‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 166 sur 216 · NA TUE · texte numérisé non relu

NA TUE

cipes : d'abord, que l'âme peut être consolée également par Dieu ou le bon ange et par {le mauvais ange, avec cette différence que l'ennemi donne la consolation toujours pour le malheur de l'âme ; maïs que Dieu et le bon ange veulent en toute occasion son bien. Le second principe est que l'ennemi ne peut consoler que ” si une cause a précédé la consolation Ignace, tandis que Dieu peut donner la consolation avec ou sans cause, c'est-à-dire ” sans que l'esprit et les sens aient été frappés d'aucun objet par lequel une telle consolation aurait pu arriver à l'âme, au moyen des actes de son entendement et de sa volonté.

Voyons comment S. Ignace applique cette doctrine à son retraitant de quelque Binaire quil soit. Si les trois Binaires trouvent un obstacle au salut, dans leur affection pour la chose acquise, il est évident que Dieu, par là-même qu'il désire leur salut, veut aussi qu'ils se débarrassent de cet obstacle à leur salut et qu'ils fassent leur salut dans l'état de pauvreté actuelle.

Par conséquent, toute consolation sans cause, qui pousse le retraitant à embrasser cet état, sera un signe de plus que Dieu l'appelle réellement à cet état, Secondement, toute consolation avec cause, qui pousse à la même chose pourra être attribuée au bon esprit, car elle pousse à l'état où Dieu l'appelle. Au contraire, toute consolation avec cause qui produirait dans le cœur du

" comme dit S.

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