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connaisse dans l'élection, si Dieu veut qu'il s'en dépossède effectivement, ou qu'il continue à les garder.
Une question se présente ici: l'exercice des trois Binaïres, tel que le présente S. Ignace, orienté vers le fruit particulier qu'on y cherche, doit-il être proposé à fous les retraitants du troisième degré qui font les Exercices pour faire choix d’un état de vie ?
Pour répondre à cette question, nous chercherons la lumière dans les paroles mêmes de S, Ignace. Il destine cet exercice, comme il l'écrit dans le premier préambule, à des hommes qui : * veulent se sauver et trouver Dieu Notre-Seigneur dans la paix, en ôtant de leur cœur le poids et l'obstacle qu'ils rencontrent dans leur affection à la chose acquise. ‘
Par conséquent, demander si cet exercice doit être proposé à fous les retraitants dans les conditions susdites, cela équivaut à demander si tous ceux-là ont reconnu dans les Étendards que leur affection pour la chose acquise, non seulement leur était un poids, non seulement serait une difficulté pour faire leur salut et pour trouver Dieu en paix, maïs aussi qu'elle était effectivement un obsfacle.
La réponse doit être négative, Sinon, tous ceux qui font les Exercices, tels qu'ils sont, dans le but de faire choix d'un état de vie, devraient,
‘ils étaient logiques, embrasser l'état de pauvre-
té actuelle, ce qui est contraire à l'esprit de S.
Ignace et à l'expérience de tous les jours. Je
dis : s'ils sont logiques, parce que déjà dans le Principe et Fondement, le retraitant a reconnu : ” qu'il doit s'abstenir des créatures dans la mesure où elles font obstacle à sa fin ” (servir Dieu et sauver son âme).
Donc, si dans les Étendards, fous comprenaient que, réellement, leur affection pour la chose acquise devait leur être, non seulement un poids ou une difficulté, mais aussi un obstacle pour le salut, fous devraient s'en dépouiller et embrasser la pauvreté réelle et effective.
Passons maintenant à l'exposé de l'exercice.