‹ Analyse des exercices spirituels de S. Ignace de LoyolaChapitre 46 sur 216 · ESA ES AS AE AE · texte numérisé non relu

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ionté de Dieu peut aussi nous prescrire la jouissance des choses qui naturellement nous ilattent: Qui peut en douter ? Est-ce que, par hasard, la glorification du Thabor, l'entrée triomphale à Jérusalem le jour des Rameaux, l'assistance au festin des Noces etc., n'entraient pas dans la volonté du Père à l'égard de son Fils unique ?

Mais, comme par nature, nous sommes déjà suffisamment disposés et prêts à imiter Jésus dans ces circonstances, il est superflu de nous y exhorter, Si on nous inculque tellement l'imitation du Christ en ce qui est contraire et désagréable à la nature, ce n'est que pour nous amener, par la victoire sur nous-mêmes, à la même disposition relativement aux choses qui nous répugnent, quand l'accomplissement de la volonté divine exige ce sacrifice.

D'ordinaire à la difficulté d'accomplir la volonté divine se joint celle de la connaître. Pour Notre-Seigneur Jésus-Christ c'était extrêmement facile : son âme jouissait de la vision claire de l'essence divine par son union avec le Verbe dont la volonté était la volonté même du Père, Quant à l'homme, non seulement il reçoit de la grâce des secours pour l'accomplir, mais, encore il a été pourvu par Dieu de moyens très sûrs pour la connaître.

Aux religieux elle est manifestée par la règle écrite, et de vive voix par les Supérieurs qui sont

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