‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 276 sur 362 · Cent cinquante dix 758 (faute · texte numérisé non relu

Cent cinquante dix 758 (faute

quand vient à passer Palamède, qui reconnaît son rival, l'admire et se dit que ce serait une lâcheté de ne pas l'aider, malgré la haine que lui porte Tristan ; car touz li mondes seroit empiriez de la mort a si preudoume. Il abat le premier qu'il rencontre et donne le cheval à Tristan, qui reconnaît celui qu'il vient de menacer de la mort. Malgré tous leurs efforts ils auraient été, à la fin, tués ou faits prisonniers devant ce châ- Palamède et teau de Hapart l, si Galaad n'était survenu. Il ne tarde pas à rusSt par6 Ga- sec0UI>ir ^es ^eux chevaliers et triomphe bientôt de leurs adverlaad. saires, qui prennent la fuite. Le roi sort, plein d'admiration

pour Galaad, ordonne à ses hommes de cesser les hostilités, et les trois chevaliers traversent le château sans qu'on les arrête. Quant il ont Veve passée, Tristan exprime à Galaad sa reconnaissance, et Palamède les quitte immédiatement. « Qui est-il? » demande Galaad à Tristan, qui lui explique tout ce qui s'est passé. Galaad approuve la conduite de Palamède, « mais, dit-il , je leplaing trop durement de ce qu'il n'est crestiens. — Et ge ausi y> fet Tr. A la nuit ils vont prendre leur logis chez la sœur de Dodinel le sauvage. Ils font route ensemble pendant trois jours. Tristan souiFre beaucoup de ses blessures ; un autre, étant dans le même état, n'aurait pu supporter comme lui Tristan reste les fatigues de la chevauchée. Au quatrième jour, il est obligé baye "blessé" ae descendre à une abbaye, où un vieux chevalier, qui le soigne, lui fait remarquer que ses blessures sont dangereuses, parce qu'il les a trop portées sanz regarder. « Oh ! répond Tristan, li cuers me dit que je n'aie doute de mort. » Galaad, qui ne peut rester longtemps, le quitte au bout de deux jours.

Aventures de 510. Galaad arrive chez le roi Pelles, qui célèbre l'anniver- Galaad. sajre <je son couronnement. Un enchanteur, dont l'art fait défaut devant Galaad, est forcé de conter son histoire : Sarrazin, originaire de Berbana, il avait été baptisé par l'ermite Nascien, et s'était plus tard fait serviteur de Dagon, le maître des maîtres des enfers. Il est emporté par les diables. — Eliezer, le fils du roi, part après Galaad, dont il désire éprouver la force; désarçonné deux fois, il retourne sur ses pas.

Chez un ermite , Galaad se confesse ; puis il part avec une demoiselle (la sœur de Perceval, f° 356 b), qui promet de le mener à une « belle aventure ». On traverse la forêt de Caleise 2.

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