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orientée vers la contrition, est suffisante pour celui qui, dans les Exercices, n'a d'autre prétention que de se remettre en grâce avec Dieu et de se conserver ensuite dans cet état. Mais il ne me semble pas admissible qu’on ne puisse et quon ne doive en retirer que ce seul fruit, et qu'il soit suffisant pour soutenir, en quelque sorte, tout le poids des trois semaines suivantes lorsqu'on fait les Exercices en entier selon l'esprit de leur auteur.
Pour connaître sur un point particulier l’intention de S. Ignace, il est très utile de comparer entre eux tous les passages du livre où il en parle. Parcourons donc les autres passages où il parle de la première semaine.
Le premier est l'annotation 18° ; voici ce quon y lit : Si celui qui donne les Exercices ne voit dans celui qui les reçoit qu'un sujet étroit ou de peu de capacité naturelle qui ne fasse pas es pérer beaucoup de fruit, il est plus expédient de lui présenter quelques-uns de ces Exercices en se bornant aux plus faciles, jusqu'à ce qu'il fasse la confession de ses péchés. On lui donnera en: suite quelques examens de conscience et on lu suggérera l'usage de se confesser plus souvent qu'il ne le faisait, afin qu'il se conserve dans l'état où il est parvenu. Maïs on évitera de passer plus outre aux matières de l'élection et à tout autre exercice en dehors de la première semaine, “
Ces exercices ainsi réduits, le Saint les divise, comme l'on voit, en deux parties : la première comprend les Exercices qui préparent à la confession ; la seconde est constituée par ‘ quelques examens ” par lesquels “ il se conservera dans l'état où il est parvenu ”, c'est-à-dire dans létat de grâce retrouvé par la confession, Dans la première partie qui dispose à la confession il recommande de donner ‘ quelques-uns de ces exercices, en se bornant aux plus faciles ", * quelques-uns ”, dit-il, non pas tous ; ‘ de ces Exercices ” : ceux de la première semaine ; ce sont des Exercices “ faciles ”, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas donnés avec toute l'efficacité qu'ils renferment, ni de manière à en tirer tout le fruit qu'ils peuvent donner ; maïs seulement le fruit que la retraitant est capable de recevoir et dont il a besoin pour se préparer à une bonne confession.
En nommant ces exercices faciles, S. Ignace donne à entendre qu'à ceux qui font les Exercices en entier, il n'en faut pas donner de faciles, mais de difficiles avec toute leur efficacité intrinsèque, bien supérieure à celle qui est strictement nécessaire pour faire concevoir la douleur des péchés,
Le second passage est l'annotation 11° : “ II est avantageux à celui qui fait les Exercices que pendant la première semaine il ne sache rien de
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