‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 285 sur 362 · VI · texte numérisé non relu

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liers. Il ne se t'ait point connaître et se tient à l'écart. A l'entrée de la nuit , il regarde dans la chambre où sont les deux chevaliers, et vit par aventure pendre a une coulombè l'escu Galaad. Ses hommes lui proposent d'attaquer leur ennemi désarmé, mais Marc préfère se venger dune autre manière. Il envoie un de ses chevaliers demander à qui appartient cet écu : « A moi, répond Galaad; pour coi le demandez vous? — Pour avoir l'honneur de la connaissance du meilleur chevalier du ♦ monde. » Gai. a honte de ce qu'il le loe si durement j si se test. Le Cornouaiilais revient à Marc, qui, voyant que les deux chevaliers sont blessés, — Faran a eu dernièrement une bataille — , leur offre un boivre excellent, dit-il, pour les blessures; c'est du poison qu'il a apporté pour Tristan, qu'il n'espère plus tuer que par trahison. Il a fait chercher son neveu en Logres, par plusieurs messagers, mais ils n'ont pu le trouver, parce qu'il est encore malade des blessures qu'il reçut le jour où Palamède et Galaad le secoururent l. Les deux chevaliers boivent le poison ; Faran en meurt, mais Galaad ne s'en ressent point, et la ou il se dormoit, vint un hom si granz et si biaus que c'estoit merveille, qui Vapela et lui découvrit la vérité sur ce lâche attentat. Galaad, qui ne s'éveille pas avant le jour, ordonne aux chevaliers de Marc de lui indiquer le roi, qu'il ne connaît pas, et comme ils refusent, en abat un d'un coup de plat d'épée. Enfin un d'entre eux, qui n'aime point Marc, le montre à Galaad, qui force le roi de tout confesser et fait connaître sa trahison aux moines ; il ne veut pas le tuer, pour l'amour de Dieu et par Marc part, égard pour son rang. Marc part avec ses chevaliers, et Galaad épargné par fait enterrer Faran. L'abbaye, dite jusqu'alors d'Uterpendragon, fut nommée dès lors la Merveille Galaad. Celui-ci part le lendemain et reprend le chemin de la foret pour apprendre des nouvelles de Gamaaloth (f° 381).

527. Il fait route avec un écuyer qu'il rencontre 2 ; c'est le fils de Frolle, prince d'Allemagne, tué par Arthur devant Paris. Le jeune homme veut être armé chevalier par Galaad, mais il dit de gros mots à celui-ci quand il refuse de jouter avec Agravain, qui survient avec Gaheriet et Mordret, et l'on

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