‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 106 sur 216 · LAS · texte numérisé non relu

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Le fait de limiter la doctrine de la fin des aus tres créatures aux seules choses qui existent sur la terre, sur la surface de la terre, montre asseZ clairement que, puisque c'est parmi elles que se trouve ” fout ce que possède ” le retraitant, c'est que S. Ignace vise particulièrement celles-ci: S. Ignace se préoccupe de ce que le retraitant possède, plus que de sa personne ; en effet, il tire cette conséquence immédiate de la fin des

‘autres créatures : ‘ D'où il suit, continue-t-il,

que l'homme doit faire usage des créatures dans la mesure qu'elles l'aident à atteindre sa fin, et qu'il doit s'en abstenir dans la mesure où elles lui font obstacle, ”

Il s'adresse à un homme, qui, au cours des Exercices, finira peut-être par reconnaître dans la possession de ce qu'il a un obstacle au salut de son âme ; et avec une prudence consommée, avant cette constatation dont peut-être le res traitant ne soupçonne pas même la possibilité, S, Ignace retient soigneusement son attention sur cette vérité générale que l'homme doit se défaire de n'importe quelle créature au cas où loin d'être pour lui une aide, conformément à l'intention du Créateur, elle deviendrait un obs tacle à son salut. La plus grande difficulté que l'on éprouve à renoncer aux biens que l'on pos: sède, à supposer même qu'ils soient un obsta>

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