Tant de glaives, 756 (faute
3. 756 : Gau. (à la place de Bohort, dont le nom a été ouhlié; Gau. par confusion avec Gannes) .
4. Confusion et omission dans 756 [Hestor le filz Erec pour : Tor le f. Ares); Lucan jure le premier dans 97, 100, 102, où Lancelot ne jure pas. 334 et les autres ne donnent pas Lucan ; ainsi 9 quêteurs seulement, hien que dans la suite tous les mss. parlent de dix. 104 ouhlie Ivain aux bl. m. — Au lieu de Tor, le fils Ares 100, 97, 102 donnent tous trois la même faute : tous les fils Ares. — Tor est appelé le frère de Drian au § 250; cf. G. Paris, Merlin, p. xlviii.
ensemble, devinant qu'il s'agit du chevalier à l'écu noir, il prétend qu'il en sait plus long que les autres chevaliers de l'hôtel, mais ne dira ce qu'il sait à personne autre qu'à la reine.
Gauvain sort de la chambre, et, sons le sceau du secret, Gaheriet dit à la . , i ^ ^ • iii- > reine que le
Gaheriet apprend a la reine que le chevalier n est autre que vainqueur est
Tristan *. « Je ne comprends pas, remarque Guenièvre, Tnstan. pourquoi il vait ensinc durement celant vers nous; car le roi Arthur lui veut autant de bien qu'à ses neveux, et toute la cour désire le voir aussi ardemment que s'il était le propre frère de chacun. » Gaheriet fait observer que telle est la coutume des . « très bons chevaliers » ; « en effet, dit la reine, c'est ainsi que Lancelot se dissimula longtemps, la première fois qu'il vint à la cour. » Gaheriet ajoute que Lancelot et neuf autres chevaliers ont juré de se mettre en quête de Tristan, et Guenièvre souhaite que cette quête soit plus heureuse que jadis {'expédition à la recherche de Lancelot (f° 242).
152. Il se trouve que dans la journée tous les chevaliers On admire Trisd' Arthur ont été abattus par le chevalier noir : il n'en est pas
un qui ne porte à la figure des marques de ses coups. Gauvain l'ayant fait remarquer au roi, celui-ci se meta rire, en disant (pie depuis son couronnement il ne s'est donné en Logres un si aspre tornoiement corne cestui a esté; c'était plutôt une mortel bactaille qu'un tournoi. — On ne parle que de cette journée et du chevalier- noir : tous tombent d'accord que la maison d'Arthur aurait été deshonorée, sans la bravoure des chevaliers de la lignée de Ban, qui n'ont jamais reculé d'un pas, et principalement de Lancelot, en l'absence duquel personne n'eût pu se maintenir sur le champ de bataille.
153. Le roi entend ces propos et s'adresse à Ivain, le fils d'Urien, un des chevaliers les plus courtois et les plus loyaux qui fussent au monde; même à la cour d'Arthur, où il y avait tant de prud'hommes, on n'aurait pu trouver un meilleur chevalier que lui. Gomme il a vu tout le tournoi, le roi l'engage à dire qui doit en avoir le prix. « Mais vous le savez aussi bien que moi, » répond Ivain. — « Vous dites voir 2, dit le roi, mes toutes voies voill je savoir ce vous vous acorde-
1. Gaheriel l'a deviné; cf. § 141. — Nous voyons plus loin, § 168, qu'Ivain aux blanches mains lé sait aussi par celuimeesmes qi vraiement le scut, et également Kou. Voy. la conversa lion de ce dernier avec [vain, au S 171, et, Gaheriet, § 173.