patne ou patin, 3. patie-t-in
M. de Rada est d'accord avec tous les grammairiens albanais dans la conjugaison de l'aoriste des verbes dont le thème se termine par une voyelle; il conjugue, comme eux^ Ija-ita je lavais, 2« pers. Ija-ite, 3« pers. i;at7t;plur. 1. Ijaitim, 2. Ijaitit, 3. Ijaitin (1). Il conjuguera, comme eux, le singulier de l'aoriste du verbe Ijagch baigner : 1. Ijagcha, 2. Ijagche, 3. Ijagchi, mais au pluriel il dira : 1. Ijagch'ê'tim, 2. Ijagchëtit, 3. Ijachëtin, et non simplement : Ijagchim, Ijagchit, Ijagchin. Faut-il citer d'autres exemples? De shés je vends, il forme avec tout le monde l'aoriste : 1. shittay 2. shitte, 3. shittiy mais au pluriel il conjugue (2) : 1. shitt-ê-tiMy 2. shitt-ê-tit, 3. shittetin. De même de vieS \e pille, aoriste vo^a, 2. vo$e, 3. voSt ou voj; plur. 1. voi'ë'tim, 2. vo^-ê-ttï, voi-ê*tin. Il en faut conclure que de Rada conjugue aussi taxa j'ai promis (de taocinî)y 2. taccCy 3. laooou ; ^Imv . 1. tax-ë-timy 2. tax-ê-tit, 3. tax'ë-iinj et probablement : pljakay pljakey pljaki; plur. pljaketim, pljaketit, pljaketin. Disons que le consul Dozon, dans sa grammaire shkipe (1), se range du côté de Rossi et de Hahn (2). Mais les formes que nous trouvons dans les paradigmes de M. de Rada sont empruntées par ce dernier à des passages tirés des auteurs nationaux, des chants nationaux, etc. On peut en conclure que ces formes sont très-anciennes; que les formes syncopées adoptées par les autres grammairiens sont le résultat d'une corruption née d*une certaine paresse de prononciation, peut-être aussi de l'absence de bonnes traditions sco-
(1) De Rada, p. 75.
(2) Id., ibid.
(3) Dozon, p. 228.
(4) Hahn, p. 63.
laires. Nous sommes d'autant plus disposé à croire à l'ancienne existence, même pour le singulier, de formes comme Ijach-ë-tay tax-ë-taj pljak-ë-tay qu'on peut employer réellement à l'optatif, qui n'est qtf un subjonctif de l'aoriste, deux formes, dont l'une renferme encore le t primitif, et dont l'autre l'a rejeté :
Sing. i. 7r)jax-T<r*a ou 7r)j«x-0'*«.