‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 177 sur 216 · AMAR · texte numérisé non relu

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une répugnance naturelle, mais en tant qu'elles nous offrent l'occasion d'imiter et de suivre de plus près Notre-Seigneur Jésus-Christ, et de correspondre à la prédilection spéciale avec laquelle il nous a aimés.

En d'autres termes, cette troisième semaine est orientée vers l'acquisition de la troisième humilité ” la plus parfaite ”, comme S. Ignace a bien raison de l'appeler, et celle-ci, renfermant la première et deuxième, me donnera une disposition telle que : “ à supposer que la Divine Majesté fût également louée et glorifiée, moi, pour imiter Notre-Seigneur Jésus-Christ et pour lui devenir actuellement plus semblable, je veux et je choisis la pauvreté avec Jésus-Christ pauvre, de préférence aux richesses, l'i’nominie avec Jésus-Christ rassasié d'opprobres, de préférence aux honneurs ; et je désire être estimé un homme de néant et un insensé pour Jésus-Christ qui le premier a été traité comme tel, plutôt que d'être regardé comme un homme sage et habile en ce monde. ”

L'on remarquera ici que dans le troisième préambule de la Passion, il ne fait pas demander, comme en deuxième semaïne, la connaissance ni l'amour du Christ. À la place des trois points ordinaires de la deuxième semaine (personnes, paroles, actions), l'on en trouve six dans la troisième ; et les trois points ajoutés regardent la personne adorable du Christ, et sont très

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propres à faire connaître l'immensité de son amour, et à pousser puissamment à limitation.

Dans le quatrième point, l'on considère non seulement ce que le Christ souifre dans son humanité, mais aussi (comme si ce qu'il souffre ne satisfaisait pas son besoin de souffrance), S. Ignace nous fait considérer ce qu'il veut souffrir, outre ce qu'il souffre déjà.

Dans le cinquième point, ” considérer comment la Divinité (le Verbe) se cache, c'est-à-dire comment elle pourrait détruire ses ennemis et ne le fait pas ; et comment elle laisse la très sainte Humanité en proie à de si cruelles douleurs. ”

Mais ce qui doit le plus attendrir l'âme, et arracher du cœur un désir généreux de correspondre à un amour aussi ineffable, c'est ” de considérer comment Notre-Seigneur endure toutes ces choses pour mes péchés, etc. * non pas pour les siens, car l'ombre même du péché ne pouvait atteindre un Dieu fait homme ; mais cest pour mes péchés qu'il souffre et en outre il me réserve une application toute ‘particulière du fruit de la Rédemption, alors qu'il n’en a pas fait autant pour d'autres qui en étaient moins indignes que moi et par conséquent je dois considérer ‘ ce que moi, de mon côté, je dois faire (et non seulement faire maïs aussi) souffrir pour IE HN

Tous les cœurs nobles et généreux, à la vue

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