Chapitre IV. — De la Lecture spirituelle
Parmi les opérations spirituelles omises par S. Ignace dans l'énumération qu'il donne dans la première annotation, mais mentionnées dans la suite, se trouve la lecture spirituelle,
S. Ignace parle de deux espèces de lectures.
La première est celle qui doit se faire comme exercice spirituel à un temps non déterminé. La seconde, celle qui a trait à la matière de la méditation ou de la contemplation que l'on va faire,
Pour la première il ne prescrit rien dans toute la première semaine, Suppose-t-il que cet exercice ne doit pas être pratiqué pendant cette semaine ? Ou bien peut-être croit-il en avoir assez dit sur ce point particulier dans la 6e ad-
dition, quand il avertit le retraitant d' ‘ éviter ‘de penser volontairement à des objets agréables et joyeux... mais de s'entretenir dans la volonté de sentir la componction et la peine, appelant plutôt le souvenir de la mort et du jugement ‘? Car, s'il lui défend pendant la première semaine de penser à des choses très saintes en soi, comme l2 gloire, la résurrection etc.
arce qu'elles le troubleraient, plutôt qu'elles ne l'aideraient à atteindre la fin qu'il a en vue, à plus forte raison doit-il condamner des lectures sur ces sujets, car elles ne pourraient qu'exciter de semblables pensées.
Et que l'on veuille bien remarquer encore que, même lorquil conseille, pour “ avoir la contrition et les larmes ", de se remettre davantage en mémoire la mort et le jugement, il ne dit pas de faire une lecture sur ces sujets, mais plutôt de faire appel à la mémoire.
Le contraire se présente dans la deuxième Semaine et dans les deux suivantes : il établit comme principe que : “ Pour la deuxième semaine et ainsi dans la suite (c'est-à-dire pour la troisième et la quatrième) il est fort avantageux de faire quelque lecture dans le livre de Mmitation du Christ ou dans les Évangiles et la vie des Saints. ”
La raison en est claire : comme il s’agit, dans ces trois semaines, de la contemplation de la
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