‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 306 sur 362 · Se c. prendre a la planche Y., J · texte numérisé non relu

Se c. prendre a la planche Y., J

13. Pour la mort d'Andret dans les autres versions, voy. p. 205.

544. Tristan l gagne la mer, trouve Sagremor et s'embarque avec lui.

5 45. Ils arrivent en Gornouaille et vont chez Dinas "2. Iseut Tristan et Saffre-

trouve moyen de recevoir Tristan, mais (f° 260) pour des jjinas0111 chez

1. Dans la Tav. Rit. (cf. § 541, note), après que Tristan a quitté Hector à l'hôtel, Lancelot y arrive et apprend par le malade l'outrage que Brehus vient de lui faire (voy. ib.). Il jure de le mettre à mort, part, rencontre Brehus, le tue, prend ses enseignes et va à son château pour délivrer les prisonniers. Il se repose au Perron Merlin; Tristan survient, prend Lancelot pour Brehus, et un nouveau combat au Perr. Merl. s'engage. Puis ils rejoignent Hector. Tristan part dix jours plus tard et arrive à un palais, où il ne trouve personne; il prend place à une table bien servie, tue un serpent qui apparaît et délivre de sa prison la demoiselle Rima. Puis il gagne la mer et trouve Sagremor, qui va avec lui chez Dinas en Gornouaille.

2. Cf. le poème italien sur la mort, mentionné par M. Rajna, Scella di Curiosilà letlerarie, 1873, p. lviii-lix.

544 a. Tristan ', devenu trop faible pour observer lui-même, sur le port de Penmarc, les vaisseaux qui passent, en chargera filleule. Mais il a éveillé les soupçons de sa femme, qui force la fille de Gènes à tout avouer, en lui rappelant qu'elle l'a molt souef 2 nourrie et en menaçant de la chasser d'auprès d'elle, si elle ne lui révèle la vérité. Iseut se désole : « Qui aurait pu croire, s'écrie-t-elle, qu'il en aimât une autre que moi? Mais ils n'eurent jamais autant de- joie l'un de l'autre que je leur ferai avoir de douleur 3. » En ce moment, elle voit venir le vaisseau portant une voile blanche : « Je m'en vais, dit-elle à la jeune tille; el toi tu resteras ici. » — Tristan est à bout; il n'ot ne entent, mais toutesvoies appella il l'abbé de Candon \ qui devant luiestoit, et moult d'autres, el leur dit* d'envoyer son corps, quand il serait mort, au roi Marc, avec une lettre attachée àsonépée et un escrin. Sa femme arrive et dit qu'elle a vu venir une nef, dont la voile est plus noire que meure 6. Tristan se retourne et dit : « lia! doulce amye, a Dieu vous commant ; jamais ne me verres, ne je vous; Dieu soit garde de vous. A

Dieu! je m'en vois "' . Je vous salue. » Lors bat sa coulpe et se [commande a »jm,t i * .• ,tn Dieu. Et le coeur lui crevé et l'ame s'en va. et d'Iseut.

545 a. Iseut, la reine, aborde et s'évanouit à la nouvelle de la mort de son amant. Avant repris connaissance, elle entre dans la chambre de Tristan, qui est étendu sur ung aes, et le lavoil et appareilloit la con-

i. [cl reprend Tressan, cf. ci-dessus.

'J. Sdiii'I'iiii'iiI v., j.

8. Peut-être, dit Tressai), envisage-t-clle un plaisir à m ronger 'tes deux amant*, hélas 1 qui M sont déjà plus qu'amis.

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