Lacune indiquée du nom dans
3. Ainsi 97, 100, 102, 349; 335; 776 — par anemi 750; force d'anui 334; force devine 756: sauté dans 103, qui abrège; la remarque manque dans 94 ; lacune dans 99.
4. 756 : ou en quel manière se poet eslre car nostre liv., etc.
5. 334; — que moult d'aventures i aven.} les autres, sauf 756, qui porte : qemortelx aventurez i[l) venoient.
reux.
doute de rien, dit qu'il se rendra au lac à la nuit; Marc lui offre de l'y faire conduire par un écuyer.
173. Cependant Gaheriet, qui avait beaucoup cherché Tris- Gaheriet met tan et qui est déjà décidé à retourner en Logres, revient à la contre les incour. Ayant appris par lui que Tristan n'est pas en Cor- jTlgues de nouaille *, Keu décide de retourner en Logres avec Gaheriet et
lui parle du Lac aventureux. Gaheriet le met en garde contre
Marc, qui veut sans doute lui jouer quelque mauvais tour, et lui
promet de l'aider : il prendra congé du roi sous prétexte qu'il
a fait maie obliance la dehors, et il attendra Keu à l'entrée
du Morois. Il dit en effet au roi qu'il a fait tel obliance « qi a
do mage trop grant et trop vilain me tomeroit, se je demourai
annuit mes. » Il prie les assistants de lui pardonner, s'il ne
revient plus : les chevaliers errants, dit-il, sont entraînés par
les aventures de toutes parts. Il quitte la cour sans voir Iseut ; et quitte la cour
arrivé à la lisière de la forêt, comme il n'avoit le jor dormi ne P°rur secou"
reposé, il se couche, en disant aux écuyers de le réveiller, si
Keu vient à passer.
174. Le sénéchal part, guidé par un écuyer, qui est dans le Keu part pour secret, et à qui Marc a dit de laisser Keu seul au lac. Les lelacécuyers de Gaheriet, voyant au clair de lune approcher un chevalier, réveillent leur maître, et on gagne le lac. L'écuyer de
Marc prétend n'avoir pas le courage de rester plus longtemps devant ce lac terrible et obtient de Keu la permission de retourner. Gaheriet ordonne à ses écuyers de se retirer, et va lui-même se cacher dans unes broches voisines.
175. A la cour le roi feint d'être fatigué, et tout le monde Marc s'y rend se retire. Il se fait armer tout en noir, de même qu'Andret, avec mr<'L qui se trouve là et qui obtient la permission de l'accompagner.
Ils sortent par le jardin, arrivent à leurs chevaux, qu'on a préparés, et partent sans écuyers. Le roi raconte tout à Andret, qui est fort inquiet ; Marc se croit cependant sûr de vaincre Keu, qui est en effet désarçonné. Gaheriet sort alors de Keu abattu par son embuscade et défie le roi. Marc, que la peur paralyse, est inir Gaheriet renversé et tombe dans le lac ; il se maintient à un arbre. Gaheriet abat ensuite Andret, ramène à Keu son cheval, force le roi, qui est sorti du lac, à dire son nom, descend de cheval
1. Keu dit à Gaheriet qu'il sait que le chevalier noir est Tristan par quelqu'un qil seiist certainement. Cf. § 151.
et invite Marc à se battre. Le roi lui demande qui il est ; et Gaheriet se nomme, en ajoutant qu'il ne lui veut gaires de bien à cause des misères qu'il fait aux chevaliers errants, et en le blâmant de l'abominable trahison ourdie contre Keu. Marc le supplie de ne pas le tuer, en faisant valoir sa haute dignité. « Raison de plus, dit Gaheriet; un roi traître ! fi donc! » et Marc totalement il lui donne un grand coup, qui fait tomber Marc par terre; heHetUparGa* ^ se relève> mais au lieu de se défendre il ne cherche qu'à parer du corps. Gaheriet, lui arrache le heaume de la tête; Marc tombe de nouveau, se relève, le visage écorché, et s'enfuit poursuivi par Gaheriet, à qui enfin il crie merci en promettant de bien traiter les chevaliers à l'avenir. Gaheriet lui fait promettre encore de ne se venger ni de lui, ni de Keu, ni d'autres chevaliers errants.