‹ Analyse de la langue albanaiseChapitre 64 sur 109 · AORISTE. PARTICIPE · texte numérisé non relu

AORISTE. PARTICIPE

veritta» verittoure,

vrâva, vrare»

hritta. brittoure.

hljegritta, bljegrittoure,

Byrra ou Byrre ou Byrtoure.

Byrta.

kalla et kalle et kaltoure.

kalta.

kritsa. kritsoure.

ngava ou ngare ou ngaingitta, ioure.

pala. paloure.

pljasa. pljasoure,

shkjitta. shkjittoure.

pholja.

pholje et pholj^ toure.

xoumba. x^wmôowr^.

preka et perketoure, perkava.

IMPÉRATIF

verra ou verrit, vra ou vrii, berta ou brit.

bljegra ou bljegrit.

Berra ou 6^rn7.

i(ré2a ou iS:<;{tï.

kertêa ou JSr^rM.

n^a ou ngchil.

pella ou pW/t^ pe/(sa ou pelisit.

shka ou <A/^ï^

phlja on p/^(;ï<.

XOtim^a ou ;^oum^'^ perka ou p^rA:<7.

(1) DeRada, p. 71.

PRÉSENT

hjés (caco).

Dshrés je deseends.

Pies ou jpyés je demande.

Prés j'attends.

Prés je coupe.

Shés je Tends.

Ghersés je frappe.

Verbts on es.

AORISTB. PARTICIPE.

ijeva, Ijere,

dshritta. dshrittoure.

pyetta. pyeUoun.

pritta* prëva.

shilta.

chersitta.

prittoure.

prère. shUtoure.

chertittoure.

IMPÉRATIF

dsbrit.

put (1).

prit, prit.

shU.

chersit.

Un coup d'œil jeté sur les verbes en-as phljas, yoximbas et perkas, vous instruit que leurs véritables thèmes sont phil onphalf youmb, perk ou prek; que la syllabe as^ a, par conséquent, un caractère purement forraatif, c'està-dire qu'elle sert, exactement comme Yn joté (nj) précédé des voyelles a a e i, k distinguer le présent et Timparfait de ces verbes de leurs aoristes et optatifs. Vs luimême ne parait être qu'un t adouci, adoucissement qui fait ressortir davantage la première personne, quoiqu'au pluriel Vs ait gagné aussi la troisième personne. On peut donc supposer qu'à l'origine on disait non seulement pheljatf xo^^^bat, perkat, mais encore bertat, kelaty etc. Celte syllabe at est d'origine pronominale; elle signifie celui-ci, ceci, comme ate dans atsy^ere dans ce moment-ci, tout de suite, ou comme dans atje, aiy là-bas. Lorsque l'a s'est transformé en ^ et le / en s, la signification primitive du pronom s'était perdue depuis longtemps. La syllabe as constituant le dernier déterminant dû verbe, a attiré l'accent sur elle et a affaibli souvent et fait disparaître la voyelle

(1) De Rada présente de pies je demande, les formes suivantes: aor. piejtay impér. piej. 11 voit dans pies, piéj un verbe faible.

radicale du thème. Cela est manifeste non seulement dans phljas, aoriste pholja^ mais encore dans kelâs pour kulàSy aoriste kalla ou kalta, pellàs pour pallàSy aoriste pala; peltsâs pour palsâs ou mieux platsâsy aoriste pljasa (comparez l'allemand platzen), Qerrâs ou Qerrés pour Qyrrà^y aoriste dyrra ou Oyrrta. Dans vrâva de vras et ngâva de ngasy la suppression de 1'^ semble indiquer que vra et nga étaient les thèmes primitifs de ces verbes. 11 en sera de même des verbes en- es Sjes caco et prés je coupe (grec wpc»). Quant à ceux qui forment leur aoriste en -/a, un doute peut subsister. Le t est-il radical, et dans ce cas Va de la désinence ne serait-il pas la seule désignation de l'aoriste ?

Ilahn a fait figurer à tort parmi les verbes en ^es les thèmes ^des ou des mourir, et Ses allumer; car le premier fait à Taoriste dikja et au participe dekoure ; le second présente les formes Seza, Sezoure. M. Camarda fait, en outre, remarquer justement (1) que les verbes en -es qui ne transforment pas leur s en t k Taoriste le conservent pareillement au présent. Ce sont des verbes d'origine

grecque tels que irapxaXéç (gr. cxaXiaa), iyxakéçy même cv^tcç,

scod. tvtt^ (gr. cvtyîfii) je pardonne. C'est ainsi que sos je termine, kjass j'aborde, formant à l'aoriste sosa, kjassa^ gardent naturellement leur s à toutes les personnes du singulier et du pluriel. Il en est de même de la plupart des verbes en ic et o? venant des verbes grecs en -/w, -tÇw, -o«, etc. Cependant M. Camarda cite 6peç, qui fait à la deuxième et troisième personne du singulier Opcr et XjaGt; qui, aux mêmes personnes, faitXjaGir. Il est vrai que pour

(1) Camarda, p. 252.

Hahn, ce dernier verbe s'écrit XjoOcV en tosque ; — il réserve XjaiSiç (sic) pour le dialecte guègue.

Les verbes en -oç sont réguliers, à l'exception de : 1 . mvUç je mène paître, 2. xouXor, 3. xojXot, pluriel 1, xouXoacfAc, 2. xouXoTvc ou xouXovi, 3. xouXo7(7cv. L'aoriste et le participe sont réguliers : xouXora, xouXoroupc. D'après Hahn, Xjoç je joue, forme son présent et son impératif comme xouXoç ; mais son aoriste, son participe et son passif dérivent du thème Ijouainj.

DE l'imparfait DES VERBES FORTS.

L'imparfait des deux classes de verbes forts examinées par nous subit l'apophonie à la troisième personne singulier et pluriel. 11 présente de plus aux autres personnes, à côté des formes régulières, des formes syncopées. Nous donnons ci-dessous les paradigmes de l'imparfait des verbes piel j'engendre, et vrasîe tue.

Formes pleines* Form. syncop. Formes pleines. Formes sync.

S. 1 . pjelinja ou pjelija. pjéla . S . 1 . vrasinja ou -ija . vrasa .

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