DE L'AORISTE
L'aoriste des verbes de toute classe affecte des formes différentes. Dans lt$ verbes faibles il conserve intacte la voyelle radicale ; dans les verbes forts il la modifie généralement, lorsque le présent, l'imparfait ou l'impératif ont été atteints de l'apophonie. A cette règle on ne trouvera qu'un petit nombre d'exceptions, telles que x^^wiôa^ je perds, aoriste x<>wm6a; puis parmi les verbes en as et en esy ceux qui prennent « exclusivement > va à l'aoriste, comme vras, vrava; ^jes, $jéva, près, prêva. Lorsqu'on fait abstraction de l'apophonie, on remarque que l'aoriste peut se terminer en -a, en -to, en -va et en -m. Nombre
de verbes peuvent, comme nous verrons plus tard, prendre indifféremment deux de ces formes -ra et--to, ou bien va et tay etc. En considérant ensuite que ce sont surtout les thèmes terminés par une consonne qui prennent la désinence simple -a, que les thèmes terminés par une voyelle sont enclins à s'adjoindre deux lettres {ta, va, ra) à l'aoriste et deux autres au présent (nj), on est arrivé à faire de la désinence du thème le critérion du classement des verbes. Malheureusement beaucoup de thèmes qui se terminent par une consonne n'en prennent pas moins au présent la syllabe formatiye injy par exemple taodnj je promets, aoriste taxa; veshinj j'habille, aoriste vesha (1); d'un autre côté, des verbes tels que vras, Sjes, près, prennent -va à l'aoriste, sans parler d'autres verbes en ûw et e^ dont on ignore si les aoristes sont formés en a ou en ta (voir plus haut, p. 144).
§ 1, — DES AORISTES EN a ET EN ta.
Le classement des différentes formations et la conjugaison même de] l'aoriste présentent d'autres difficultés. A première vue on serait disposé à admettre que la désinence d'aoriste ta n'appartient qu'aux verbes qui, au présent, se terminent en nj précédé d'un a ou d'un i accentués, par exemple friinj je souffle, aoriste frita; ruanj je regarde, aoriste mata; maanj j'engraisse, aoriste maita; porsinj j'ordonne, aoriste porsitta. 11 est vrai que de Rada donne cette désinence aussi^ au pluriel du moins, à une foule de
(1) De Rada, p. 62.
thèmes qui se terminent par une consonne. Si on ne le lait pas, la première et la troisième personne pluriel de l'aoriste et du présent ont grande chance d'être confondues, tellement leurs formes sont semblables. Que Ton compare chez Hahn :