‹ Analyse de la langue albanaise: étude de grammaire comparéeChapitre 15 sur 114 · DES DIPHTHONGUES · texte numérisé non relu

DES DIPHTHONGUES

La langue albanaise est pauvre en véritables diphthongues (1). En réalité, elle n'en connaît que deux : ai, comme dans PaiÇ« jeune tille, et ei, comme dans t^ttsit rapide ; encore les deux voyelles de ces diphthongues ne se

(1) Halm, Grammat,, p. 6.

confondent-t-elles pas toujours de manière à ne constituer qu'un son unique. C'est ainsi que le pronom «i* (celui-ci) forme deux syllabes; il y en a également deux dans la seconde partie du verbe bejeij je suis à même. Les diphthongues grecques eu et «u, qui en grec moderne se prononcent ef et a/, deviennent ep et ap en albanais, par exemple martureps je témoigne (èf.ta/)TUj06uffa) , futeps je plante, paps j'arrête, j'apaise {enauda); en revanche, on dit kafse pour le latin causa. Dans d'autres mots Vu est entièrement retranché : latin laurus fait lar, aurum ar, Paulus Pal (1).

La langue albanaise a une grande prédilection pour les diphthongues impropres; ce sont oua (comme dans xouo^ep je tousse, 7«Toyatj je prépare), oui (comme dans xwtTotj je rappelle), puis i suivi de^toutes les voyelles (2). On voit par quelques-uns des exemples cités que l'albanais ne craint pas l'hiatus. Pour rendre notre assertion évidente, empruntons à Hahn (3) bououroïn espèce de serpent, et à Miklosich pagouaoi paon, tomuaoi timon, puis des formes flexives comme vSàoy, xsvSoï, etc., etc. (4).

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