince ou bien que la bataille recommence. Ensuite Tristan, pour se justifier, rappelle comment Lancelot l'a attaqué légèrement près de la Joyeuse Garde ; il se déclare prêt, lui aussi, a combattre une seconde fois. Lancelot lui reproche d'avoir accompagné Brunor et de lui avoir prêté son armure au lieu de se mettre à la disposition de son ami, compagnon de la Table Ronde : « Si vous osez prétendre le contraire, je suis appareillé de lo desrener par mon corps, » s'écrie-t-il, en jetant son gaige, que Tristan est empêché de ramasser par Arthur. Celui-ci l'en mené en sa chambre et mande Palamède, qui donne raison à Lancelot; ayant obtenu de Tristan , en le conjurant par ce qu'il aime le plus au monde, la promesse d'oublier sa colère, il appelle Lancelot avec Blioberis et Hector, et parvient à le ramener à des sentiments plus doux. Ainsi fut faicte la paix entre eulx deux, qui onques puis ne faillit; ains s'amerent plus cent mille fois que Hz n'avoient jamais fait 1 . Sur la demande de Palamède, de Blioberis et du chevalier à la cotte mal taillée, Lancelot et Tristan prient Arthur de prendre assamain l'ucord des deux rois quant au château, et de pardonner à tous les compagnons de la Table Ronde qui ont esté en ceste besoigne ; il consent et ordonne aux rois de se trouver devant lui, dans quatre mois, à Camaaloth : jusque-là le château doit être gardé par Gauvain. Le lendemain, Arthur repart pour Camaaloth. Lancelot, Tristan et tous les autres de la Table Ronde se remettent à la quête du Graal. Et après que messire Tristan eiist demeuré une pièce a la queste, il s'en retourna a la Joyeuse Garde, et la demoura en grantjoye et grant liesse par aucun tempz aveques la ro'yne Yseult. Puis le conte passe à Galaad, qui rencontre Palamède (§ 494).

1. Cf. le récit de la réconciliation dans 340, 355, ci-dessous.

Tristan avaient entrepris un combat à outrance, et moût en parlèrent 4 li uns et li autre de ceste chose 2. (757) : Or tome li mestre au derrain de son livie, por ce qe c'est la greignor mervelle qi avenist a celui tens (sic). Mes a tant en lesse orez li contes a parler et retornera en une autre manière. 493. Lorsque Gauvain est parti après avoir fête la concorde, Tristan et ses compagnons, étant restés dix jours chez le roi d'Irlande en grant feste et en grant joie, s'en vont, accompagnés bien trois lieves par le roi.

Tristan rentre seul, le lendemain, à la Joyeuse Garde, où Tristan rentrée il reste un mois avec Iseut. Un jour arrive un messager, qi aGarde.Se dist a trions. T. : « Sire, fet il, Pal. vous salue3 et vous prie qe vous le secorez, car cil d'un chastel qi est a deux j ornées de ci Vont enprisonnê, et en prison le Mènent; et por ce qu'Une li est pas avis q'il peiist estre délivré si par vous non , por ce

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