‹ ANALYSE DE L'ENTENDEMENT HUMAINChapitre 25 sur 29 · NOUVEAU SYSTEME D»ÉDUCATION · texte numérisé non relu

NOUVEAU SYSTEME DȃDUCATION

ORTHOPHRÉNIE^

WeiJVBAlF SVSVÈMB VÉHVC^VIOli.

Ayant émis, en 18SS, quelques idées sur la direction spé*^ claie à imprimer aux enfants qui préseuteni des particularités natives ou acquises, dans Tesprit ou te caractère ; et ces idty^s, qui sont miennes, ne. ressemblant en rien à cells qm^l'on trouve dans les d.iférenis traitas dVducalion publiés parles hommes les plus distingués des temps Hucieus K n)odf*rnps, je crois devoir encore ici profiter de roccasion qui nr&st offerte |K)ur en rappeler le souvenir et en exposer de nouveau à mes risques et perds les principes fondamentHUX.

Pourquoi ne le dirais-je pas? ^h violente opposition qu'elles soulevèrent alors parmi quelques membres de Plnslitut, et dont M. Népomurène Lemercivrse fit rinterprële lorsipiejô voulus en faire rapplication, me couvain piit que je n'avais pas frappé Tair d'un vain bruit et que j'avais dit quelque chose.

Le rapport bienveillant, Consciencieux et toutscientiflque fait au gouvernement par te mi^decin du roi, M. Ilarc, et inséré dans le Mmiteur du ^h octobre 183!i, me conGrma dans cette opinitui, et la lecture chaleureuse que voulut bien faire de ma lettre à TAcadémie des sciences Thonorable Arago.en réponse aux attaques de M. Leroercier, necontribua pas moins à me donner conflance et courage.

Je dois dire aussi qu*à cette même époque je reçus, à mon cabinet de consultation, la visite de plusieurs médecins que je ne connaissais que de réputation, et qui, au premierexposé deroa doctrine, vinrent raeserrer cordialement la main et me féliciter sur la marche que j'imprimais à mes études.

Si je ne suis donc pas dans l'erreur la plus complète, si comme tant d'autres auteurs je ne me fais pas une énorme illusion sur mon compte, je crois avoir entrepris une œuvre

(intelligence et crhomme de bien, en cherchant partons les moyens possibles à faire pour la faiblesse de rintelligence, pour les vices du cœur, les travers de Tesprit, les diCTormités de Tâme, en un mot, ce que d'autres font ou ont fait pour les difformités du corps.

Ce n'est plus de l'orthopédie, c'est de Vorikophréme^ mot expressif dont j'ai enrichi la langue française, et qui rend parfaitement bien la rectitude mentale à laquelle je veux faire arriver ou revenir, suivant la mesure des facultés qui leur restent, les esprits faussés ou arriérés et les âmes nouées ou boiteuses.

Je n'aurais point remis sous les yeux de mes lecteurs les pièces principales de cette vive discussion, si, par un sentiment dont aucun auteur ne peut se défendre, je n'eusse attaché de la valeur à ces idées. Dans le temps où elles furent publiées, je lus trouvais honnêtes, utiles, morales, religieuses et sociales, partant d'un bon naturel et fondées sur la vérité môme. Je n'ai point changé d'opinion; il m'est impossible de croire qu'on puisse encorQ aujourd'hui s'en servir pour déverser sur moi la critique et l'injure.

Quoi qu'il en advienne, qu'elles subissent donc de nouveau le jugement de mes confrères ; j'ai conservé ma couleur, mon caractère, ma force telle quelle, mon indépendance, mon amour-propre et ma liberté; le reste ne me regarde plus ; on me donnera dans l'opinion publique la place que j'aurai méritée.

Page 1