De très meriilleuses
4. Qui advindrent a plusieurs bons chevaliers durant ta vie du roy Artus, et traictera, Verard.
5. Des batailles et aventures qui furent entre mons. Lanc. et mons. T. de L. 355, Verard; et traitera tôt primierement des melle[e]s et mal voillun\c]es que furent entre m. Lanc. dou, lac et de m. T. \y fiz au r. M. de L. (sans plus), 1463.
Or dit li contes que monseign. Tristan, le fils [le] roy Met. de Loonnois, estoit venus ou royaume de Logres nouvellement en cellui an me'ismes qu'il avoit pris a femme Yseult aux blanches mains. Si chevauchoit panai une forest qui estoit toute la greigneur du royaume de Logres et la ou on trouvoit plus d'aventures. Monseigneur Tristan chevaucha tout cellui jour sans aventure trouver ne homme ne femme ne maison ne recel. L'arrivée de la nuit le force à descendre près d'une fontaine où il s'endort, et où arrive Palamède ', qui se couche sans voir Tristan. Entre ces deux héros il y a une grande haine, datant de leur séjour en Irlande et née de leur amour pour Iseut. Palamède, ne pouvant dormir, commence à se plaindre de ses peines de cœur. Tristan se réveille et le défie; ils s'abattent l'un l'autre, puis chamaillent jusqu'à ce que la lassitude les oblige de se reposer. Survient le fils de Lac, Brandelis, qui leur demande la cause de la bataille; sans répondre, ils reprennent le combat, mais le nouveau venu les sépare. Tristan déclare que, seule , la mort pourra le réconcilier avec son ennemi. Brandelis, ayant réussi à leur faire promettre de ne plus se battre de la journée, les quitte sans les connaître. Palamède propose à Tristan de fixer un rendez-vous ou plus desvoiable lieu possible, où, sans être dérangés, ils puissent combattre à outrance. Tristan accepte et laisse à Palamède, qui connaît le pays mieux que lui, le soin de fixer l'endroit. S'étant engagés à se trouver au Perron Merlin à un jour nommé, ils partent chacun de leur côté : Tristan se loge dans un couvent de nonnes, connu de lui ; Palamède va chez une tante. Au jour Combat de Tris nommé, Tristan se rend au Perron après s'être confessé et ayant entendu ta" contre Lan la messe du Saint-Esprit. Mais Palamède, qui est tombé malade, ne Merlin. vient pas. A la place arrive Lancelot, qui est en aventures. Après un long combat, les deux amis se nomment et2 vont ensemble à l'hôtel de Tristan ; chacun a plus de douze grandes blessures. S'étant fait soigner pendant un mois, ils partent pour aller à la cour, et trouvent, le lendemain, dix chevaliers gardant un pont qui est de la Marche de la Gaule. Tristan obtient de Lancelot la bataille, abat les dix et délivre trois chevaliers prisonniers, Ivain, Sagremor, Agravain. Lancelot envoie secrètement un valet annoncer à Arthur qu'il amène Tristan. Arthur avec Gauvain et cinquante autres chevaliers va au devant d'eux; on l'ail grande fête à Tristan, qui reste un mois et devient compagnon de la Table Ronde et de l'hôtel du roi Arthur. Comment? Le livre n'en fera ci mémoire (f° 14). Car bien le moustreray en avant3.
624. Tristan quitte la cour pour aller en quête d'aventures4; Lancelot offre de l'accompagner, mais il veut voyager tout seul. Au bout de six jours, marchant dans la Périlleuse Forest, il tombe sur trentesix chevaliers de la fée Morgain qui emmènent prisonniers Dinadan et Dodinel le Sauvage. Tristan triomphe des trente-six5 et délivre les
]. Pour ('épisode suivant, voy. // Cantate di Tristan) c l.anciclotto, p. par M. Itajna, Sceltà (H Curiotità, ls?:; (cf. Rom., IV, 142) ; je crois, contrairement à M. Rajna, que L'épisode de EtUStlclen et le poème remontent à une source commune. — Cf. le combat analogue dans 12599, ou o'est Agloval qui sépare Tr. et Lanc. (p. 233).
.'. Verard : Et puis s'en allèrent en ung monaitett gui près d'illee estoit; guéris, ils vont h la cour d'Arthur, mais a tant se taist le compte d'c.ulx et COfftmMM r>/ a partir des faiti de Gyron h- Courtois. Des aventures tirées du Palamède occupant en effet presque tout le reste de l'imprimé -, on commença par la victoire de Ouironsur le bon chevalier sans peur (cf. p. 130-1).
:t. Promesse non réalisée. — cf. §§ 205, 206.