Var. mon c. et mes armes
4. Dans la Tav. Rit., il lui a déjà pardonné (voy. § 547, note). La conversation subséquente n'y diffère pas beaucoup. Iseut tombe à demi morte. Tristan pardonne encore une fois à Marc.
5. Dve Trist., où cette conversation des amants est donnée essentiellement comme dans les mss. Puis Iseut, qui n'a plus la force de parler, se rend, avec Gouvernai et Brangain, à l'église de Notre-Dame pour y veiller la nuit, espérant obtenir ainsi de Dieu la vie de son amant. Le lendemain, Tristan se confesse devant l'archevêque. « Oh! mon Dieu, s'écrie-t-il, pourquoi ne m'avez-vous pas permis d'être à la conquête du saint Gvaal, me laissant mourir aussi jeune sans bataille? » Il se demande ce que fait en ce moment Lancelot, et se recommande à la pitié de la Sainte- Vierge. Il veut que Gouvernai et Brangain se marient ensemble et gouvernent le Léonois au nom de son fils Tristano il giovane, conformément au testament qu'il lit dans l'Ile del Piotlo (cf. La Préf., p. xxin); il donne à Brangain sa terre de Delrossi. On lui met à la main une chandelle allumée; tout le monde pleure. Tristan adresse un dernier adieu aux assistants, etc.
avec moi, » la serre si fort qu'elle étouffe !, et au même Mort de Tristan moment il expire lui-même. Ainsi moururent 2, à cause de et d'Iseut. jeur amour mutuel, le meilleur chevalier fors Galaad 3 et la plus belle dame fors Guenièvre et la fille du roi Pelles 4.
550. Grand est le deuil du roi Marc et des Cornouaillais ; ceux-ci 5 rappellent les services rendus au pays par Tristan, dont on ne devra plus espérer le secours contre les Irlandais, ni contre les Sesnes, qui viendront sans doute venger le dommage qu'ils souffrirent en Cornouaille 6, n'a encore mie lonc tens. Seul Andret est content. Ses compatriotes le haïssent à mort, et dient qe encore vendra qi vengera la mort de T.; il ne puet autrement estre 7. Li rois Artus n'est mie morz è, ne cil de la Tab. lie., qi V amoient com cHl fust lor frère charnel 9. On se porte vers le château de Dinas, et, en contemplant les amants morts, il dient que c'est la plus grande merveille qe oncquez mes avenist en nulle région™, quant li uns est fine
1. La Tav. Rit., qui parle à plusieurs reprises du grand affaiblissement d'Iseut, fait ici remarquer que les amants moururent non pas par suite d'étreinte ou de force, mais per debolezza et per proprio dolore; Iseut mourut un instant avant Tristan, qui aurait pu vivre une heure déplus, s'il n'avait vu morte celle qu'il aimait. — Due Trist. : Il baciô la reina, et sendo ambedue abbracciati bocca a bocca gli usci l'anima del corpo. La reina vedendolo morte nelle sue braccia, per l'immenso dolore che n'hebbe, lecrepo il cuore, et mori in braccio a lui.