Tristan et ses compagnons arrivent à leur pavillon
ît Persides donne des détails sur le tournoi à la demoiselle de
tornouaille. Au souper, une demoiselle arrive de la part de
^lamède, qui a été au tournoi, très covertement, pour recon-
îaître le terrain. Jl soupçonne que le chevalier noir n'est
mtre que Tristan et aurait voulu courir après lui pour s'en
issurer, mais la présence de Persides l'en a détourné, et il s'est
mlenté d'envoyer la demoiselle à Tristan pour lui demander
3on nom. Tristan refuse de le dire ; mais il est reconnu par la La demoiselle
lomoiselle, qui avait été autrefois en Gornouaille comme mes- do Palam°do i Vf i . i • ™ • reconnaît
igerc de Palamede et y avait vu Tristan immédiatement Tristan.
avant sa folie. Elle retourne auprès de Palamède, qui est logé avec Sagremor et Gaheriet dans un superbe pavillon, tendu delez laforestK Ce pavillon a été donné à Palamède par la reine d'Ecosse, en souvenir du secours qu'il lui avait prêté contre un de ses ennemis, au moment où le roi d'Ecosse était mourant. Palamède prie sa messagère de ne rien dire de ce qu'elle a vu, et se décide à prendre le parti du roi Arthur pour ne pas exciter la colère de la lignée de Ban.
Première jour- 129. Tristan et Persides décident qu'ils attendront, le lenauchâteaudes demain, que Palamède ait choisi un parti pour se ranger contre Pucelles. lui. Gomme la demoiselle doit assister au tournoi, Tristan l'autorise à raconter à la reine Guenièvre partie de son estre : mais il lui défend de rien trahir de ce qui le concerne personnellement. Le lendemain matin, elle s'en va avec Gouvernai, à qui Tristan a commandé de la conduire aux loges et de rester là jusqu'à ce qu'il sache de quel côté Palamède se rangera. Dans la plaine règne une grande animation : le roi des Cent Chevaliers est accompagné de cent cinquante combattants ; du côté de Caradoc sont le roi d'Irlande, tous les compagnons de la Table Ronde et maint autre bon chevalier. Le tournoi doit s'ouvrir, suivant le désir du roi d'Ecosse, par la joute du roi des Cent Chevaliers et de Caradoc, secondé au besoin par Arthur et les autres. Les chevaliers de la lignée de Ban se tiennent à l'écart, sous leur bannière, confiée à Blioberis, qi celui jor la porta assez bien. Elle est d'un blanc samit a un lion vermeill rampant et un aigle de celé (1. tel) manière et de tel coulour.
La demoiselle 130. La reine Guenièvre aperçoit la demoiselle, dont le d'Iseut au costume est celui des Cornouaillaises, et la fait venir devant elle. Apprenant qu'elle est une des dames d'Iseut, elle lui fait promettre de ne pas partir sans son commandement.
131. Caradoc est abattu par le roi des Cent Chevaliers, et le tournoi se change d'emblée en mortel assemblée. Le roi d'Irlande étant intervenu, celui des Cent Chevaliers est abattu à son tour, et le roi d'Ecosse s'empresse de lui prêter secours.
Arrivée de Pala- 132. Le tournoi en est là, quand arrivent Palamède, Gahe-
mède.
1. A l'oriere de la (var. d'une) foresl 334 et les autres. Plus loin 137), le pavillon est au milieu de la grande plaine.
riet et Sagremor. Ayant abattu un chevalier, Palamède se tourne vers ceux de la Marche, qui sont au nombre de vingt- •un. Gomme il sait par un messager que la demoiselle de Cornouaille assiste au tournoi, il porte ces armes eschequetees, auxquelles tout le monde le reconnaît. Il fait des merveilles de prouesse; mais il est renversé au milieu de la foule. Le parti de Garadoc est sur le point d'être vaincu, lorsque Lancelot accourt et fait changer la face du combat. Palamède remonte à cheval, ainsi que Gaheriet et Sagremor, qui avaient également été abattus (f° 230).
133. Gouvernai, ayant vu comment ceus de lapartie du roi Arrivée de Tris- [rtus l estoient mort et tome a desconfiture, retourne au
)avillon et rapporte ce qu'il a vu. Tristan, à cause de sa haine :ontre Palamède, prend la résolution de se tourner contre le roi Arthur. En se rendant au lieu du combat, il rencontre une lemoiselle envoyée par Arthur au chevalier noir, pour l'engager à secourir le roi Caradoc, qui a droit à son aide, en sa jualité de chevalier errant. Mais Tristan répond qu'il lui poise nout chierement de ne pouvoir le faire aceste foiz.
134. Arrivé au tournoi, Tristan cherche Palamède, que jancelot commence déjà à éclipser en faisant reculer les chevaliers de Norgales. Tristan abat Palamède et son cheval; Il se distingue, ^rsides le refist moût bien, et Dinadan de même. Tristan
remarque une bannière que Persides lui dit être celle de la lignée de Ban et, pour l'amour de Lancelot, ne veut d'abord rien faire contre ses parents. Mais, apprenant de Persides que
jancelot n'est pas là, il prend un glaive, crie aux chevaliers rangés sous la bannière de se mettre en garde et abat successivement Bohort, Lionel2 et quatre autres chevaliers (f° 530). Le roi des Cent Chevaliers le suit, avec vingt compagnons, pour le secourir au besoin. Ayant brisé sa lance,
Mstan dégaine et passe outre pour ne pas encourir la haine le Lancelot, en continuant à provoquer ses parents. Mais
;ux-ci le poursuivent et le serrent de près : il ne leur aurait )as échappé sans le secours du roi des Cent Chevaliers. S'étant un peu reposé, il renverse le roi d'Irlande, que secondent Gauvain et d'autres ; puis trouvant une grant compagnie de chevaliers qui moult bien pouoient estre (jusques a
1. 334 ; — 7')'! : comm. cil del roi (avec lacune indiquée du nom)