‹ Analyse des gaz combustibles et des gaz de combustions - Étude de la combustion du benzol dans les moteursChapitre 27 sur 40 · I CC · texte numérisé non relu

I CC

= Op ee 100 centimètres cubes de méthane perdent après :

3 agitations de 3 minutes avec 5 cc. de solution acide. . . o cc.» 3 — 3 — 5 — — ammoniacale . o cc"4

Dans toutes les absorptions, la quantité de gaz dissous varie avec la violence de l'agitation. Si, au lieu d’agiter le gaz avec quelques centimètres cubes de réactif, on le fait couler sur les parois de la burette, on ne dissout sensiblement rien eomme méthane et hydrogène, mais l'absorption de l'oxyde de carbone est moins complète.

Ces chiffres montrent que, pour les absorptions de ce gaz, on doit éviter d'employer une grosse quantité de réactif et surtout ne pas agiter violemment.

Comme il est nettement démontré que la solution acide cède moins facilement son oxygène et dissout moins le méthane et l'hydrogène que la solution ammoniacale, on doit donc lui donner la préférence pour absorber l'oxyde de carbone et faire pour cela plusieurs lavages avec quelques centimètres cubes de solution.

Si on a trouvé que l'absorption de ce gaz par la solution ammoniacale donnait des résultats suffisants pour l’industrie, mes essais montrent que l’analyse est toujours faussée, parce que ce n'est pas seulement l'oxyde de carbone qui disparaît, mais en même temps un certain volume de méthane et d'hydrogène, ainsi que le montrent les deux analyses suivantes :

Absorption de CO par le Dosage de CO, H?, CH4 chlorure cuivreux et dosage par combustion de H? et CH{ par combustion avec l'oxygène CO 0/0 — 20,80 20,91 H2 = 22,05 23,38 GHR=x 29 0,79 N2— 46,74 45,89

Ce qui précède s'applique aux analyses faites avec la burette de Buxre. Le réactif employé n'ayant jamais été en contact avec du méthane et de l'hydrogène se saturera de ceux-ci pendant l'agitation, tandis qu'il ne peut pas dissoudre d'azote, parce qu'il en est fatalement saturé, ayant été préparé à l'air.

Si on emploie les pipettes de Hempec, on ne parviendra pas davantage à une absorption complète, ainsi que l’a démontré Dreuscamir, et encore faut-il avoir bien soin de saturer la solution avec l'hydrogène et le méthane. Si le gaz à analyser ne contient pas d'oxyde de carbone, lorsqu'on le mettra en contact avec le réactif, ayant préalablement dissous de ce gaz, il y aura toujours augmentation de volume par suite de la mise en liberté d’un peu d'oxyde de carbone.

L'emploi de deux pipettes, contenant l'une un réactif ayant déjà servi à plusieurs analyses et l’autre un réactif neuf, n’est guère avantageux, car il faut aussi saturer la solution fraîche avec l'hydrogène et le méthane et lorsqu'elle aura à son tour servi à quelques absorptions elle sera sans effet.

On voit donc que, pas plus avec une burette de Bunre qu'avec des appareils de Hemrec ou OrsAT, on n'arrivera à une absorption complète de l'oxyde de carbone.

Il en résulte que, pour doser ce gaz, le meilleur procédé est la combustion par l'oxygène au moyen d'une spirale de platine chauffée au rouge (car il a été démontré par A. Gautier! que la combustion de ce gaz par explosion était très difficile à bien faire et ne donnait que très rarement de bons résultats), ou la méthode que j'ai décrite dans le chapitre précédent pour les analyses scientifiques.

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