‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 34 sur 362 · Var. Meleagrant · texte numérisé non relu

Var. Meleagrant

2. Ce renvoi au Conte de la Charrette ne se retrouve pas il.-ins 334 c I. a. 335 : « comme le dil L'histoire de Laneelnt. »

3. Il n'est pas dit qu'on donne à boire du philtre au roi (f° 87 b. :

Tristan aime plus que le roi Marc .

1 Dans 99, 94 il le l'ait seigneur de son hôtel et le iKiinnie sou successeur. Il lui donne la moitié de son royaume dans la Tav. liil . (p, 144). — Celte substitution de Brangain à Iseut se trouvait aussi dans le Tristan perdu de Chrétien (voy. Ereccl Enide, \. £066, llaupt nue fleur.

<>. 334 e. I. a. il- prennent une bête dan- le hois.

abbaye était * estoirée 2 d'une abbaye royale de Gaule 3, construite pour 4 le roi Ban de Benoïc, qui y était mort de chagrin 5. Les serfs, de retour, disent à Iseut que Brangain a dû être dévorée par les bêtes féroces, et elle s'en désole. Un jour, pendant une partie de chasse, elle vient se plaindre près de la Fontaine au Géant. Palamède, qui avait quitté le Logres, poussé par son amour, assiste, caché, à ces plaintes ; il s'avance et se fait fort de lui rendre Brangain, et Iseut lui promet en récompense tout ce qu'il lui demandera. Il ramène Brangain, fait approuver la promesse d'Iseut par le roi Marc et la demande ensuite Enlèvement d'i- elle-même; elle lui est en effet livrée, et il l'emmène. Tristan

famède^ Pa" nest Pas en ce moment à ^a cour '■> il est allé dans le bois avec Lambègue. d'autres chevaliers. Il y a à la cour un chevalier, Lambegues, non encore guéri des blessures qu'il avait reçues dans un combat avec Andret et un autre chevalier de Gornouaille (f° 65) ; il est là depuis huit jours6; Marc l'a retenu à cause de sa prouesse, et Iseut s'est penee de le guérir. Ce Lambègue est le maître de Bohort de Gaunes (var. Gannes) ; il est venu en Gornouaille du royaume de Benoïc. Neveu de Pharien, il s'était généreusement livré au roi Claudas de la Déserte, pour sauver la cité de Gaunes, assiégée par Claudas, qui lui rendit sa liberté ; on trouve cela raconté au long dans le livre du latin 7. Lambègue, indigné de voir qu'aucun des chevaliers de Marc n'ose délivrer la reine, se fait armer et poursuit luimême Palamède. Il l'atteint et joute avec lui, mais faible, comme il l'est encore, il ne peut pas longtemps tenir bon contre Palamède, qui le laisse étendu par terre, dans une mare de sang. Iseut a profité de ce délai pour s'enfuir ; dans son désespoir elle court vers un ruisseau, Omise 8, qui traverse la

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