ANALYSE DE L'AIR
Volume Vol. d'ac. carbonique Résidu laissé Volume de l'air
d'air employé pour garnir par ce volume après Différence mesuré les espaces nuisibles d'acide carbonique réaction
94,4 11 CC. 0,022 94, 4 — 0,02 90,3 II 0,022 94,35 + 0,03 90,6 12 0,096 90,7 + 0,004 94,7 11 0,088 94,8 + 0,012 93,9 12 0,090 93,6 + 0,004 91,8 II 0,033 91,85 + 0,017
On voit donc que, en déduisant du volume primitif de l’air le résidu que laisse l’acide carbonique employé pour purger les espaces nuisibles, on retrouve le même volume à deux ou trois centièmes de centimètre cube près. Ces différences sont dues à ce que les lectures des volumes ont été faites sans employer ni loupes, ni cathétomètres, mais seulement avec le dispositif de JoLy, qui consiste à mettre une lame argentée derrière le mesureur, de sorte qu'en faisant les lectures, le ménisque du mercure du mesureur se confondant avec son image dans le miroir, on évite toute erreur de lecture due à une fausse position de l’œil.
Détermination de la température à prendre pour l'oxydation de l'oxyde de carbone mélangé d'hydrogène ou de méthane.
Comme je l’ai dit, les avis étant partagés au sujet de l’action de l'acide iodique sur l'hydrogène et le méthane, il était de la plus haute importance pour moi d'étudier cette action dans les mêmes conditions que pour le dosage de l’oxyde de carbone.
Action de l'acide iodique sur l'hydrogène.
L’hydrogène que j'employais était préparé à l’aide de l’amal- 1: tes , N .
game de sodium et privé d oxygène par passage dans un serpentin en cuivre chauffé au rouge.
OT
Le tableau suivant montre les résultats obtenus par un seul passage du gaz sur l'acide iodique à une vitesse de 100 centimètres cubes en cinq minutes dans tous les cas.
Volume de l'hydrogène Résidu laissé par Hydrogène Température avant réaction aprés réaclion l'acide carbonique oxydé 150 88 87,9 0,11 0,61 150 86,4 85,8 0,09 0,69 140 87,0 87,0 0,09 0,59 130 86,8 86,7 0,09 0,19 120 86,7 86,79 0,1 0,05 110 88,7 88,79 0,02 0,00
Ces essais montrant qu'il y avait oxydation, je les ai répétés en faisant passer plusieurs fois et lentement l'hydrogène ayant déjà subi l’action de l'acide iodique au cours d'essais précédents. Cet acide avait été préalablement déshydraté à 180-190 dans un courant d'air sec.
Volume de l'hydrogène Résidu laissé par Hydrogène Température Éric ion aprés résction l'acide carbonique oxydé 115 86,1 86,2 0,09 0,00 125 86,20 86,29 0,082 0,03 139 85,90 85,2 0,08 0,78 140 85,20 84,3 0,08 0,98 150 84,6 82,2 0,08 1,88 115 82 ,2 82,25 0,07 0,00
Ces douze essais montrent donc nettement que l'hydrogène est parfaitement oxydé à 150 degrés, tandis qu’à 120 il ne l’est sensiblement pas.
Action de l'acide iodique sur le méthane.
Volume du méthane Résidu de l'acide Méthane
PU CU SNS. ne a, ; 4 Température avant réaction après réaction carbonique employé oxydé 110 71,6 NT 0,089 0,00 110 707 71,8 0,090 0,00 139 91,45 91,90 0,07 0,00 150 ; 91,00 91,60 0,07 0,00
e Q La 7 La On voit, par ces chiffres, que le méthane n'est pas attaqué par l'acide iodique à 150 degrés.
Action de l'acide iodique sur un mélange d'hydrogène et de méthane.
Volume du mélange Résidu de l'acide Hydrogène Température avantiréection | aprés réaction carbonique utilisé oxydé 110 86,75 86,80 0,066 0,00 150 86,80 86,71 0,066 0,76 140 87,20 86,65 0,066 0,61 130 86,65 86,49 0,07 0-27 120 86,00 86,05 0,066 0,00
Ces résultats prouvent donc que la combustion de l'oxyde de carbone, mélangé d'hydrogène, doit être faite à une température inférieure à 120 degrés, pour éviter l'oxydation d'une partie de ce dernier gaz.
Fra. 16.
J'ai encore contrôlé l'exactitude de ma méthode en comparant les résultats qu’elle fournit avec ceux donnés par la combustion de l'oxyde de carbone au moyen de l'acide iodique, et détermination de l'iode provenant de la réaction.
Pour ces dosages, j'ai opéré de la façon suivante, au moyen de l'appareil représenté par la figure 16 :
On fait passer sur l'acide iodique le gaz à analyser avec cinq ou six fois son volume d'air; on absorbe l'iode au moyen d’une solution d'iodure de potassium à 25 pour 100, dans laquelle on dose, au moyen d’hyposulfite de soude centinormale, l’iode provenant de la réduction de l'acide iodique, après avoir naturel-
he
lement bien balayé les dernières traces d'oxyde de carbone de l'appareil, au moyen d'un courant d'air prolongé.
Le gaz à analyser est mesuré et introduit dans la pipette P ; on l’en chasse pour faire l'opération, en y faisant entrer par E du mercure en quantité réglée une fois pour toutes; on envoie par le tube T une quantité d'air cinq ou six fois plus grande; le mélange ainsi obtenu traverse le tube desséchant S, passe sur l'acide iodique, y perd son oxyde de carbone, et il se forme de l’iode qui se dépose dans la partie a-h du tube à dégagement, les dernières traces de ce métalloïde sont arrêtées par l’iodure de potassium.
L'iode qui se dépose dans la partie a-b est chassé plus loin en chauffant le tube, tout en y faisant passer un courant d'air; lorsque l'opération est finie, on aspire la solution d’iodure à la hauteur du dépôt d'iode, qui est rapidement dissous; on lave deux ou trois fois le tube avec une solution d’iodure neuve, on réunit les solutions et on en fait le dosage avec l'hyposulfite et l’empois d'amidon.
J'ai toujours constaté qu'un seul laveur à iodure de potassium suffisait pour arrêter l’iode; un tube supplémentaire contenant une solution d'empois d’amidon n’a jamais accusé la présence d'iode.
Cette méthode de dosage fournit des résultats très exacts, comme le montrent les chiffres suivants! :
co Milligrammes (1e) (10) employé d'iode trouvés trouvé % calculé % Différence 14,644 33,672 1,4802 1,4644 + 0,0208 12,470 27,839 1,2279 1,2470 — 0,0191 11,062 25,143 1,1090 1,1062 + 0,003 9, 109 20,942 0,9237 0,9109 + 0,0128 8,840 19,702 0,8690 0,8840 — 0,0190
Pour bien mettre en évidence la valeur de ma méthode, j'ai fait avec elle plusieurs analyses d’un même gaz dont la teneur en oxyde de carbone avait été déterminée par la méthode précé-
dente.
1 Korbuly, Inaugural Dissertation, Zurich, 1902.
Er
Voici les résultats obtenus avec :
la méthode volumélrique
CO o/o absorbé par le chlorure cuivreux.
CO trouvé dans le gaz restant
CO 0/0 absorbé par le chlorure cuivreux. CO non absorbé .
CO 0/0 absorbé .
CO non absorbé .
CO dissous par le chlorure cuivreux .