‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 121 sur 216 · ANS · texte numérisé non relu

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quelle manière et dans quelle mesure, à procurer

une disposition d'âme aussi difficile ? En d’autres termes, dans ce troisième degré des Exercices, quel iruit doit-on retirer de la première semaine ? C'est ce que nous allons examiner.

Il est clair que la première semaine peut constituer une forme complète d'Exercices. Cette forme est la seule que, d'après l'annotation 184 S. Ignace permet à ceux qui sont incapables de les faire en entier dans l'ordre même où ils procèdent et à ceux qui n'ont pas les dispositions voulkues. Il est certain d'autre part que cette semaine coïncide, dans le deuxième degré, avec la première des trois voies, c'est-à-dire la voie pur: gative. Voyons donc si, dans ce troisième degré, la première semaïne se borne à purifier du péché ou si elle comprend quelque chose de plus, quelque chose qui contribue directement à procurer cette disposition d'âme si excellente, qui, nous venons de le dire, doit être celle du retraitant, à la fin de la deuxième semaine ?

On donne ordinairement les Exercices comme si, dans l'esprit de leur auteur, la première semaine n'avait, dans aucun des trois degrés, de fin plus élevée que la contrition ; et cette pratique semble avoir son fondement dans les paroles mêmes de S. Ignace. En effet, dans l'annotatiof quatrième, S. [Ignace dit que la première semaine est constituée par la considération et la contem-

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plation des péchés : “ Il arrive aussi, remarquet-il, que dans la première semaine, les uns sont plus lents que les autres à trouver ce qu'ils cherchent, savoir : la contrition, la douleur, les larmes pour pleurer leurs péchés. ”

D'où il faut conclure, semble-t-il, que cette douleur, cette contrition, ces larmes sont l'unique objectif qu'il faille viser dans la première semaine. Ce qui confirme cette conclusion, c'est que, dans le premier exercice, S. Ignace fait méditer trois péchés difiérents, tous les trois morfels ; dans le deuxième exercice, il fait “ peser ses péchés en considérant intimement la laideur et la malice que renferme en soi chacun des péchés mortels. ”

Le cinquième exercice envisage les peines de lenfer méritées par le seul péché mortel, Aussi S. Ignace dit-il dans l'annotation 10° que “ la voie purgative répond aux exercices de la première semaine.

Se rapportant donc à ces passages du livre, on a généralement adopté comme principe, presque indiscutable, que, dans tout degré d'Exercices, il faut, en première semaine, attaquer uniquement le péché mortel, ou, au moins, d'une manière prépondérante ; au péché véniel, c'est à peine si l'on donne une méditation, ou bien, si l'on en traite, c'est dans un simple entretien.

Il est certain que la première semaïne, ainsi

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