‹ Analyse de la langue albanaise: étude de grammaire comparéeChapitre 95 sur 114 · PARTICULES · texte numérisé non relu

PARTICULES

Nous n'avons pas jugé à propos de soumettre à un nouvel examen la longue série des particules (prépositions^ conjonctions et adverbes). Si importante que soit cette classe de mots, nous ne pensons pas que, dans l'état actuel de nos connaissances linguistiques, elle puisse fournir de bien vives lumières sur le plan général de la langue shkipe, ni sur la famille à laquelle elle peut appartenir. Bopp rattache jtx^e, v(îf, v5fp, ttoc, pc, TrpaTra, Troarc, Trcp,

jSpEv^a sans peine, à des formes grecques et sanscrites (1), sans parler de xov^pe et atmp, qui peuvent se passer d'explication. Il ramène à des pronominaux de provenance indo-européenne les adverbes xjuj', xjtd', aSa^ xou, xctou, àdVou, vouxe, v(Σ, xje, Trap (2). Si quclqucs-uns de ces petits n?ots, comme xov^pc et atirtp peuvent être considérés comme des emprunts relativement récents, d'autres, tels que <7ot

(1) Bopp, p. 41-47.

(2) Id., p. 38-41.

aujourd'hui, ff«Fj<T (guègue <ytfxuj«T) cette année, somenat ce matin (de Rada), <7ovt« cette nuit, semblent, par leur forme et les éléments dont ils sont composés, remonter à la plus haute antiquité de la langue (1). En somme, le nombre de ces particules est très-considérable, et leur explication, tentée quelquefois avec succès par M. Camarda, laisse encore beaucoup de marge à une étude nouvelle.

Une chose à remarquer est la multiplicité des particules négatives dont se sert le skipétar. Outre voyxe déjà cité, il y a «ç (abrégé g) dont il sera traité dans le chapitre prochain, puis <touv qui en paraît une forme allongée (pour «ffouv ?) (2) ; jo, qui ne se rencontre jamais devant un verbe (est-ce oi» grec muni du jota slave ?), f*oç répondant pour le sens au /ay) grec, puis les variantes dialectales de vouxc, vouxou vïjyxe et yxe.

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