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cle au salut, vient de la grande affection que l'on a généralement pour eux,
Pour supprimer entièrement cette difficulté ou pour la diminuer autant que possible, le moyen le plus efficace et le plus sûr est de réduire cette affection assez pour permettre à l'entendement de voir librement la vérité, et à la volonté, de l'embrasser, d'après la volonté de Dieu.
De là, la nécessité de l'indifférence dont parle S. Ignace, dans la seconde partie du Principe et Fondement. Ce que, déjà dans la première anno-
tation, il exprimait en disant “ se défaire de
MHoutes les affections déréglées ”, il l'indique ici par l'expression nous mettre dans l'indittérence: ‘et dans le titre des Exercices, il appellera ‘* victoire à remporter sur soi-même, ” la disposition nécessaire ‘* pour régler sa vie sans se déterminer par aucune affection qui ne soit Conforme à l'ordre. ” Ainsi donc, la “ victoire sur soi-même ‘ consiste à se défaire de toutes les affections désordonnées : et de cette victoire sur ces affections résultera l'indifférence.
Le degré de perfection assigné à cette indifférence est pour le moins celui que réclame la deuxième manière d'humilité, c'est-à-dire : ” Si je me trouve établi dans un tel état que ma volonté n'incline point à posséder les richesses plutôt que la pauvreté, à désirer l'honneur plu-
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