‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 277 sur 362 · Ainsi 336 ; le chastelde la part, les autres · texte numérisé non relu

Ainsi 336 ; le chastelde la part, les autres

2. Var. Çalisse. Dans la Queste (cf. § 503, note), Galaad ne se confesse pas ; après avoir traversé la forêt, appelée Chelibe, ils arrivent au

présence de Galaad. On rencontre Blioberis et ensuite cinq chevaliers, ennemis de la lignée de Ban : Gaulas le grand, Senelas, Baridan, Damas, Damadas. Combat; les cinq tombent mortellement blessés.

A l'hôtel , nos voyageurs trouvent trois frères : Amant, Gaenor et Harpin. Une jeune fille entachée de lèpre est guérie par la haire de Galaad.

511. Blioberis les quitte. Les trois frères attaquent Galaad par jalousie; vaincus en un rien de temps, ils se battent après avec Acourant et Darubre (f° 357) ; le premier succombe, mais Darubre tue les trois frères.

La demoiselle et Galaad arrivent à la mer, où ils trouvent Bohort et Perceval *.

château de la demoiselle et trouvent le lendemain, à la mer, Bohort et Perceval (voy. ci-après).

1 . A partir d'ici, les mss. poursuivent comme la Queste (cf. ci-dessus), que suit aussi la Tav. Rit. (voy. § 502, note) (l'histoire de Tristan reprend au § 516) :

512. La demoiselle et Galaad s'embarquent avec Bohort et Perceval, Episodes de la et on arrive à un lieu désert et sauvage ; là on trouve une autre nef, Queste. symbolisant l'église et accessible seulement à un croyant parfait. On

entre dans cette ne/et on y trouve un lit et une épée (description comme dans la Queste). Des lettres qui se trouvent sur l'épée disent : « Personne ne m'empoignera, sauf un seul. » Perceval et Bohort essaient en vain dé l'empoigner (cet essai seulement dans 336 et la Queste). Alors Perceval et Bohort prient Galaad d'essayer1, mais il dit2 qu'il veut voir toute la manière de l'épée. Il trouve d'autres lettres : « Que personne ne s'avise de me tirer, s'il ne sait mieux frapper que les antres; sinon, il est un homme mort, et ceste chose a esté esprouvee. » Bohort et Perceval sont intimidés par ce de/fenset renoncent à s'essayer3. Alors la demoiselle leur dit * : « Li traires est devaés à tous sauf à un seul, et si vous dirai* comment il en avint, n'a mie encore moût lonc tens 6. Suit l'histoire de Lavar7 et d'Urlain. Maintenant Galaad veut essayer. « Attendez, dit la demoiselle, que vous ayez mieux examiné les merveilles de cette épée. » On voit des lettres sur le fourreau, et on s'aperçoit

1 . Dans 99, ils lui disent : a Vous achèverez cette chose. » Les autres mss. ajoutent : <c Puisqu'ils n'avaient, (lisent- ils, pu le faire eux-mêmes, » bien que cela soit raconté seulement dans 336.

2. 99 : Il regarde alors l'épée et voit d'autres lettres. 336, Queste : Il dit vouloir voir d'autres merveilles.

:s. lialaad y renonce également, 336, Quette.

4. Dans 99 les compagnons disent cela; puis la demoiselle : « C'est une chose, dit-elle, qui est déjà arrivée, » et Bile raconte l'histoire de Lavar et d'Urlain.

.>. Si vaut dirai [comment M9], car je lesçay. Iladvint, etc. 97, 349 ; si v. d. comment Je U icay 101, 758, 24400. u ti roui diray aussi minute il eu avint 886 j et si ions dirai comment il en av., Quette,

d. Il y a longtemps, 99.

7. Aussi l.antlierz. — Labran 336, Lambar, Queste; I. rirez et l.umbur 97, 948 1 Lnm et l.iimbar 101 ; l.untir 99 ; l.aniir (l.itrar) et l.ambar 7.r>8, 24400.

que les renges sont de chanvre et très faibles ; on lit les lettres, qui disent : « Le porteur de cette épée doit être meilleur que les autres hommes, et les renges doivent être changées par une vierge, fille de roi et de reine. » Sur la prière de Perceval, Galaad retourne l'épée et trouve de nouvelles lettres ' , qui disent : « Qui plus me prisera plus i trovera a blasmer au grant besoing. » La demoiselle dit alors 2 à Perceval : « Mon frère, cela est déjà arrivé, si vous dirai quant et a quel gent. » Et elle raconte l'histoire de Vlsle tornoiant (Nascien; le roi mehaigniè 3.) « Nous voyons donc, disent les compagnons, que ces lettres n'empêchent pas d'essayer l'épée. » Ils regardent le lit, dont les trois fussiaus avaient chacun une couleur particulière; li contes fera une digression pour nous en donner l'histoire 4, qui est racontée comme dans la Queste.

513. Les trois compagnons, ayant regardé la nef, le lit et les trois fussiaus, relèvent le drap et voient une couronne d'or, au dessus de laquelle est une belle aumônière. Là dedans Perceval trouve un brief qui expose la manière des fussiaus, comme le conte l'a devisé. Lors dist Perceval : « Il faut aller chercher 5 la demoiselle qui ces renges changera; sans cela on ne pourra emporter l'épée. — Ce sera difficile, disent les autres ; néanmoins nous nous mettrons en quête. » Quant la damoisele qui seur Perc. estoit 6 l'entendit , elle dit : « Ne vous esmaiez. » Elle ouvre un escrin (coffre, Queste) qu'elle avait apporté avec elle. Elle y prend des porte-épée, faits de ses cheveux, qui sont merveilleusement beaux; les ayant substitués aux renges d'étoupe, elle dit le nom de l'épée : l'espee aus estranges renges. Quant les .III. compaignon ouirent ceste nouvelle, Hz en ourent grant joie 7. Bohort et Perceval prient Galaad de s'essayer pour avoir cette épée si désirée en Logres. « Si j'y fait, dit Galaad, elle ne sera pas à moi. » Il l'empoigne : ses doigts passèrent a V encontre l'un l'autre, a C'est donc la vôtre, » disent ses compagnons. Galaad la tire et l'admire. Et la demoiselle lui oste celle qu'il avoit ceinte et lui ceint celle aus estranges renges. Elle dit que maintenant il ne lui chaut quand elle mourra ; elle est la pucelle la plus heureuse du monde, car elle a fait le plus preudomme du monde chevalier, ce qu'il n'était

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