Cette remarque pas d. 334 et 1. a
7. Le Lancelot (P. Paris, Bom. d. I. T. B, III, 100 ss.). Le renvoi seulement dans 756. Au reste, cette histoire est donnée assez au long dans le Tristan aussi; elle manque dans la Tav. Bit. — Cf. § 410, note.
8. 335, 759 : a la rive de l'eau; 104, 103 : a une eau (sans nom), de même Tressan ; (Maugin : au gué de la tour de lAmy); 334, 97, 100, 102; 99, 94 : à la rivière de Loire (al hume di Braziano, Tav. Rit.). »
forêt du Morois, pour s'y noyer. Elle rencontre un ehevalier de Cornouaille, accompagné d'une dame. Il la console et l'em- Iseut sauvée par mène à son château. Elle l'envoie à Norhout pour rassurer un c eva ier' Tristan. Le chevalier tombe sur Palamède, le défie et est tué. Combat de Tris-
tfin pf Pila —
Palamède n'est pas admis à la tour où Iseut se trouve : il mède. reste devant le château; Iseut se place à une fenêtre pour le regarder.
44. Tristan, ayant appris les nouvelles, veut partir immédiatement, mais le roi lui ordonne d'attendre jusqu'au lendemain. Il part avec Gouvernai ; on trouve Lambègue, qu'on fait monter à cheval et retourner à la cour. Les routes se bifurquent : ils en prennent une chacun. Gouvernai arrive au château, et Palamède lui raconte où en sont les choses. Gouvernai va retrouver Tristan et le conduit à Palamède. Bataille formidable, arrêtée par Iseut, qui charge Palamède d'aller dire des amitiés à la reine Guenièvre, et lui ordonne de ne jamais chercher à s'approcher d'elle avant qu'elle soit en Logres. Il obéit, bien à contre-cœur *. Tristan propose à Iseut d'aller ensemble en Logres, mais elle préfère différer cette déloyauté
envers le roi Marc aussi longtemps que possible. Après deux 2 Séjour des jours pleins de bonheur, Tristan rend Iseut au roi Marc, qu'in- château et requiètent les ovations qu'on fait à la bravoure de son neveu. tour à la cour.
45. Andret dénonce les amants au roi un jour qu'ils s'en- Dénonciation tretiennent, dans l'embrasure d'une fenêtre, de la reine Gue- par Andretnièvre, dont Iseut dit avoir appris les amours par une demoiselle
venue de Logres. Marc espère les surprendre et court vers eux,
l'épée à la main ; mais Gouvernai avertit Tristan, et au moment
où le roi cuide ferir son neveu, celui-ci évite le coup : ils se Tristan attaqué
défient l'un l'autre. Tristan, que personne n'ose arrêter malgré par Marc'
l'ordre du roi, poursuit Marc et l'abat d'un coup de plat d'épée.
Il demande à Iseut si elle veut s'enfuir avec lui, mais elle lui
dit de s'en aller et de ne rien craindre pour elle, qui est proté-
1. Dans le récit du ms. 750, cette promesse a dû être faite dans d'autres circonstances, car dans ce ms. il est dit, (v. § 76), que Pal. l'a faite un jour qu'il (levait se battre avec Tristan ; il est vrai qu'il peut y avilir quelque erreur ou bien une expression inexacte.
2. Plus loin : trois jours, v. § 80; ils retournent le lendemain • latis la Tav. Rit.
gée par le grand amour du roi * : elle lui promet de le réconci* lier avec Marc 2 (f° 70 a).
46. Tristan avec Gouvernai et quatre compagnons, qui séjournaient en Cornouaille pour l'amour de Tristan, va dans la
Il s' enlfuit dans forêt pour y rester jusqu'à ce que la paix soit faite. Ces quatre, qui ont été longtemps à la cour d'Arthur, sont : Lambègue !. Nic(h)orant le pauvre, Fergus 4, dont le père avait été vilain, et Driant de VIsle. Ils se logent chez un forestier, ami de Tristan. Pendant qu'Iseut tâche vainement de dissiper les soupçons du roi, Tristan tue un chevalier cornouaillais et blesse à mort son frère, qui va à la cour avertir le roi Marc : Tristan, ditil, menace de traiter le roi de môme, s'il peut le trouver. Andret conseille de rappeler Tristan pour le faire prendre plus Les faux. tard par surprise. Marc consent, et Brangain est chargée d'aller
Tristan révoqué, porter la lettre du roi à Tristan, qui revient. Cependant, Iseut et Gouvernai se méfient fort du roi, et Tristan se promet d'être prudent. Andret prépare un guet-apens de trente chevaliers de la lignée des deux chevaliers tués.
47. Un jour le roi avait fait dresser des tentes dans une plaine, à quelque distance deTintagel. Arrivent deux chevaliers, Lamorat 5, et Driant, les fils du roi Pelinor de Listenois. Ils regardent Iseut, qui joue aux échecs avec Tristan. Elle perd 6. Lamorat prétend que sa dame, la reine à'Orcanie, est plus belle qu'Iseut, et il envoie son défi aux chevaliers de Marc par Combat avec La- une demoiselle. Les deux frères joutent avec deux des cheva-
TTIOr*fl t
liers du roi et s'en vont vainqueurs. Le roi les fait poursuivre par une cinquantaine de chevaliers, mais ils en abattent dix 7, et les autres prennent la fuite. Puis le roi ordonne à Tristan,