‹ Analyse de la langue albanaiseChapitre 68 sur 109 · patU. 2. patte-t-it · texte numérisé non relu

patU. 2. patte-t-it

d. pctne ou patin. 3. patie-t-in.

M. de Rada est d'accord a?ec tous les grammairiens .albanais dans la conjugaison de Taoriste des verbes dont le thème se termine par une voyelle; il conjugue, comme eux^ Ija-ita je lavais, 2« pers. Ija-ite, 3« pers. Ijaiti; plur. i. Ijaitim, 2. Ijaitit, 3. Ijaitin (1). Il conjuguera, comme eux, le singulier de l'aoriste du verbe Ijagch baigner : i. Ijagcha, 2. Ijagche, 3. Ijagchi, mais au pluriel il dira: 1. Ijagch'è'iim, 2. Ijagchètity 3. Ijachëtin, et non simplement : Ijagchim, Ijagchit, Ijagchin. Faut-il citer d'autres exemples? De shés je vends, il forme avec tout le monde l'aoriste : 1. shittUy 2. shitte, S. shitti, mais au pluriel il conjugue (2) : 1. shitt-ê-timy 2. shitt-è-tity 3. shittetin. De même de vie$ îe pille, aoriste vo^a, 2. voie, 3. voit ou voi; plur. 1. voi-ë-tirriy 2. voi-ë-tity voi-è-tin. 11 en faut conclure que de Rada conjugue aussi taxa j'ai promis (de taxinj)y 2. taxe, 3. taûmi;p[uv. 1. tax-ë-tim, 2. tax-ê-tit^ 3. taX'ë'iin, et probablement : pljaka, pljake, pljaki ; plur. pljaketimy pljaketity pljaketin. Disons que le consul Dozon, dans sa grammaire shkipe (1), se range du côté de Rossi et de Hahn (2). Mais les formes que nous trouvons dans les paradigmes de M. de Rada sont empruntées par ce dernier à des passages tirés des auteurs nationaux, des chants nationaux, etc. On peut en conclure que ces formes sont très-anciennes ; que les formes syncopées adoptées par les jiutres grammairiens sont le résultat d'une corruption née d'une certaine paresse de prononciation, peut-être aussi de l'absence de bonnes traditions sco-

(1) De Rada, p. 75.

(2) Id., ibid.

(3) Dozon, p. 228.

(4) Hahn, p. 63.

lairos. Nous sommes d'autant plus disposé à croire à Tancienne existence, même pour le singulier, de formes iH^nune (/«irA-Wfl, tax-è-ta, pliak-è-ta, qu'on peut employer r^Uement à l'optatif, qui n'est qu'un subjonctif de IVuîsie, deux formes, dont l'une renferme encore le t primilifi et dont l'autre l'a rejeté ;

Sing. 1. 7ck}ooL-r(T*a ou 7r)ja»-a*a.

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