Cf
doc Briefbras et le roi d'Ecosse sont juges du camp. Le combat est long; les deux adversaires s'abattent l'un l'autre f. Pendant qu'ils se reposent, Tristan se nomme ; Blanor le complimente en lui disant qu'il est illustre en Logres, comme ailleurs. A la fin, Tristan est vainqueur : Blanor le prie de lui Combat de Triscouper la tête, mais son généreux adversaire se tourne vers tan avec Bla" les deux rois, leur fait remarquer l'extrême lassitude de Blanor et en appelle à leur sentiment chevaleresque (fol. 49 a) : « Por Dieu, ne soff'rez qe Vuns de nous .IL face pis a Vautre qe fetnos entresomes ; car ce serait domage, ce je cestuiocioie, et ce il memetoit a mort, vous n'i avriez ja preu ne honor. Metez pez et concordance entre le roi d' Yr lande et le lignage le roi Ban, si qe li roi remaigne qite de cest apel, et nous dui, qi ceste chose avons assez chierement achatee, puisson ceste bactalle lessier a tant par voz congiez et a noz honors. » On accepte, et Tristan part sur-le-champ, pour qu'on ne le reconnaisse point. Le roi d'Irlande veut le suivre ; mais on l'entoure, on le presse, et il consent enfin à révéler le nom du vainqueur, pour qu'on ne le retienne pas davantage. C'est ainsi qu'Arthur et sa cour connurent la bravoure et la courtoisie de Tristan 2. Le roi Hanguin rejoint Tristan, et le décide à aller avec lui en Irlande. Tous, la reine elle-même, pardonnent à Tristan Arrivée en Irla mort du Morhout. Après quelque temps de séjour, Tristan la"^- e) ré~ réclame à Hanguin le don promis et demande pour son oncle la main d'Iseut. Un instant, il est tenté de la demander pour La main ^iseut lui-même, car son amour s'est réveillé dès qu'il est revenu accordée à auprès d elle ; mais le sentiment de la loyauté l'emporte. Le roi lui accorde sa fille, bien qu'il ait rêvé que Tristan enlevait Iseut, lui ôtait sa couronne et la déshabillait, et que Marc appelait son neveu traître. Ce rêve, pourtant, signifiait, au dire d'un « prud'homme », consulté par Hanguin, qu'Iseut aurait infiniment d'ennuis par suite de ce mariage. On fait des préparatifs pour le départ. La reine fait venir devant elle Gouvernai et Brangain, et leur remet un philtre dans un vase d'argent. Ils Le philtre. devront le faire boire au roi Marc et à Iseut le soir de leurs noces, afin qu'ils s'aiment toujours. Puis l'on s'embarque, et l'on part (f° 50).