BÉCLINÂISON DES NOMBRES CARDINAUX
Enfin, une dernière considération : tous les noms de nombres cardinaux sont déclinables en albanais (par exemple pes cinq, pessesh ou pessash de cinq, pesseve, pessave à cinq, etc.). Ils suivent tantôt la déclinaison définie, tantôt la déclinaison indéfinie. Il en est de même sans doute dans d'autres langues, dans le sanscrit parmi les langues mortes, et dans le finnois parmi les langues
(1) Rosen, Ueber die 0$seti$che Sprache, p. 12. (S) Rosen, Ueber das Mingrelische, Suanische und Abchasische, p. 63 et 75.
vivantes. Mais en grec la déclinaison s'arrête au nombre quatre, en latin au nombre trois ; les autres noms de nombre sont indéclinables dans ces deux langues. S'il fallait considérer Talbanais comme une langue analytique, comment expliquerait-on cette propension à suivre les allures des langues les plus synthétiques, tant anciennes que modernes?