‹ Analyse de la langue albanaiseChapitre 96 sur 109 · CONJUGAISON · texte numérisé non relu

CONJUGAISON

Quoique le système de la conjugaison shkipe et celui du dialecte tzaconîen soient absolument différents, ils n'en présentent pas moins quelques analogies singulières. Dans l'un comme dans l'autre idiome, la lettre finale des radicaux

détermine la formation des temps. En albanais^ les radicaux à désinence vocalique forment le passé par l'adjonction des syllabes -ta, -va ou -ra. Dans le dialecte tzaconien, ces mêmes radicaux prennent au passé la syllabe -xou Les radicaux terminés par une consonne ne prennent au passé qu'un simple a en albanais^ mais ils modifient assez souvent la voyelle caractéristique. Il n'y a pas de modification de ce gencÊ dans le dialecte tzaconien; mais comme dans l'albanais, les radicaux à consonne forment le passé en s'augmentant d'un a et en se faisant précéder en outre de Ve de l'augment. Exemples :

RADICAUX A DÉSINENCB VOCALIQUE.

Albanais : dreitô-nj je redresse, passé dreitô-va. frii-nj je souffle, — fri-ta, .

shtie '}e îeXie, — shtu-na.

Tzaconien : opoxt je vois, passé w/3axa.

jcot^oy j'appelle, — exa^éxa.

«TToXuoy je paie la rançon^ — ctTroXyxa.

Il faut ajouter aux verbes purs les verbes dont le radical se termine par une liquide :

Supov, passé eSi^pxa.

Tnrttjoou (ar7rgi/3&)), — STrTret^xa.

jxoepaévou, — l|xapayx«.

xtvoi», — lyxtxa, elc.

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