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La 1re Idée est formée de deux éléments: un élément rythmique et un élément mélodique.
Le Pont est bâti sur la cellule.
La 2* Idée est en 3 phrases: c'est aussi sur la Cellule qu'est hase le second membre de phrase, tandis que c'est l'élément mélodique de la lre Idée qui constitue le troisième.
A la réexposition, la 1™ Idée ne fait que s'esquisser, laissant la place à une fausse rentrée de la 2e en ré >. tonalité qui amène bientôt, et dans toute sa fraîcheur alors, cette Idée au ton principal.
Le développement terminal est donné par la Cellule.
Les Idées de cette pièce sont dramatiques, et l'on semble assister à la lutte de l'élément rythmique contre l'élément mélodique.
2° Allegretto ma non troppo.
En forme Lied à cinq parties, précédée d'une courte Introduction de deux mesures qui sera très développée, comprenant un deuxième compartiment eu stvle fugué, cette pièce, en ré majeur, s'enchaîne à la suivante.
3° Allegretto tissai vivace ma serioso.
En forme Grand Scherzo. Le 1" trio est écrit en ,v<>/ >, pour fa',, et en ré majeur. Ce ton de fa',, fort éloigné de fa mineur, ton du quatuor en général et du Scherzo en particulier, s'explique par la nécessité de relier tonalement ce
morceau au précédent qui est en ré majeur. A la reprise le trio reviendra dans ce ton de ré d'abord, pour moduler bientôt en ///, dominante de fa mineur.
4° Larghetto espressivo. Allegretto iigitato.
C'est un rondo, et pas un des meilleurs, précédé d'une introduction expressive dans laquelle se trouve exposée la cellule de la pièce:
La conclusion, plutôt inexplicable, semble participer du drame.
1 2me Quatuor.
Op. 127(1822-1825) en mi bémol.
Dédié au prince Nicolas de Galitzin.
En quatre morceaux, dont trois sur la même tonique, VAndante étant à la sous-dominante, cette œuvre est admirable.
1° Maestoso. Allegro.
En forme /" Mouvement, le morceau s'ouvre par une Introduction qui joue dans le reste de la pièce un rôle important: ce sont ses trois apparitions qui donneront les assises tonales: mi y, sol, ut.
La pièce est monorythmique et la 2e Idée, quoique en trois phrases mais courtes, est à peine marquée: elle est pénétrée par la lre, coupée, elle, comme une phrase de chanson dont le rythme changera au cours du développement terminal.
2° Adagio ma non troppo e molto cantabile.
Ce sont sur un thème binaire cinq splendides variations, du type de la grande variation beethovénienne, la variation-personnage.
Pe Variation. Ce n'est déjà plus le thème: le rythme est changé, et c'est au violoncelle qu'est confié le rôle important.
2' Variation. En quelque sorte un duo des deux violons.
.>'• Variation. Apparition d'un thème nouveau émané du thème principal dont il ne reste plus que l'ossature.
7e Variation. Seules demeurent les harmonies du thème initial qui ne revient que comme un souvenir.
.»• Variation. Cette dernière variation est du genre décoratif, ainsi que celles de la 9e Symphonie : le thème se représente orné d'un rythme nouveau.
Une conclusion admirable termine la pièce.
4° Finale.
En forme /" Mouvement avec une cellule très accusée:
La 1" Idée, d'allure populaire, esl composée de deux éléments, el c'esl mu elle qu'est consti uit le Pont.
La 2' Idée, reprise pai Mendelssohn dans le final d'une de ses symphonies, présente quelques mesures d'une écriture très avancée poui l'époque de Beethoven.
Le développement en 1 1 ois parties est très intéressant: dans la >' les deux thèmes soni traités ensemble en même temps que la cellule.
I ne Fausse rentrée de la I Idée à la sous-dominante amène au ton la réexposition, privée du Pont.
Le développement terminal est curieux: c'est une grande Variation, qui tait cependant ici partie intégrante du morceau: du premier thème Beethoven tire une phrase d'une grandeur indicible, et, par une série de tonalités établies sur une longue série de cadences, l'amène à conclure.
1 3me Quatuor.
Op. 130 (1825-1826)
en si bémol majeur.
Dédié au prince Nicolas dk Galitzin.
En six morceaux dont trois sur la même tonique, le premier Amiante étant à la tierce mineure inférieure, le deuxième à la sous-dominante, et le Scherzo à la tierce mineure supérieure, ce quatuor est d'une structure très intéressante. S.i composition est postérieure à celle du 14' et son final, d'une forme assez indéterminée, est la dernière œuvre achevée de Beethoven : il fut écrit en novembre 1N2(>.
Au sujet du ton de si bémol, ton principal de celte œuvre, de Leuz a écrit: « On dirait que ce ton rendait le plus fidèlement aux yeux de Beethoven les traits de sa chimère. » La 4' Symphonie, les Sonates pour piano op. 32 et 106, le trio à l'Archiduc, le 6V Quatuor, sont également basés sur cette tonique.
1° Adagio ma non troppo Allegro.
En forme 1er Mouvement ce morceau dont le plan tonal est si >. sol >, ré », est précédé d'une Introduction contenant tous les éléments de la pièce, soit à l'état réel, soit à l'état virtuel. Elle présente, pourrait-on dire, la demande que fait Y Instinct de Douceur, demande à laquelle V Instinct de Violence répond dans la 2e partie.
La 2e Idée de Y Allegro, exposée fragmentairement comme l'a été la lre, est très pénétrée par celle-ci.
Le Développement est construit sur la Cellule:
et la Conclusion est donnée aussi par elle.
Cette pièce très dramatique expose pour ainsi dire la lutte de la Violence et de la Douceur et se termine par la victoire île celte dernière.
2° Presto.
En coupe Scherzo ce nouveau est de forme régulière, et offre encore des apparences dramatiques de Violence et de Douceur.
3° Andante con moto ma non troppo.
Eu forme Sonate sans développement.
4e Alla danza tedesca.
En forme Scherzo dont le trio module beaucoup.
6° Adagio molto expressivo.
Intitulé par Beethoven Cavatina, c'est un lied dans le style de l' Andante de la 9e Svmphonic. Dans la 2e partie s'expose encore une idée dramatique de même origine que celles offertes par les première et deuxième pièces: c'est ici l'antagonisme de la Souffrance et de la Placidité. Ce passage est du même esprit que la Sonate pour piano, op. 110.
6° Allegro.
Le final est en forme Rondo et en forme 1" Mouvement, plutôt cependant en cette dernière. L'idée de Rondo n'est évoquée que par la place qu'occupe une .V Idée, tout au commencement du développement : celui-ci est fugué.
14me Quatuor.
Op. 131 (1825)
en ut ; mineur.
Dédié au baron de Stutterheim.
En six morceaux formant chacun un des termes d'une grande formule de
cadences :
Le 1er est en /// ; mineur.
Le 2e en ré majeur {sixte napolitaine).
Le 3e en la.
Le 4e en mi.
Le 5e en sol ;.
Le 6e en ut ;.
Ce quatuor, édité par Schott, fut payé par lui 80 ducats, environ 240 francs. Il est en général composé de morceaux d'une forme particulière qui s'éloigne de la forme Sonate. Dans tout le cours de cette œuvre il est à remarquer que Beethoven est préoccupé de la Sixte napolitaine.
1° Adagio ma non troppo e molto espressivo. C'est une sorte de longue Introduction en forme fuguée, parfois du style de Josquin des Prés, dont le dessin du sujet :
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se répercutera dans toutes les autres pièces.
'" Allegro molto vivace. En forme Suite, c'esl .1 dire allant de la tonique .1 ii dominante avec retoui à In tonique. Le dessin
reparaîtra souvent dans le quatuor.
Il/egro moderato, Adagio, Andante ma non troppo e molto cantabile.
< e sont, pi é( édées d'un Récit du genre île ceux île la 9e Symphonie. 8 Variations sur un thème moins bien choisi que celui employé dans le 12* quatuor.
Les: I"', 3« (celle-là étant de toutes la moins intéressante) et (>' Variations sont du genre décoratif. Sauf la 8e, plutôt un développement, 1rs autres sonl amplificatrices. La 2' est Fondée sur les harmonies caractéristiques. Dans la I apparaît le thème sous l'ornement de ces mêmes harmonies qui sont présentées nues dans la .V. La Conclusion est donnée après la Réexposition du thème par son propre agrandissement.
4° Fres/o.
En forme Grand Scherzo. Le trio est à la sous-dominante, et il faut même par là s'expliquer l'effet de la dominante qu'apporte à la fin le retour de la tonique. \
5° Adagio quasi un poco andante.
Lied simple très court.
6° Allegro.
En forme 1" Mouvement le final provient harmoniquement de la fugue du début de l'œuvre. Un développement fugué rappelle également comme genre celui de la première pièce.
Dans la réexposition la 2e Idée est d'abord développée en ré majeur sixte napolitaine du ton principal, pour justifier le ton du 21' morceau.
Le développement terminal conclut en majeur.
1 Sme Quatuor.
Op. 132 (1S26)
en la mineur.
Dédié au prince Nicolas de Gai.it/jn.
Comme composition antérieure de quelques mois au 13e, ce quatuor est formé de cinq pièces, dont quatre sont établies sur la même tonique, deux fois changée de mode, V andante étant écrit sur la gamme grégorienne de fa avec le si : .
l° Assai sostenuto. Allegro.
De forme nouvelle, ce morceau est en 3 expositions, la l" à la tonique, la 2" à la dominante, la 3e à la tonique majeure, mais chacune toujours précéder
de l' Introduction, phrase de Tristesse, qui, par son dessin caractéristique, semble dès le début détenir la clé de la pièce.
La 2e Idée, qui sert de début à la 3e Exposition, est exposée d'abord en fa. à sa place normale, et est composée de 3 grandes phrases.
Ce morceau est un modèle ; il est à la fois très beau et admirablement architecture, bien que très différent de la forme usuelle.
2" Allegro ma non tanto.
L'Idée de ce Scherzo, de forme ordinaire, esl de coupe lied. Le trio est dans la même tonalité.
3° Molto adagio.
Andante remarquable, de forme lied en cinq parties, dont les compartiments impairs sont établis sur un choral à cinq parties, varié souvent comme celui du final de la 9e Symphonie ; cette Canzona offre l'image des impressions successives de l'auteur: sa maladie, sa souffrance et comme un remerciement pour sa guérison. Du même ordre d'idées que Varioso et le final de la sonate pour /n'ano op. 110, il apparaît toutefois que cet admirable morceau n'est pas la reproduction mais bien le complément de l'œuvre citée.
J" Alla marcia assai vivace.
Cette marche, établie sur une phrase binaire, est la Suite poétique de la pièce précédente: le malade guéri se remet en route. Le final s'esquisse dans les dernières mesures.
5° Allegro appassionato.
Le final est un rondo dont le refrain est exprimé quatre fois. Toute la musique de Mendelssohn semble sortir de cette composition.
16me Quatuor.
Op. 135 (1826)
Fa majeur.
Dédié à Johann WOLFMEIER.
En quatre morceaux dont trois dans la même tonique. Validante étant à la tierce moyenne inférieure.
1° Allegretto.
En forme 1" Mouvement, ce morceau est précédé d'une sorte d'interrogation