S 2. DOSAGE DE L'OXYGÈNE
Par le pyrogallol. — CuevreuL se servit d'acide gallique et de potasse pour absorber l'oxygène. Liesi6, en 18571, utilisa le pyrogallol, et c'est depuis cette époque qu'on effectue facilement ce dosage.
Il fut bientôt reconnu par Boussin@auLr!, CaLvERT ?, CLoEz #, que, pendant l'absorption de l'oxygène, il se formait de l'oxyde de carbone en quantité variant avec la composition du gaz analysé et celle du réactif employé.
Bertuecor* montra que l'absorption devait être faite avec un grand excès de potasse pour éviter la formation de l’oxyde de carbone et en employant une quantité de pyrogallol suffisante pour absorber quatre à cinq fois plus d'oxygène que le mélange mis en expérience n'en contient.
CLrowss Ÿ trouva qu'il ne se formait de l’oxyde de carbone que si le gaz analysé contenait plus de 28 pour 100 d'oxygène. En employant 5 à 10 grammes de pyrogallol dans 100 centimètres cubes d’eau où l'on a dissous 120 grammes de potasse, il ne s’en formait pas trace f.
1 Boussingault, Comptes rendus de l’Académie des Sciences, t. 55, p. 777. 2 Calvert, id., t. 57, p. 873.
3 Cloëz, id., t. 57, p. 885.
# Berthelot, 1d., t. 126, p. 1066 à 1072.
5 Clowes, Proceedinq chemical Industry, 1895, p. 200.
6 Poleck, Zeitschrift für analytische Chemie, t. 8, p. 451.
Winkler, id.,t. 12, p. 191.
Tacke, Archiv für Physiologie, t. 38, p. 401.
Leowes, Journal of the chemical Industry, t. 10, p. 407.
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Îl a été démontré ! qu'une solution analogue absorbait les dernières traces d'oxygène d’un gaz et que l'analyse de l’air avec ce réactif donnait les mêmes résultats qu'avec les méthodes les plus exactes.
Ce réactif possède le grand avantage de se colorer en absorbant l'oxygène, et Prarrer? utilisa cètte propriété pour doser des petites quantités de ce gaz dans ün mélange.
A l'aide du phosphore. — On savait depuis longtemps que le phosphore s'enflammait dans l’air en absorbant l'oxygène. Ce fut LiNpEMANN# qui résolut le problème d’une façon pratique. Pour l'absorption, il se servait de baguettes de phosphore placées dans un laveur d'Orsat et dans lequel il laissait le gaz pendant plusieurs minutes.
Ce réactif possède l'inconvénient de n’absorber l'oxygène que dans les mélanges où il y en a moins de 60 pour 100 et de n’en pas absorber si le gaz contient des traces d'hydrogène phosphoré {1 /1.606), d’éthylène (1/460), d'acide sulfureux, acétylène. L’absorption est aussitrès fortement influencée par la température.
On a proposé récemment d’absorber l'oxygène par une dissolution de phosphore dans l’huile de riein. Cette solution peut être chauffée par une résistance électrique et être employée pour les absorptions à une température quelconque, et elle a aussi l'avantage de permettre d’absorber l’oxygène à toutes les concentrations.
Par l’hydrosulfite de soüde. -— SCHUTZEMBERGER utilisa ce réactif pour doser l'oxygène eten particulier celui qui est dissous dans l’eau. Ce réactif fut employé la première fois par P&rTErsON, HôGzuxp f.
! Hempel, Gasanalytische Methoden, 4° édition, p. 133.
? Pfeiffer, Journal für Gasbeleuchtung, 1897, p. 354.
* Lindemann, Zeitschrift für analytische Chemiè, t. 18, p. 157. * Hempel, Gasanalytische Methoden, 3° édition, D. 141.