Tressan : Aras
4. Toutes ces rencontres n'étant pas données dans ce qui suit, il est possible que le présent passage indique des suppressions d'aventures.
164. Voyant Tristan partir, Ivain lui crie de s'arrêter pour Tristan abat jouter. Tristan, dont la blessure s'est rouverte, n'en a pas napprendqîa envie ; il demande à Ivain pourquoi il veut se battre ; celui-ci quête.
le lui dit et se nomme. Tristan lui demande encore quelle aventure est cause de leur rencontre. Ivain refuse d'abord de répondre. Mais comme- Tristan répète sa demande poliment, en promettant de lui donner un conseil, s'il peut, et comme il se déclare prêt à jouter ensuite, Ivain raconte que les dix se sont mis en quête du chevalier à l'écu noir ; puis il réclame le combat. Tristan voudrait l'éviter, por ce meesmement g il (Ivain) se travaille por le guerre; de tant corne il avoit [fait] a Luc. le b. se repent il i. Mais Ivain persiste dans sa résolution ; il est abattu et blessé au côté gauche, augues en parfont. Rentré au château, où l'on a déjà transporté Dinadan, Tristan retient les gens de Daras, qui veulent aller tuer Ivain.
Ivain fait faire une bière chevaleresce ; ses écuyers, à che- Ivan fait Ttrans-
ia 1-T-.1 -i-, porter Lucan
val, transportent Lucan au château du roi Bohort, indique au château du
par l'un d'eux, qui est natif du pays. r01 Bohort-
Ivain, après s'être reposé auprès d'une fontaine, arrive également au château, en compagnie de Blioberis (f° 247). Racontant sa défaite, il décrit le cheval de son adversaire comme tout noir avec un pou de blanc enmi le front. Lancelot reconnaît le cheval de Palamède, que Tristan avait trouvé tout sellé dans la cour et qu'il avait enfourché aussitôt sans attendre qu'on lui amenât Passebreuil.
165. Tristan fait porter son écu dans une des chambres, afin qu'il ne soit pas vu des chevaliers qui pourraient survenir. Mais Daras s'en est aperçu, entre dans la chambre, ôte la housse et reconnaît le fameux écu noir : un valet qui a été au tournoi lui confirme, en regardant l'écu. que c'est biep celui du célèbre chevalier. Daras est enchanté d'avoir un tel héros dans sa maison et se promet de respecter son incognito. Tout
à coup on apporte sur des civières les fils de Daras : deux ont Les fils de Daras. été tués et le troisième grièvement blessé au tournoi.
166. Navré de douleur, Daras mande ses parents, qui viennent armés, au nombre de plus de quarante. « Dieu nous a donné, leur dit-il, trois arbres de [gui fruit et de gui douceur nos avions le pouoir de vivre 2. A leur ombre , nous