‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 5 sur 362 · Var. Sador · texte numérisé non relu

Var. Sador

6. Il sera, dit-il à Joseph, dans 334, etc., toute chose fors que de famé prendre. Jos. n'insiste pas peur, dit-il, que tu ne t'en repentes à la lin. »

7. Pour d'autres terres, ajoutent 334, etc., preechant le non du vrai crucefié, comme le lui avait ordonné la voiz devine. Sadoc refuse toujours de se marier; aucune femme ne lui plaît.

plus long et

sous son chastiement en mais : « J'ai

2. Un jour1 que Sadoc se promène à cheval sur le bord de la mer, il est frappé de la beauté d'une jeune fille qu'il trouve dans un vaisseau presque détruit par l'orage 2. C'est Chelinde, la fille du roi de Babylone, promise au roi de Perse ; elle a été jetée par la tempête sur les côtes d'Angleterre 3 ; l'équipage et tous les compagnons de la princesse ont péri dans les vagues. Sadoc la conduit au château de son frère Nabusardan 4. Au bout de trois jours elle a repris ses forces. Sadoc la Sadoc épouse fait baptiser et l'épouse.

Chehnde. Tjn jour, à la chasse, Sadoc est entraîné par un sanglier

qu'il tue ; mais il a reçu des blessures et, surpris par la nuit, il se voit^forcé de rester dans la forêt 5. Nabusardan profite de l'absence de son frère pour éloigner tout le monde, sous pré- Chelinde violée texte de le chercher, et fait violence à Chelinde, qui est restée par Nabusar- seule avec lui. Sadoc est ramené et soigné. Un jour Chelinde pleure près de la chambre où dort Sadoc convalescent ; il s'éveille, veut savoir la cause de son chagrin et la force à tout Sadoc tue son avouer.}1 Nabusardan survient ; Sadoc le tue et s'embarque frère et s'en- avec sa femme Tjne tempête éclate. Les marins, tous païens, femme. sont avertis par un vieillard que l'orage est dû à la présence

d'une personne qui a commis quelque crime. Un des matelots, qui est sorcier, fait ses charries 6 et dénonce Sadoc. Pour Il est jeté dans conjurer l'orage, on le jette par dessus bord ; auparavant, il a mer. avait prié les marins de bien traiter sa femme, qui est de si haut lignage, et il s'était commandé a nostre signor. Le temps s'éclaircit, mais Chelinde se plaint ; les marins ont beau la consoler en lui disant : « Les dieux ne vous oublieront pas; » elle continue son deuil. Le lendemain, a heure de tierce, on arrive en Cornouaille, où règne Thanor1, un roi païen, Thanor épouse qui épouse Chelinde malgré elle. Le roi rêve qu'il est dévoré Chehnde. par un jjon pen(jant qU'jQ poursuit un léopard que le lion tue

également. Inquiet, le roi s'adresse à un « philosophe » et magicien qui estoit sans faille estrait du lignage de Virgile; après avoir réfléchi tout un jour, ce philosophe dit au roi que le

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