‹ Analyse de la langue albanaiseChapitre 93 sur 109 · INVERSIONS ET CONSTRUCTIONS SYNTHÉTIQUES · texte numérisé non relu

INVERSIONS ET CONSTRUCTIONS SYNTHÉTIQUES

Dans une foule de cas, l'albanais est resté fidèle à la synthèse antique. Il ne craint pas de faire attendre le sujet et de suspendre le sens jusqu'à la fin de la phrase, laquelle se termine ainsi, comme on dirait, en pointe. Cela n'arrive pas seulement dans des phrases incidentes, commençant par des adverbes ou des conjonctions comme celles-ci :

Posa ouvra derhi quand eut été tué le sanglier.

Pas nœ tçikœ na vyen edhi dielhi après un peu (de temps) nous arrive aussi le soleil :

Cette inversion se rencontre aussi dans des phrases principales :

Kœtiy mbretit i erdhi koha à ce roi-lui vint le temps.

Elle est saisissante, surtout dans l'exemple suivant :

Nœ mes tœ oudhœsœ dialyinœ e mort ouria.

Au milieu du chemin le garçon (accus.) le prit la faim.

(La faim sabit le jeune homue au milieu du chemin.)

Le sujet est même placé quelquefois après l'attribut :

Tœ tœ vinœ i œmbely douhani.

Afin que te vienne (paraisse) agréable le tabac.

Pour mieux faire connaître la construction albanaise, nous empruntons à la grammaire de M. Dozon une plurase un peu plus longue^ munie d'une traduction juxtalinéaire :

Çoumœ mirœ e koupeton çdoheri sisa i çtrotidhi gœmbœrœnœ MoqU bien le comprend chacun combien lui serra le cœur

kœUy reçperU kœyo vdekiya e tœ çokyesœ tiya .

à ce marchand ceUe mort celle de Fépouse sienne (1).

Hahn, 1S55.

Rada, 1866.

Miklosich, 1870

ou

(1) Dozon, p. Zn.

(2) Dans sa Grammaire albanaise de 1870, M. de Rada supprime la voyelle u; mais à côté de Ve simple il admet un e h peu près muet, qu'il écrit è, et un autre dont le son ressemblerait à celui de Veu français, et qu'il écrit è,

Hahn, U55.

Rada, 1866.

Miklo8ich,1870.

i, ss

PP

rr

c, ch

g. gh, gc, gh

Xj X

ih

gn

■ti

gki

sh

tÇ

iz

ts

— loe -

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