arri-n(e
Ce verbe étant manifestement emprunté à l'italien , les formes arrim, arrit(e), arrin(e) du pluriel doivent être considérées comme syncopées. On peut supposer, cependant, que les Albanais ont cru reconnaître dans le verbe arriva, au présent, un ancien aoriste de leur langue, et qu'à cause de cela ils Font traité, comme tous les autres aoristes, en -i;a. M. Dozon fait remarquer d'ailleurs qu'à côté A^ arriva il y a un aoriste arrita et un impératif arrit.
Une remarque au sujet du verbe 5A/Î6 je jette. Il forme son aoriste à volonté en va ou en ra. On peut dire shtUra, pluriel shtâm^ ou bien shtiva, shtivi, shti-ou, pluriel shtim, shtit(e), shtin(e).
§ 5. — LES AORISTES EN shé.
Ces aoristes sont peu nombreux, mais leur formation est très-intéressante, puisqu'elle semble nous ramener aux premières époques de la langue albanaise. Ce sont les aoristes de bie je tombe, de douaîe veux, de s'ox ou s'âje vois^ de app']e donne^ de Bom je dis, et de Ijee je laisse :
i . bie, aop. rashe ouratshe. 2. re, 3. ra. PI. 1. ram. 2. rat{e), 3. ran(e).