‹ Analyse critique du Roman de Tristan en prose françaiseChapitre 73 sur 362 · Var. Drivant · texte numérisé non relu

Var. Drivant

celot se fait décrire l'écu et reconnaît Palamède : Hector ne veut pas le croire ; mais Lancelot est sur de ne pas se tromper et raconte sa victoire sur Palamède. Ensuite les deux chevaliers parlent du tournoi ; ils se rangeront du côté de Garadoc Bref Bras, à la fois chevalier errant et roi. Ils resteront inactifs toute la journée du lendemain, pour attendre plusieurs autres chevaliers, qui doivent venir entour heure de none. Et qant les vespres al tomoiernent devront commencier, ils iront voir le# vespres et (var. de) la commençaille des jeunes bacheliers, qui sera probablement dure et aspre (f° 225).

Tristan et Per- 125. Le lendemain, Tristan et Persides vont à la plaine où g^eHifpial- *e tournoi doit avoir lieu et dont le château aux Pucelles ne du tournoi, occupe le centre. Ils y voient des loges, construites pour les dames qui ont coutume d'assister aux trois tournois donnés ordinairement chaque année devant ce château. — Ils ne veulent plus rester à l'hôtel, où ils seraient facilement reconnus, et choisissent un endroit reculé de la forêt, une petite vallée, près d'une fontaine, pour y faire dresser leur pavillon et s'y reposer jusqu'au soir. Après heure de none, qHl començoit a avesprer, il oïrent un cri — si fort qu'on l'aurait cru poussé par cinq cents hommes. — « Or sachiez, fet Tr., qeles

Les vêpres du vespres del tomoiernent sont commencies. » Un des écuyers tournoi. jeur dit qUe pius de deux cents chevaliers sont déjà venus devant les loges, et que le roi Garadoc et le roi de^Norgales ont ouvert Yassamblee, en joutant l'un contre l'autre. Nos deux compagnons se font armer et partent ensemble. Persides porte, pour l'amour de Tristan, un écu tout blanc sans enseignes, de sorte qu'ils ont tous deux l'air de chevaliers nouveaux. Le roi Arthur, qui ne prend part aux tournois que si très grant force le lui fait faire, est monté aux loges avec Lancelot, Bohort et Hector.

126. Gaheriet, qui garde un incognito complet, se signale ; Gauvain et ses frères sont aux loges et ne veulent prendre part aux joutes que le lendemain. Tristan et Persides prennent, le premier soir, le parti d'Arthur, parce que les meilleurs de ses chevaliers s'abstiennent du tournoi ; mais, dès le lendemain, ils se tourneront contre le roi, parce qu'alors, comme le dit Persides, Palamède, Lancelot et tous les autres bons chevaliers seront de son côté. Tristan et Persides sont admis par les hérauts, qui les prennent pour des chevaliers nouveaux.

Blioberis, déguisé, se range du côté des adversaires d'Arthur, afin de combattre Gauvain. envers qui il a le cœur gros et enflé. Il s'élance, avec le roi de Norgales, vers Tristan et Persides. Ce lernier est abattu par le roi, et Blioberis, avec son cheval, par Mstan. Le roi ayant été renversé également, les chevaliers de Norgales accourent à la rescousse et assaillent Tristan, qui tient bon; Garadoc et ses hommes lui viennent en aide : la îêlée devient générale (f° 226). Tristan fait remonter Persides cheval ; mais celui-ci, rompu de fatigue, quitte le champ de )ataille. Tristan fait merveille : il abat Dinadan pour se vën- 3r de son gabois, puis le roi de Norgales, une seconde fois, jes chevaliers du roi s'empressent pour le venger ; plus de piarante chevaux passent sur le corps de Dinadan. Blioberis îst le plus redoutable adversaire : Garadoc l'abat par hasard l'un coup de biais et reste ainsi définitivement vainqueur. Lprès le combat, Tristan retrouve Dinadan, qui ne veut plus miais se battre avec lui, car il s'est aperçu qu'il est encore lus dangereux d'avoir quitté sa compagnie que d'y apparteîir. Tristan rit de ces paroles et permet à Dinadan d'aller loger chez lui, à condition qu'il ne le nommera point. Persides les ayant rejoints, ils vont tous trois vers la forêt.

Tristan se gnale.

127. Le roi Arthur et ses chevaliers se perdent en conjec- On ne sait pas tures au sujet du chevalier à l'écu noir : Bohort pense que c'est qiu l est'

lioberis ; mais Lancelot et notamment Gauvain, qui est )rouillé avec Blioberis, ne sont pas de son avis. Gomme il fait mit, le roi se retire à la maistre tour au château aux Pucellesja reine est portée à croire que le chevalier noir est un chevalier de « céans ». Blioberis arrive et assure qu'il n'est pas le chevalier en question.

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