is/ine. 3. kishne
Entre Ga^/ie, première personne de l'aoriste, et Ooshey première personne de l'imparfait, la seule différence est dans la voyelle. On voit que le génie de la langue a hésité entre les éléments à l'aide desquels il comptait constituer les deux temps. Kam, jam et Qom sont les seuls verbes dont l'imparfait ait été formé sur le même moule, assurément le plus ancien, c'est-à-dire que jeshe de jam je suis, a entraîné à sa suite /ce^Ae j'avais, et Qoshe]e disais. — Quant aux autres aoristes en she, ils n'ont emprunté au verbe subs-
— lea —
tantif, comme nous venons de le dire tout à l'heure, que U forme de la première personne. Voili pourquoi Bopp (1 ) compare la première personne de ces aoristes aux aoristes grecs en -<7a et les autres personnes à celles du second aoriste. U a soin d'ajouter cependant que les formes albanaises se rapprochent moins des formes grecques que des formes sanscrites. Dans Uwy tarm^ &wtx Va antique a*est modifié, affaibli ; mais dans l'albanais Ya du sanscrit s'est conservé : <ïâ, tout mutilé qu'il soi(| se troMve 3ur le même rang qu'ada^, gr. c^w, Sam qu'adâma, gr. iSo^y^ Mt qu'adâtUy gr. c^otc. Dans ces formes l'aoriste albanais semble avoir le pas sur le présent lous le rapport de l'ancienneté, ou au moins ne pas le hri céder. On comprend que la plupart de ces verbes aient formé leur présent d'un autre thème. Au moment 06 ils commencent à se développer, la grande trame de la conjugaison albanaise n'était pas débrouillée encore.
Si les imparfaits en -she se sont arrêtés à un si petit nombre, c'est que le génie de la langue comptait se servir de la terminaison -she pour le passif. C'est ainsi que l'imparfait passif de irXjox est wXjox-cae j'étais vieilli. Or cet imparfait du passif ressemble dans bien des verbes, parmi lesquels figure précisémeAt le verbe «àj^os singulièrement au subjonctif de l'aoriste actif> dont nous av(»ia i traiter maintenanU Que l'on compare :