PARTICULES
Nous n'avons pas jugé à propos de soumettre à un nouvel examen la longue série des particules (prépositions^ conjonctions et adverbes). Si importante que soit cette classe de mots, nous ne pensons pas que, dans l'état actuel de nos connaissances linguistiques, elle puisse fournir de bien vives lumières sur le plan général de la langue shkipe, ni sur la famille à laquelle elle peut appartenir. Bopp rattache fx^c, v^e, v(5fp, ira, /«, -îrpawa, iroorri, irip,
Pp£v(îa sans peine, à des formes grecques et sanscrites (1), sans parler de xov^pi et atircp, qui peuvent se passer d'explicalion. Il ramène à des pronominaux de provenance indo-européenne les adverbes xJuœ , xj«a, a^a, xou, xrrov, AdVov, vouxf, v^c, xjc, irotp (2). Si quclqucs-uns de ces petits mots, comme xov^pc et <jtw£p peuvent être considérés comme des emprunts relativement récents, d'autres, tels que «t
(1) Bopp, p. 41-47.
(2) Id., p. 38-41.
aujourd'hui, fcFjcr (guègue «ipijir) cette année, sotnenat ce matin (de Rada), ^ovrc cette nuit, semblent, par leur forme et les éléments dont ils sont composés, remonter à la plus haute antiquité de la langue (!)• En somme, le nombre de ces particules est très-considérable, et leur explication, tentée quelquefois avec succès par M. Gamarda, laisse encore beaucoup de marge à une étude nouvelle.
Une chose à remarquer est la multiplicité des particules négatives dont se sert le skipétar. Outre vovxc déjà cité, il y a «ç (abrégé o) dont il sera traité dans le chapitre prochain, puis nuv qui en parait une forme allongée (pour durow?) (2);jo, qui ne se rencontre jamais devant un verbe (est-ce «ù grec muni du jota slave ?), y^ç répondant pour le sens au fui grec, puis les variantes dialectales de voust, V0UX9V vi9yx< et yxc,