‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 283 sur 362 · Gela manque dans la Queste · texte numérisé non relu

Gela manque dans la Queste

523. Le lendemain *, comme ils traversent la forêt de Gamaaloth, ils font rencontre de quatre Sesnes, qu'ils tuent, et d'un Cornouaillais de qui, en lui accordant la vie, ils obtiennent des renseignements : la situation d'Arthur est fort mauvaise, malgré le secours que lui a porté le roi Caradoc, qui est venu avec une assez forte armée ce jour même ; une bataille

est fixée pour le lendemain. Pal. saut dont avant et demande Iseut envoyée en des nouvelles d'Iseut; à son grand chagrin, il apprend par GorQOuaillel'homme de Marc qu'elle a été envoyée en Gornouaille. Le Cornouaillais s'en retourne au camp et raconte ce qui lui est arrivé; on déplore la mort des quatre Saisnes, qui étaient riches et nobles.

Les quatre compagnons descendent à un ermitage situé près del'entrée de la forêt, à une demi-lieue de Yost. Sur le conseil de Galaad, on se décide à attendre, pour attaquer l'ennemi, que les assiégés fassent une sortie. Celé nuit pria moût Gai. nostre seigneur qu'il meïst conseil u roiaume de Log.; si le roi Marc venait à triompher, ce serait grand dommage, car sainte église riestoit a celui tens tant honorée coume en la Gr. Br., ne u monde n'avoit pas adont tant de bons chevaliers coume il avoit[en celui roiaume].

524. Le lendemain, ils partent après avoir entendu la messe. Arrivés dans la plaine, ils voient que les gens d'Arthur sont sortis; le roi Caradoc, leur chef, se distingue. Les quatre arrêtent un chevalier qui se retire grièvement blessé. Il leur apprend que l'armée d'Arthur a le dessous , étant inférieure en nombre. Alors Galaad : « Feson le bien, dit-il, si leur alons

aidier, et se nous ne somes que .111., nostres sires sera 2 U Galaad exclut

quarz en nostre compagnie, qui plus nous vaudra que ne pass^du^ot^dè

feroient cent mil3 chevaliers. — Coument? fet Pal., ne Marc.

soumes .1111.? — Nanil; fet Gai., vous n'estes mie de nostre

compaignie, puis que vous n'estes crestiens. — Non? fet Pal.,

or querez qui vous aïst, car je suicilqui ne vous fera se nuire

non, puisque vous m'avez ostéde vostre compagnie. » Lors se

tourne devers le roy Marc et deffie son père et Gai. et Artus le

petiz et touz ceus de la mesniee le roi Artu. « Puisque vous

n'avez pas voulu me considérer comme chevalier, » dit-il à

Galaad, « je vous montrerai si je le suis ou non. »

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