Tombeau Y., J
510. Un jour l, Tristan, se trouvant avec la reine dansl'ap- Tristan mortelpartement de celle-ci, harpoit un lai qu'il avait composé 2. SCMtarcle8sé Andret l'entend et va prévenir Marc, qui blesse mortellement
essaient, par des manipulations, de guérir Sir Urre, sont Priamus, qui fut crystned par Tristan, et Bellangere le beuse, le fils d'Alixandre l'orphelin, qui fut tué par la trahison de Marc; ce roi tua, avec un glaive, aussi Tristan, comme celui-ci jouait de la harpe devant Iseut (une remarque sur la mort de Tristan et d'Alixandre se trouve aussi à la p. 478). Grand fut le chagrin de tous les chevaliers du temps d'Arthur; la mort de Tristan et de Lamorat furent celles qui éveillèrent la plus grande douleur. Bellangere vengea son père Alixandre, et Tristan tua le roi Marc sic), et Iseut mourut en défaillant sur la poitrine de son amant, et tous ceux des gens de Marc qui avoient consenti à la mort de Tristan furent tués, comme Andret et beaucoup d'autres. — Fin du Tristan de Malory.
1. Le beau récit de la mort des amants est imprimé dans P. Paris, Mu. Fr., I, 200-208, d'après le ms. 101, comparé avec les autres. — J'eu résumerai les traits principaux avec quelques rectifications et des variantes de la Tav. Rit. et des Due Tristani (cf. la Préface, p. xxm).
2. Due Tristani : Tristan est bien reçu à Tintoyl. Un jour, dans l'appartement d'Iseut, il joue de la harpe, et elle chante. Puis ils s'endorment sur le lit. Andret les épie. Une voix d'ange se fait entendre, prédisant la mort « du bon chevalier ». Iseut se réveille, prie Dieu que ce ne soit pas son bien-aimé et se rendort. Andret prévient Marc, qui court à la chambre avec une lance empoisonnée; trouvant la porte fermée, il saute sur un palco à guisa d'una caméra, et di rimpetto al kilo délia reina est un antiporia di tavole. De là il lance son arme contre Tristan et lui l'ait une grande blessure sopra le natiche; puis il se sauve. Tristan extrait la lance et cherche à rassurer Iseut, qui panse la blessure. Il monte sur un cheval que lui amène Gouvernai, et tous les deux s'en vont au château de Sagremor. Les médecins ne sachant que faire, on mande Iseut, mais elle ne peut venir, étant enfermée dans une tour par Marc, qui veut l'empêcher de guérir son amant (cf. la Préface, p. XXVI). Le roi, chaque jour, se renseigne sur l'état du malade et se réjouit avec Andret, tandis qu'Iseut se lamente ; il s'émeut pourtant en apprenant que son neveu est mourant, et va le voir, mandé par Sagremor, que Tristan a envoyé.
540 a. Les marins arrivent au port de Tinthanel et trouvent une petite ricllotc ', descendue des montagnes du bois; ils lui disent qu'ils apportent les corps de Tristan et d'Iseut, et lui donnent dix sous pour les garder; puis ils s'en retournent dans leur pays.
Les Cornouaillais accourent, aux lamentations de la vieille. On construis une chapelle, et on y garde les corps jour et nuit. Un ermite envoyé pour avertir Marc, qui esta Garduel, rencontre à Cachcnès a le roi, qui retourne :\ et lui dit : « Qui prend le deuil s a :i son cœur cl