PES
la clef et la douille du robinet sont d’abord bien nettoyées; on met ensuite de la graisse sur les deux extrémités de la clef et on la tourne dans sa douille jusqu’à ce que la mince couche de graisse soit absolument transparente et qu'on n’y aperçoive pas une seule rayure, car celles-ci sont toujours la source des fuites. La graisse Apeps LANEx anhydre est la meilleure. Si l'on opère en hiver, on la mélange à 25 pour 100 de suif et on fait fondre; on obtient ainsi un produit plus fusible.
1° On purge d'air toute la partie de l'appareil comprise entre le mesureur et le gazomètre avec de l'acide carbonique exempt d'air que l’on prépare en chauffant dans un tube du bicarbonate de soude en poudre. Il faut avoir soin de ne recueillir le gaz que lorsque l’on aura bien balayé l'air du tube producteur; il faut pour cela décomposer environ la moitié du bicarbonate avant de recueillir le produit gazeux. On arrive aisément à obtenir un gaz contenant 99,8 à 99,9 pour 100 de CO?.
Le gaz préparé est recueilli sur l’eau salée saturée de gaz carbonique.
2° On détermine alors le résidu laissé par 100 centimètres cubes de ce gaz après traitement par la potasse. Pour cela, on mesure un volume d’air quelconque et on l'envoie dans la pipette P. On mesure ensuite un volume, quelconque aussi, de l'acide carbonique et on l'absorbe avec la potasse dans la pipette P qui contient déjà de l'air.
Après le lavage, on détermine l'augmentation du volume de cet air et on le ramène par le calcul à 100 centimètres cubes de CO?. On a ainsi le résidu R, après absorption par l’alcali, laissé par 100 centimètres cubes d’acide carbonique.
3° Le gaz à analyser est maintenant introduit en M à l’aide de la pipette P, puis on le prive d'acide carbonique, d'oxygène et des carbures non saturés, par les moyens appropriés. On le lave alors deux fois avec quelques centimètres cubes d’une solution de chlorure cuivreux acide, puis on lave à l’eau et à la potasse, et on détermine le volume d'oxyde de carbone ainsi absorbé.
REMARQUE. — Ces absorptions peuvent être faites dans une burette de Buwre; il suffit ensuite de mesurer en M un volume quelconque du gaz traité pour faire le dosage de l’oxyde de
re
carbone non dissous et de ramener par le calcul le pourcentage d'oxyde de carbone ainsi trouvé au volume primitif restant dans la burette après absorption de ce gaz par le chlorure cuivreux. En additionnant ces deux chiffres, on a la quantité d'oxyde de carbone contenue dans le gaz mesuré dans la burette de Bunre.
Le gaz traité par le chlorure cuivreux est mesuré, envoyé dans la pipette P', et séché en l’agitant avec l’acide sulfurique; on chauffe alors le tube à acide iodique à 105-110 degrés et on y fait passer lentement le gaz.
L'iode qui se forme se dépose dans les parties froides du tube en U et ne vient jamais souiller le mercure du mesureur. Comme il ne s'en produit que de très petites quantités dans chaque analyse, on peut en faire un très grand nombre sans être obligé de nettoyer l'appareil.
Lorsque le gaz est complètement revenu dans le mesureur, on l'envoie dans la pipette P, puis on fait le vide dans la partie A de l’appareil en abaissant le flacon réservoir à mercure ; on ferme alors le robinet 1 et on fait entrer l'acide carbonique en ouvrant le robinet 6 ; on répète encore deux fois cette opération et on détermine le volume de l’acide carbonique aspiré ainsi. Ce volume est appelé v. On l'envoie dans la pipette P et on l’ÿy absorbe par la potasse. On détermine alors la diminution de volume du gaz.
Le volume de l’oxyde de carbone total est alors :