‹ Analyse du cartulaire de l'abbaye de FoignyChapitre 10 sur 12 · DE DIVERSIS · texte numérisé non relu

DE DIVERSIS

DXXXI. — Mathieu, abbé de B ohé ries, et Hugues d'Etréaupont, doyen, font savoir que Barthélémy, curé d'Agnicourt, ayant pris la robe à l'abbaye, lui donna certains revenus sur deux stalles du marché de Laon et 20 sols sur deux autres. An 1198.

DXXXII. — Confirmation dudit don par ledit curé, avec cette clause que si les revenus des deux stalles tenues par Pierre dit Cosses sont insuffisants, on y suppléera sur une maison dudit Pierre, mais le donateur stipule que sa sœur Widelmi, religieuse (sanctimonialem) et son neveu, nommé Pierre, jouiraient des revenus viagèrement. An 1198.

D XXXIII. — Adéline, dame de Guise et Lesch elles, notifie que Jean, prévôt de Chimay, a donné tout ce qu'il avait dans la dime de Leschelles, de l'aveu de ses neveux Gautier et Nicolas, sa nièce Milesende et son mari Simon de Long pré, et du suzerain Guy de Landifay ; Adéline et ses fils Vautier et Jacques approuvent à leur tour celte donation. An 1200.

DXXXIV. — Vautier, seigneur d'Avesnes, approuve ce don. An 1200.

DXXXV. — Roger, évêque de Laon, confirme ce don. An 1200.

DXXXVI. — Herbert Silvanus, officiai de Tévêque de Laon, déclare que Pierre, prêtre de Sainte-Geneviève de Laon, a donné tout ce qu'il avait de droit sur les deux stalles de l'abbaye au marché de Laon, devant la maison d'Albéric Bouchesalée. An 1214.

DXXXVII. — Anselme, évêque de Laon, déclare que Guillaume, chevalier d'Eppes, à son lit de mort, a donné 100 sols laon nais sur le wionage de Monceau-le-Wast et Grandlud ; Marguerite, sa veuve, Robert, chevalier, son fils, confirmant. Janvier 1220.

DXXXVIII. — L' officiai de Laon déclare qu'au mois de décembre 1220 l'évêque de Laon a approuvé le legs ci-dessus. An 1224.

DXXXIX. — Jean, comte de Roucy, seigneur de Pierrepont, confirme ce legs comme fait par son vassal. An 1222.

DXL. — Gilles, seigneur d'Estrées, donne 40 sols blancs à Noël sur les revenus d'Estrées, avec laquelle rente on achètera de la cire pour la solennité de la Purification de la Vierge, avec cette clause que si lui ou son fils assiste à la procession de ce jour, le cierge qui leur sera remis devra être pareil à celui de l'abbé ou peser au moins deux livres. Septembre 1221.

DXLI. — Anselme, évêque de Laon, confirme ce don. An 1221.

DXLII. — Gilles, seigneur d'Estrées, et Elisabeth, sa femme, autorisent l'abbaye, après leur mort, à nommer le chapelain de la chapelle fondée par le père du seigneur à Estrées. An 1222.

DXLI1I. — Mathieu d'Hirson, chevalier seigneur de Neuve-Maison, et Béatrix, sa femme, donnent une rente de 2 muids de blé, mesure de Wimy, pour la pitance à prendre après la mort de Mathieu sur le terrage de Wimy ; plus pour le même objet 1 muid d'avoine, même mesure, sur le même terrage. An 1232.

Gart. de Foi. 43

DXLIV. — Garnier, officiai de Laon, fait savoir que l'abbaye a cédé la maison léguée par Ernaut de Erpi, à Robert Boitliave à perpétuité pour les deux stalles de feu Frécard au marché de Laon.

DXLV. — Etienne, doyen de Saint-Algis, fait savoir que Jobert, seigneur de Vénérolles et de Mont-Saint-Hubert, prêtre, a donné une rente de 2 muids d'avoine, mesure de Guise, sur la dîme de Boue, de Berghes, de Barisis, de Patouville, en la partie d'Arnoul Cokigny, et la moitié de toutes les menues dîmes desdites localités, pour augmenter une cbapellenie dans l'infirmerie des moines de Foigny, à charge de faire l'anniversaire des père et mère du donateur. An 1227.

DXLVI. — Mathieu de La Capelle, Gillebert de Villers, Adam de Marigny, curés, exécuteurs testamentaires du susdit Jobert, déclarent ledit legs et le testament fait à Vénérolles en la maison dudit, la veille Saint-Denis. An 4227.

DXLVIL — Hugues, de Montcornet, déclare son accord avec l'abbaye au sujet des pâtures concédées par son père après de nombreuses discussions, en présence de l'abbé de Saint-Eloy et du chantre de la cathédrale de Noyon : reconnaissant à l'abbaye le droit sur une longueur s'étendant de l'entrée de la forêt de Faîel jusqu'à la croix d'Alexandre et en largeur de Hunnifau aux gués de Housset, avec droit d'y mener 240 chevaux et 100 animaux (armentarià), à charge de payer à perpétuité 6 deniers blancs par tête de cheval et 5 deniers laonnais par autre. Février 4222.

DXLVIII. — Baudoin, comte de Flandre et de Hainaut, déclare que Jean, prévôt de Chimay, du consentement de ses neveux Vautier et Nicolas, sa nièce Milessende, Simon de Longpré, son mari, donne la dîme qu'il avait à Maçon sur le fief d'Alard, seigneur de Chimay. An 4200.

DXLIX. — Anselme, évêque de Laon, déclare que Renier dit Farina, d'Origny-Sainte-Benoite, et Emmeline, sa femme, ont vendu pour 60 livres blancs une rente de 4 muids de blé, mesure de Guise, à prendre chaque année dans la part de dîmes appartenant à Arnoul Cokigny à Boue, Berghes, Barzy, Patouville, consentant Ada, Marie, Osilie, Marguerite, ses filles, dès qu'elles seront majeures, et Gérard Pinchons, suzerain. An 4233.

DL. — L'official de Laon déclare ledit acte. An 4233.

DLL — Le même notifie que Jean, frère d'Arnoul Cokigny, a renoncé à tout ce qu'il pouvait avoir de droit sur ladite rente. An 4233.

DLII. — Le même déclare la confirmation des autres frères de Renier Farine : Arnoul, Bernard et Philippe. An 4233.

DL1II. — Henri, abbé de Bohéries, déclare que Arnoul de Dorengt dit Cokigny, Guillaume, Philippe et Jean, ses frères, confirment ladite vente. Juillet 4233.

DLIV. — L'official de Laon déclare que Gérard Pinchons, d'Hauteville, et Arnoul Cokigny de Dorengt ont renoncé à tout droit sur une rente de 2 muids d'avoine, à prendre, mesure de Guise, sur la part dudit Arnoul dans les dîmes susdites, y compris dans la 6 e des menues, en vertu du don de Jobert, jadis curé de Mont-Saint-Hubert. An 4234.

DLV. — Jacques, évêque de S l -Jean d'Acre, R. abbé de Vaucelles, J. abbé de Floreffe, R. de Barbenchon, exécuteurs testamentaires de H. évoque de Liège, déclarent que ce prélat a laissé à l'abbaye 40 livres blancs neufs à placer au profit d'une chapelle à fonder, pour le repos de son àrae, dans le château de Pierrepont, laissant à l'abbé le soin de faire emploi de cette somme. An 4229.

DLVI. — Godefroy, évêque de Cambrai, déclare que l'accord s'est établi entre l'abbaye et l'église de Chimay,au sujet d'une contestation sur quelques dimes en la paroisse de Maçon, en ce sens que l'abbaye aura quatre des sept parts des grosses dimes anciennes ou nouvelles, plus un grenier commun avec gardes, batteurs et commis aux ventes, institués chaque année ; les réparations au grenier seront faites en commun, avec cette condition que tous les bois nécessaires seront fournis par l'église de Chimay. Fait l'an 1236.

DLV1I. — L'official de Laon déclare condamner Robert de Bazoches, chevalier, par contumace, après avoir entendu les témoins et apprécié les faits, à rendre à l'abbaye 40 sols blancs légués par Ada de Wiège, dont ledit chevalier était héritier et contestait le don. An 4236.

DLVIII. — Guy, seigneur de Voulpaix, fait savoir que dans la grange de Saint- Martin de Laon dite Clanlieu, il a acquis 43 jalois de blé, le meilleur après la semence, mesure de Guise, à prendre chaque année, en libre aleu, et qu'il les a donnés à l'abbaye, du consentement de Mathieu, Hugues, Pierre et Guillaume, ses fils. Mars 4232.

DLIX. — Gautier, abbé de Saint-Martin de Laon, déclare que l'abbaye

de Foigny renonce au don susdit et en échange percevra une rente de 20 jalois et un aissin, mesure de Par près, sur la dîme commune dudit village. Août 4234.

DLX. — Hugues li Crous de Nampcelles, chevalier, rappelle le legs fait par sa femme Marie de tout ce qu'elle pouvait avoir en biens d'héritages ou d'acquêts ; il constate que l'abbaye lui délaisse ce legs contre une rente de 2 muids de blé, mesure de Marie, et de 3 jalois de blé laissés par son fils mourant; quant à lui, il donne annuellement 1 muid et 27 jalois de blé, le tout sur les terrages et fermages (agricultura) dudit. Août 1233.

DLXI. — L'official de Laon enregistre ledit acte. An 1233.

DLXII. — Le même déclare que Raoul li Crous de Nampcelles, chevalier, et Cécile, sa femme, ont reconnu devoir à l'abbaye 3 muids 1/2 de blé, mesure de Marie, légués par feu Hugues, leur ayeul, sur leur grange de Nampcelles. Juillet 1233.

DLXIII. — Anselme, évêque de Laon, déclare que Gépuyn de Reuil et Houdiarde, sa femme, ont vendu pour 27 livres parisis une rente de 3 muids de blé d'hiver à prendre sur la dîme de Plomion, qui était venue à ladite Houdiarde héréditairement, consentant Pierre dit clerc de Nampcelles, « racione maniburnie Haimerii, quondam filii Bartolomei de Vinci », suzerain. Mars 1232.

DLXIV. — L'official de Laon déclare que Simon de Beaurepaire, et Mathilde, sa femme, reconnaissent devoir à l'abbaye un cens de 2 jalois de blé, mesure de Beaurepaire, à cause du don de feu Wilard, père de Malhilde. An 1238.

DLXV. — Enguerrand, seigneur de Coucy, déclare qu'ayant acheté de Roger de Remies et Ida, sa femme, la part de la dîme de la Tombelle et de Marie que tenait Guichard, sénéchal de Marie, et qu'il avait donnée en dot à ladite Ida, c'est-à-dire quatre parts sur neuf, il la donna à Renard dit le Cointe, bourgeois de Marie, sergent dudit seigneur, lequel, du consentement de sa femme Marie, la céda à l'abbaye en échange de tous les cens que l'abbaye possédait à Marie en argent, chapons, etc., sauf les masures de la dame d'Avesne et 2 chapons et 2 deniers dont elle avait précédemment disposé : ledit Enguerrand approuve le tout en stipulant que sur cette dîme Hugues de Voulpaix, chevalier, mari d'Elisabeth, fille d'Henri de la Tombelle,

chevalier, a droit à 6 muids et 4 jalois, et l'abbaye de Saint-Martin de Marie à un 1/2 muid. An 1234.

DLXVI. — Anselme, évêque de Laon, déclare ledit acte. An 1234.

DLXVII. — Enguerrand, seigneur de Coucy, déclare que Milon dit de Saint-Lambert, chevalier, son vassal, a vendu à l'abbaye tout le terrage et toute la dîme qu'il tenait dudit seigneur au territoire de Vervins, consentant sa femme Marguerite. An 1235.

DLXVI1I. — Anselme, évêque de Laon, déclare cet acte. An 1235.

DLXIX. — Le même déclare que Vautier de Regni, chevalier, et Massa, sa femme, reconnaissent devoir à l'abbaye une rente de 1 muid de blé, mesure de Vervins, à la Toussaint, sur ses terres, maisons et autres lieux de Vervins. An 1231.

DLXX. — L'official de Laon déclare qu'Henri, chevalier de la Tombelle, après contestation, a reconnu devoir 100 sols laonnais légués par son frère Guichard, chevalier, à prendre chaque année sur son héritage, et qui depuis cinq ans qu'était mort ledit Guichard n'avait pas été payés ; ledit Henri soutenait qu'il ne devait rien, son frère n'ayant pas pouvoir de faire ce don : « dicens quod tamen legare non potuit, quia dictus W. non tenebat nisi feodum etper consuetudinem patris legare non potuit, preterquam quintam partent feodi sui, et Ma quint a pars non sufficit ad solutionem dictorum C. solidorum ». Finalement, après décisions d'arbitres, il fut conclu qu'Henri, pour l'arriéré de trois années, paierait 77 sols laonnais. An 1237.

DLXXI. — Le même déclare que le même chevalier reconnaît avoir pour 130 livres parisis une rente de 6 muids de blé, moins 2 jalois, mesure de Marie, à prendre à la Toussaint sur les revenus dudit à la Tombelle, ce que loue sa femme Elisabeth ; garant Hugues, chevalier de Voulpaix, du consentement de Mathieu, seigneur de Voulpaix, sur sa terre de Beaurepaire, et à son défaut, ledit Mathieu s'engageait à fournir la rente. Ce qu'approuve encore Agnès, fille dudit Henri et femme dudit Hugues. 1237.

DLXXII. — Charte sur ce dudit Mathieu, seigneur de Voulpaix, frère dudit Hugues. An 1237.

DLXXIII. — Charte sur ce dudit Hugues de Voulpaix, seigneur de Beaurepaire. 1237.

DLXXIV. — Charte sur ce dudit Henri, chevalier de la Tombelle. Février

DLXXV. — Geoffroy, doyen de la chrétienté de Chimay, fait savoir que Hugues, chevalier, fils du seigneur Nicolas de Petiers, prévôt de Chimay, a confirmé l'aumône faite par feu Jean, prévôt de Chimay, des dîmes, terres, cens, etc., avec tous droits quelconques. An 1231.

DLXXVI. — Nicolas, doyen de Chimay, et son chapitre déclarent s'être accordés avec l'abbaye au sujet de la dime de Maçon en ce sens que sur les grosses dîmes de toute la paroisse, c'est-à-dire aux territoires de ce lieu et de Ymbrechies, l'abbaye aurait quatre parts sur sept. An 1236.

DLXXVII. — Bovon, chanoine et « custos » de l'église de Saint-Quentin, déclare que Vaucher de Flavy, bourgeois de Saint-Quentin, a reconnu qu'avec Gérard, son frère, ils ont acheté de l'abbaye un cens de 15 sols sur la maison de Jean Soteliket, à l'entrée de la rue Saint-Thomas, près du moulin Gronnars, à charge de payer audit « custos » le principal cens dû sur cette maison, à savoir 8 deniers et 2 chapons ; de plus ils paieront au lieu et place de l'abbaye de Foigny un cens de 10 sols à l'église de Saint-Preiect, au jour de la fête du Saint. 1230.

DLXXVIII. — Adam d'Eaucourt, officiai de Laon, déclare que Pierre, Jean, Gérard, clerc, fils de feu Simon d'Origny, et Marie Pain-et-lait, bourgeois de Saint-Quentin, ont donné à l'abbaye 10 sols parisis de cens sur une maison à Saint-Queulin, rue du vieux Marché. An 1237.

DLXX1X. — Wermond, doyen de Saint-Quentin, déclare que Pierre de Saint-Quentin, clerc, fils de Constant de Micheli, a donné à l'abbaye 5 septiers de blé de rente à Etreilliers. De plus il renonce à tout droit sur la succession de Hugues, son ayeul. An 1237.

DLXXX. — Le même déclare que Constant, bourgeois de Saint-Quentin, reconnaît avoir pris à cens de l'abbaye un champ de 6 septiers de terre, au territoire de Saint-Quentin, près du moulin à vent, pour douze ans, à raison de 5 septiers de blé et 5 d'avoine, de grains croissant en ce lieu, mesure de Saint-Quentin. An 1239.

DLXXXI. — G. abbé de Citeaux, annonce que l'abbé de Foigny avec celui de Bohéries ont acheté une étable (stabulum) à Citeaux et ont fait restaurer à leurs frais la maison où demeurent les tornatores. En chapitre général, 1235.

DLXXXII. — Renier, seigneur de Bruni, déclare que sa mère Agnès a donné à l'abbaye 20 sols blancs de rente à la Toussaint, sur son wionage d'Estrées, sous le fief de Gilles d'Estrées, chevalier, son frère ; approuvé par Marie, sa femme. An 1239.

DLXXXIII. — Guillaume de Saint-Omer, seigneur de Prisches, déclare que Jean de Chàtillon, jadis son bailli, et Marie, sa femme, ont vendu à l'abbaye tout ce qu'ils avaient à Prisches avec le pourpris sis entre la maison de Vautier, scriptor, et celle de Hugues de Buironfosse ; ledit seigneur conservant la seigneurie et justice, sauf sur les moines et convers de l'abbaye. An 1239.

DLXXXIV. — Clément de Saint-Germain, officiai de Laon, déclare que Gépuin de Reuil, et Houdiarde, sa femme, parente de Vaulier de Reuil, ont vendu à l'abbaye une rente de 3 muids de blé d'hiver, mesure de Marie, sur la dîme de Plomion, en la partie qui était à Pierre, dit clerc de Nampcelles, à cause de la tutelle d'Haimerie, jadis fils de Barthélémy de Vincy. Mars 1243.

DLXXXV. — Le même déclare que Robert, chevalier d'Origny-en- Thiérache, a reconnu devoir à l'abbaye chaque année 2 muids de blé d'hiver, vieille mesure d'Origny, à cause de l'aumône de feu son père et de Marguerite d'Eppes, son ayeule paternelle, sur ses terrages. Novembre 1244.

DLXXXVI. — Le même déclare qu'Arnoul Gokigny, Guillaume, Philippe, Jean, fils de Wiard d'Hauteville, réunis en l'église de Boue, devant Thomas, clerc de la cure de Laon, ont ratifié la vente faite par Renier dit Farine, époux de leur sœur Emmeline, de 4 muids de blé, mesure de Guise, à prendre chaque année sur la dime de Boue, Bergues, Barzy et Patouville ; de plus ils reconnaissent toutes les propriétés quelconques de l'abbaye à Boue. Octobre 1243.

DLXXXVII. — Guy, chevalier de Cella, reconnait que Clémence, son âyeule, a donné à l'abbaye 6 jalois d'avoine, mesure de Cella, à prendre chaque année sur le terrage de vallejuxtd Cellam. An 1240, décembre.

DLXXXVIII. — Gillebert, doyen de Guise, déclare l'accord intervenu entre l'abbaye de Saint-Vincent de Laon, le curé de Saint-Gerrnain et de Lescheiles d'une part, et le maître et les frères de la léproserie de Guise d'autre part, sur la dîme d'une vigne dans la clôture de ladite maison des lépreux,

laquelle dîme devra rester aux lépreux en donnant aux susdits 3 assinos de blé, chaque année à la Saint-Rem y. Jour de la décollation de Saint-Jean- Baptiste 4243.

DLXXXIX. — L'official de Laon déclare que Renard de Vallo, chevalier, reconnaît que l'abbaye a droit à une rente de 1/2 muid de blé sur sa part dans la dîme de Cella, avec cette condition que cette part étant louée pour cinq ans à Jacques, clerc de Crupilly, ladite rente pendant ce temps sera prise sur la grange du chevalier à Vàllis. Janvier 1246.

DXC. — Werric de Moy, chevalier, seigneur de Bernoville, fait savoir que « crucesignatus in plena vita mta et mei compos existons, du consentement de sa femme Hélinde, et de son fils Werric, il a donné pour le repos de son âme et de celle de G. jadis seigneur de Moy, en récompense des violences commises par ledit Werric à l'abbaye, une rente de 2 muids de blé, mesure de Saint-Quentin, pour la pitance du couvent à son anniversaire, à prendre sur la vigne de Versigny. Juin 1239.

DXCL — L'official de Laon déclare que Simon de Beaurepaire, mari de Mathilde, fille de Willard, reconnaît devoir à l'abbaye la rente de 4 muids de blé donnés par ledit Willard, à prendre sur les biens dudit Simon, sur tous ses biens de Beaurepaire. Janvier 1240.

DXC1I. — Le môme déclare que Viet de Clanstro, fils de Philippe Cholet, renonce à une rente de 20 sols laonnais sur deux stalles, au marché de Laon où l'on vend les calige, appartenant à l'abbaye par legs, acceptant à la place 20 sols laonnais sur diverses terres et vignes au territoire de Laon. Veille de Quasimodo, 1244.

DXCIII. — Le même déclare qu'Arnoul Cokigny a vendu à l'abbaye pour 20 livres parisis une rente de 2 muids de blé, mesure de Guise, sur sa dîme de Boue, Bergues, Barzy et Patouville ; approuvé en ce par Gérard Pinçons, suzerain, par Gérard et Vautier, fils d'Ârnoul, Guillaume, Philippe et Jean, ses frères. Il est ajouté que l'abbaye aura une autre rente de 1 muid de blé, après la mort de Nicolas, curé de Boue, qui en a la jouissance, Juin 1246.

DXCIV. — Confirmation de la dite vente par Garnier, évêque de Laon. Samedi après Saint-Martin d'hiver, 1247.

DXGV. —Le même confirme le don fait par Renier Farine d'une rente de quatre muids de blé susmentionnée, sur la dîme deBoiïé,Bergues, etc. Même date.

DXGVI. — Jacques, évêque d'Arras, donne deux maisons sises devant le cloître de Notre-Dame de Laon, près l'hôpital Saint-Nicolas, en réservant pour lui l'usufruit, et pour son frère Ponsart, chanoine d'Arras, et Maurice, son neveu, chanoine de Roseden, l'habitation. Avril 1248.

DXCVII. — Le même déclare de nouveau le même don sans répéter les réserves susdites. Avril 1248.

DXCVIII. — Baudouin, abbé de Saint- Vincent de Laon, enregistre ledit don de Jacques de Dinant, évêque d'Arras. Août 1250.

DXHIX. — Garnier, évêque de Laon, fait savoir que l'abbé et le couvent de Foiguy auront, par sa grâce, le droit d'ouvrir des chapelles dans leurs granges et autres lieux leur appartenant. Avril 1247.

DC<. — P. de Vauclerc et H de Bohéries, abbés, déclarent, en vertu des ordres du chapitre générafde Cileaux, avoir visité le Sauvoir sous Laon, et inspecté ses dépendances, en présence de l'abbé de Foigny, visiteur général constitué parle chapitre général. Jour Sainte-Catherine 1239.

Dfïï. — L'official de Laon déclare la vente de 18 jalois de blé de rente sur la dime de Boue, etc., faite par Arnould Cokignies. Janvier 1247.

DCII. — Le même déclare que Arnould, dit Cokignies, a remis à Jean, moine de Foigny, député de l'abbaye, la 6 e partie de la grosse dîme de Boue, etc., avec tous droits quelconques. An 1248, 3 e férié après Miseriœrdia Domini.

DC1II — Garnier, évêque de Laon, confirme ledit acte comme suzerain. Mars 1248.

DCIV. — Gautier, sieur d'Avesnes et de Guise, confirme ledit acte comme suzerain. Mars 1248.

DCV. — L'official de Laon constate que dame Elisabeth de Cella, femme de Guy, chevalier de Proisy, possédait du chef de son premier mari, Jean, chevalier de Cella, une rente de 6 muids et 3 jalois de blé d'hiver, 4 muids d'avoine ; que Gérard et Drogon, fils desdits Elisabeth et Jean, avaient de même une rente de 2 muids et 9 jalois de blé d'hiver et 4 muids d'avoine, le tout mesure de Guise ; que l'abbaye avait une rente d'un muid

Cart. de Foi. 14

de blé par le don de Jean de CeUa., frère de Gérard, et Drogon, même mesure, sur la moitié des terrages de Voulpaix, de Laigny et de Beaurepaire tenus de Raoul de Haution, frère dudit Jean, chevalier. Or ladite Elisabeth, de l'aveu de son mari, remit à Jean Dumérican de Lugny, suzerain, sa part susdite de grains pour la remettre à ses deux fils. Après quoi lesdits frères vendirent les terres à l'abbaye pour 240 livres parisis. Ce que louèrent dame Elisabeth, Guy, son mari, Guy, chevalier, seigneur de Cella, fils de ladite Elisabeth, demoiselle Maria, femme de Drogon, Beaudoin, chevalier, seigneur de Ribeauville, et dame Denise, sa femme. Août 1248.

DCVI. — Jean, seigneur de Lugny, approuve cet acte. Juillet 1248.

DCVII. — Raoul, seigneur de Coucy, approuve de même comme suzerain. Juillet 1248.

DCVIII. — Guy, seigneur de Dercy , chanoine de Laon , fils de Jean , chevalier, jadis seigneur de Dercy, confirme tous les biens de l'abbaye à Dercy, savoir: le champ à la Croix contenant 10 jalois de blé de semence, 12 sols laon. (sols blancs), et 3 quartels Uni brusali sur des terres, don de feu Nicolas, seigneur de Dercy , et divers autres donnés par Warnier, convers de Foigny, Ermengarde, femme de Thomas, fils dudit Warnier. etc Juillet 1248.

DCIX, — L'official de Laon déclare la vente des frères Drogon et Gérard, Août 1248.

DCX. — Le même déclare que Robert, dit Imperator, et Clémence, sa femme, de Bruyères, ont vendu, pour tredecies rigenti livres moins 100 sols laon., une maison à Bruyères avec ses dépendances, pourpris, etc. Veille des Rameaux 1249.

DCXI. — A. abbesse de Mon treuil, déclare avoir vendu à Foigny pour 40 sols parisis 2 jalois de blé et d'avoine à Wimy sur son terrage. Mars 1255.

DCXII. — Pierre Amiot, chanoine officiai de Laon, déclare que Philippe de Molendini8 et Etienne, fils de Marie de Marie, écu y er, autorisent l'abbaye à envoyer ses troupeaux dans un canton d'Origny où ils possédaient la menue dtme, sans prélever aucun droit quelconque sur lesdits animaux, sous peine de 10 livres parisis d'amende. Août 1248.

DCXin. — Jean, abbé de Thenailles, prononce sur le discord soulevé

entre les moines de Foigny et le curé de Maris au sujet de terres sises dans les îles entre Maris et Marie, en réglant le différend également entre les parties. Mai 1257.

DGXIV. — Louis, roi de France, accorde protection à toutes les choses de l'abbaye. Sentis, avril 1232 , adressé aux prévôts de Laon et de Saint-Quentin.

DCXV. — Le môme accorde même grâce à Bruyères , s'adressant aux mêmes prévôts. Novembre 1224.

DCXVI. — J. abbé de Citeaux accorde aux abbés de Foigny et de Bohéries, au temps de chapitre général, à perpétuité, une petite chambre entre celle de l'abbé de Clairvaux et celle de l'abbé d'Ourscamp. Veille de la Nativité de Notre-Dame 1262.

DCXVII. — Pons, abbé d'Auberive, cède à perpétuité pour une somme aux abbé- de Foigny, Bohéries, Aina, une chambre, au midi de l'église, contiguë à celle de Vaucelles et de Dunes, sans que nul puisse y être logé sans la permission des deux susdits abbés. Octobre 1258.

DCXVIII. — L'official de Laon déclare que Gilon de Chérest et damoiselle Virlridis, sa femme, ontvendupour27 sols parisis une rente de ôseptiers de vin de vinage, mesure de Bruyères, à Montchàlons. Janvier 1261 .

DCXIX. — Pierre Amiot, chanoine officiai de Laon, déclare que dame Aélide de Raens, veuve de Gobert de Delegnon, et demoiselles Ada et Eremburge filles desdits, ont pour 6 livres tournois consenti à ce que l'abbaye jouit paisiblement de tout ce qu'elle peut avoir et acquerra en biens quelconque. Novembre 1258.

DCXX. — L'official de Laon déclare que Renier d'Arras et Ermengarde, sa femme, ont légué à l'abbaye tous leurs acquêts et tout ce qu'ils peuvent léguer de leurs biens héréditaires à Montigny, près Marie, à Marie (maison présentement tenue par la dame de Coucy),et nombre dejalois de grains de rente àThiernu, Berlancourt, etc., du consentement des héritiers d'Ermengarde, Jean le jeune, Jean, son frère, fils de Lambert, prévôt de Marie, Vautier, dit Warterie, de Marie, après opposition. An 1230, novembre.

DCXXI. — L'official de Laon déclare que Ada, châtelaine de Dercy, veuve de Guillaume de Manoris, reconnaît que l'abbaye possède un champ à

Dercy, invaUe de Fais&aux, libre de tous droits quelconques, avec cette clause que si le suzerain supérieur forçait les moines à se défaire de cette propriété, ladite Àda paierait au couvent 50 sols pari sis, hypothéqués sur tous ses biens. Veille des « Ames » 1257.

DCXXII. — Le même déclare que Renier d'Arras, bourgeois de Marie, et Ermengarde, sa femme, ont donné tous leurs acquêts et ce dont ils pouvaient disposer de leurs biens héréditaires. An 1242, 2 e férié après Saint- Luc.

DCXXIH. — Le même déclare que Godard de Dynant et Ermengarde, sa femme, citoyens de Laon, ont cédé à l'abbaye tout ce qu ils pouvaieut avoir en la maison de Ponsard, chanoine de Saint-Pierre de Laon, sur le marché de cette ville, rue Saint-Nicolas. Samedi avant Lœtare Jérusalem, 1256.

DCIXIV. — Guy de Celles chevalier, déclare avoir légué un rrçuid de blé de rente, mesure de Guise, sur sou terrage de Levai. Juillet 1249.

DCXXV. — Guy , chevalier, seigneur de Cella % déclare devoir à l'abbaye 60 jalois d'avoine, mesure de Cella, pour les arrérages de dix ans de la rente de 6 jalois, léguée par son aïeule Clémence sur son terrage do Valle à Cêlla. Avril 1258.

DCXXVI. — Vautier, seigneur d'Avesnes et de Guise, comte de Blois, déclare que l'abbaye a donné à Nicolas d'Avesnes, prêtre de Boue, chapelain du comte, pour sa vie, tout ce qu'elle avait en la dime de Boue, Bergues, Barzy, Patouville et Robizeux, venant du don de Gobert, curé de Mont-Saint-Hubert et de Vénérolles, 2 muids d'avoine dans la partie provenant d'Arnould Koquigny, et le 6 e de toutes les menues dîmes, sous un cens de 50 sols blancs. Avril 1229.

DCXXVII. — Jean de Châtillon, comte de Blois, seigneur d'Avesnes et de Guise, confirme tous les biens que l'abbaye possède en son domaine, par suite de libéralités, savoir : 20 sols blancs du vinage d'Estrées, donnés par Marguerite, veuve de Godefroy de Cas tell an, chevalier; 100 sols blancs, au même lieu, par Gui de Waslers, chevalier; 7 sols blancs, au même, par Egide d'Estrées, chevalier ; 20 sols blancs, au même, par Agnès, sœur dudit Egide ; 100 sols sur le vinage d'Avesnes, don de Jacques deBocenoé, chevalier ; 4 muids de blé et 1 d'avoine sur le terrage de Wimy, de Mathieu, chevalier de Neuve-Maison ; 5 muids de blé à Riehaumont, par Albéric le Vieux, chevalier, seigneur de Courtrizy, et Albéric son (ils. Avril 1260.

DCXXVIH. — Jacques de Rumigny , seigneur de Bocenoé, chevalier, déclare ledit don. Samedi avant Saints Pierre et Paul 1255.

DCXXIX. — Confirmation duditpar Nicolas, chevalier, seigneur de Rumigny. Même date.

DCXXX. — Boven, doyen de Saint-Pierre-au-Marché de Laon, donne pour son anniversaire annuel 10 sols parisis sur une maison de l'abbaye, sise à Laon rue Saint-Nicolas ; il reconnaît aussi devoir à l'abbaye, sa vie durant, une rente de 100 sols tournois ; plus 7 sols au curé paroissial de Laon pour la maison où demeure ledit curé. Mai 1259.

DCXXXI. L'official de Laon déclare ledit acte. Même date.

DCXXX1I. — Le même déclare que Odard, dit de Assigny, seigneur de Roégnon, et Béatrice sa femme, donnent une rente de 2 muids de blé, mesure de Saint-Quentin, à la Toussaint, à Àssigny. Décembre 1259.

DCXXXHI. — Le même déclare que Evrard Faber, mayeurde Voyenne, et Mathilde, sa femme, de Barenton, ont vendu pour 48 livres parisis cinq champs à Voyenne. Samedi après Quasimodo 1257.

DCXXXIV. — Enguerrand , seigneur de Coucy et de Marie , confirme le don fait par legs de son père Jean de 10 livres parisis de rente, en échange desquelles ledit Enguerrand cède le tiers de la moitié de la grosse dîme de Froidmont. Mars 1256.

DCXXXV. — Confirmation de ce don par Marguerite , femme dudit Enguerrand de Coucy, ayant acquis ladite dîme de Gérard, dit chevalier de Froidmont. Même date.

DCXXXVI. — Iver, évêque de Laon, confirme ce don. Mai 1258.

DCXXXVH. — L'official de Laon enregistre la confirmation dudit don par lesdits vendeurs. Mars 1256.

BCXXXVIII. — Nicolas, chevalier, seigneur de Rimogne, déclare que Herbert dit Rous$iaux y i\\s de Gominde Fimain, et Gerberge, sa femme , donnent 9 pieds de lapicidina, dite autrement scallaria. près de celle de l'abbaye de Bonnefontaine à Rimogne, plus 3 autres pieds près de celle de Signy ; de plus Ricuin de Rimogne et Marguerite, sa femme, donnent au même territoire 30 pieds de lapicidina entre celles de Signy et de Bonnefontaine ; ce que ledit seigneur approuve en accordant dispense de tous droits quelconques. Mai 1247.

DCXXX1X. — Le même déclare qu'il a vendu une petite pièce de terre sise près la porte masnagii de l'abbaye à Rimogne, avec permission d'en* tourer ladite d'un mur de pierres. Mars 1200.

DCXL. — Le môme déclare avoir vendu pour 130 livres parisis 6 modiées de terres arables à Rimogne, derrière le manoir des moines dit scallalia, entre la haie du Càtelet et la grande forêt, avec tout droit ; il cède en outre aux mêmes le droit d'avoir dans ladite maison 300 moutons ou brebis, non compris les agneaux qui naîtraient, avec droit de pâture dans tout le domaine de Rimogne : ce qu'approuve Basilique sa femme. Dimanche avant Saint-Barnabe 1253.

DCXLI. — Egide, chevalier, seigneur de Montcornet, déclare approuver ladite vente, faite par son frère Nicolas, d'une petite pièce de terre. Avril 1260.

DCXLII. — Gilles de Rochefort, chevalier, fait savoir qu'il confirme le legs de sa femme Félicité, de 4 jaiois de terre. Septembre 1259.

DCXLIII. — Egide, chevalier, seigneur de Montcornet, approuve la vente des 6 modiées de terre susdites et celle de 27journaulx de terre faite par Ponsard dit le marinier, à Rimogne. Juillet 1263.

DCXLIV. — Hugues, chevalier, seigneur de Neu ve- Maison , approuve ledit et accorde toute pâture à Castellari, à Rimogne. Juin 1263.

DCXLV. — Gérard, chevalier, seigneur de Castellari, confirme la vente des 6 modiées susdites et la liberté de pâture susdite, l'ajoutant de son chef dans toute la terre de Castellari pour les 300 agneaux de la maison des moines à Rimogne. Juin 1263.

DCXLVI. — Nicolas, chevalier de Rimogne, confirme la vente de Ponsart Mannier. Dimanche après Lœlare Jérusalem, 1262.

DCXL VIL — L'official de Reims déclare que, le siège archiépiscopal vacant, ledit Nicolas a vendu lesdites mo liées, dites scallaria , sises à Rimogne, derrière le manoir des moines, entre la haie de Castellari et la grande forêt, plus six autres modiées en aleu franc de tout droit pour la somme de 130 livres parisis, confirmant les autres acquêts de l'abbaye , savoir: 3 autres modiées dont ils avaient 9 journaulx depuis 20 ans, 27 journaulx acquis de Ponsart dit le meunier, libres de tout terrage, mais pas de la dîme ; en outre pour le susdit prix, ledit chevalier concède le

droit d'avoir en la ferme 300 moutons et les agneaux en plus, droit de pâturage avec la permission d'avoir 2 ou 3 chiens non attachés. Juin 1263.

DCXLVI1I. — Gérard de Casteier, Hugues de Neuve-Maison, ratifient la vente de Ponsart li meunier. An 1262.

DCXLIX. — Vincent, abbé de Saint-Michel, s'en remet à Jean, abbé de Thenailles, et Clément, archidiacre de Laon, sous peine de 100 livres paris is, pour accord à conclure avant la Madeleine avec l'abbaye de Foigny. Juin 120).

DCL. — Texte dudit accord par lequel il est convenu que la pêche du Glant demeurera à l'abbaye deSaiut-Michel, qui abandonne en échange sa prétention sur tout ce que Foigny a acquis à titre quelconque jusqu'à ce jour à Estrées, avec permission d'en disposer librement ; plus le droit d'acheter chaque année un chemin de 60 pieds de largeur à Estrées pour

conduire les troupeaux de Foigny de leur ferme d'Aubenton aux pâturages de Hautiou. Enfin l'abbaye de Saint-Michel conserve le pré de Blissy à charge de faire dans l'année un chemin vers le ruisseau et un pont de pierres, les moines de Foigny donnant pour ce 12 livres parisis et devant amener un millier de grosses pierres de la carrière de Saint-Michel audit lieu avec leurs voitures et à leurs frais. Veille de la Madeleine 1260.

DCLI. — Jean, abbé de Thenailles, déclare ledit accord. Même date.

DCLII. — Colard du Nouvion, dit de Bruyères, bailli du comte de Biais en la terre d'Àvesnes et Guise, déclare que Vautier et Gérard frères, dits Cokegni, ont douné tout ce qu'ils avaient en la dime de Boue. An 1259, 6 e férié après les octaves des Saints Pierre et Paul.

DCLIII. — L'oflicial de Laon, par mandat du mayeur et du jurât dudit Jieu, déclare qu'il y avait discord entre les marguilliers ou proviseurs de l'église de Saint-Martin de Marie et le curé de Saint-Martin en communauté de ladite paroisse d'une part, et l'abbaye de Foigny d'autre part. Il fut conclu que l'abbaye abandonnerait la rente d'un demi-muid de blé sur la dime de Saint- Martin donnée par un sieur de Tomella et leur donnerait 19 livres, soit comme complément d'arrérages de blé dus, soit à titre

gracieux pour la réparation de la nef de l'église. Mars 1250.

DCLIV. — Le même déclare que feu Asson dit Herboures, de Saint- Clément, père de Gréberge, femme de Collard de Saint-Clément, clerc, a

légué une rente de 15 sols parisis sur un pré à Lambercy, dit Tyebouth ; et que Colard, ayant tenu plusieurs annnées ce pré, reconnaît devoir pour ce à l'abbaye 45 sols parisis à payer avant la Saint -Remy. Veille de l'Assomption, 1268.

DCLV. — Etienne, abbé de Clairvaux, déclare à l'insigne dame de Coucy, que le chapitre général a autorisé, sur la demande de l'abbé de Foigny, l'anniversaire d'Enguerrand de Coucy, mais que ledit aurait lieu in conventu,et que le nom d'elle, de Raoul, et celui des autres fils y seraient ultérieurement ajoutés, en récompense des services rendus par lesdits personnages au monastère. Fête de Saint-Lambert, 1249.

DCLVI. — L'official de Laon déclare que Gobert de Sissonne, fils de Robert Cellier et d'Emmeline, renonce à ce qu'il réclamait sur les dîmes de Plomion. Avril, 5 e férié avant Lœtare Jérusalem, 1243.

DCLVII. — Pierre, abbé de Saint-Martin de Laon, déclare l'accord de son monastère avec celui de Foigny au sujet de diverses dîmes au territoire de Bièvre, de Montchâlons, et diverses autres choses, en ce sens que l'abbaye de Saint-Martin conservera le tiers des premières et la moitié des secondes. Août 1265.

DCLVIII. — L'official de Laon fait savoir que Jean dit Canyn, de Montcornet, a vendu une maison auditlieu près de la rue duMarché-aux- Porcs pour le prix de 200 livres parisis. Août 1264.

DCLIX. — Guillaume, évéque de Laon, déclare permettre aux religieux de conserver les terres achetées sans sa permission en son fief à Montchâlons et Vaureseine, de Albéric de Courtrizy, Anselme de Buyssi, chevaliers. An 1263, 5 e férié après Saint-Martin d'hiver.

DCLX. — L'official de Laon déclare que Agnès dite la Gozarde, et Oda la Jocele, de Marie, ont vendu pour 4 livres et demie parisis un cens de 5 sois et demi laonn. et 2 chapons sur un courtil à Marie, près la grande maison des moines à Marie; et un autre de 10 sols laonn. sur ladite grande maison. Janvier 126 4.

DCLXI. — L'official de Laon déclare que Wiard Faber, de Luzoir, et Harvide, sa femme, ont donné les biens acquis par eux à Montcornet, savoir: une maison, 20 jalois de terre arable, une modiée de terre à Voyenne, etc. Mai, 4 e férié avant Misericordia Domini, 1264.

DCLXII. — Gérard, chevalier, sire de Chastelet, fait savoir qu'il donne aux abbayes de Foigny et de Bonnefontaine 100 pieds de front de pierre « pour faire escaille ki sient desur ma bergerie après les ges d'escaille con i fait, » à charge de payer à la Saint-Remy « par millier de la grant escaille vi deniers parisis, de la petite ni deniers, de la couverture vu deniers et de laisseult ni deniers et didis pièces i denier de cens, » permettant en outre aux religieux de se servir pour ces travaux de ses routes. An 12 GO.

DCLXIIL — L'official de Laon déclare que Baudouin dit Mairiaus, de Marie, et Hawide,sa femme, ont donné leurs prés, terres, maisons et jardins. 2 e férié après la Nativité de la Vierge, 1255.

DCLXIV. — Thibaut, comte de Champagne et de Brie, comte palatin, roi de Navarre, confirme la vente de 6 modiées de terres faite par Nicolas, chevalier de Rimogne, et de 27 journels, par Ponsard le Meunier. Juin 1265.

DCLXV. — L'official de Laon déclare que Jean dit Canyn, bourgeois de Montcornet, a vendu pour 64 livres parisis une terre libre de toutes charges, sauf dime etterrage, audit territoire. Veille de Pâques, avril 1265.

DCLXVI. — Le doyen et le chapitre de Laon déclarent reconnaître les nouveaux acquêts de vignes faits par l'abbaye de Foigny, sans autorisation, aux territoires de Martigny, Chavaille et Courpierre, moyennant une somme de 30 livres tournois. Octobre 1266, veille de Saint-Remy.

DCLXVII. — Nicolas, chevalier, seigneur de Rimogne, vend pour 22 livres parisis tout ce qu'il peut avoir de droit héréditaire et autre sur les défrichements de la haie sise entre le chemin de Geselier à la maison de Signy et la scallaria de l'abbaye de Foigny. Février 1268.

DCLXVIII. — L'official de Laon déclare que Clarembaud Larderius dit Competous, bourgeois de Bruyères, a reçu de l'abbaye une masure des moines, sise à Bruyères, en l'Escorcherie, pour un cens perpétuel de 16 sols laonnois. Juillet 1265.

DCLXIX. — Le doyen et le chapitre de Laon déclarent s'en rapporter à la décision des arbitres, à rendre avant la Saint-Remy, pour le discord réglé ci-dessus. Août 1266.

DCLXX. — Jugement sur ce différend rendu par les arbitres acceptés, Pierre de Vigneux, Egide Lisiard, chanoines de Laon, Nicolas de Lan-

Cart. de Foi. \ 5

douzy, cellerier de Foigny, et Jean de Querjeto, moine de la dite abbaye. Septembre 126G, veille de Saint- Michel archange.

DCLXX1. — J. doyen et le chapitre de Laon déclarent ledit accord. Veille de Saint-Remy 1266.

DGLXXIL — L'official de Laon déclare que Gobert de Saint-Marlin- Rieux, et Ermengarde, sa femme, fille de Ernud de Thiernu, ont vendu à Enguerrand, sieur de Coucy, deux des neuf parts de la grosse dîme de toute la paroisse de Saint-Nicolas de Marie et de Thiernu et 33 jalois de terre arable, libres de tout terrage, et autres cens à Thiernu le long du chemin de Montigny-sous-Marle à Rogny pour le prix de 212 livres parisis. Août, veille de Saint-Laurent 1266.

DGLXXIII. — Le même dénonce le même acte à la date de décembre 1266.

DCLXXIV. — Enguerrand de Coucy, seigneur de Montmirail et d'Oisy, et Marguerite, sa femme, déclarent donnera l'abbaye tout ce qu'ils avaient et 3 parts des 9 de ladite dime et les 33 jalois de terre susdits. Août 1260.

DCLXXV. — Guillaume, évêque de Laon, déclare ledit don.

La lin de cet acte manque, ainsi que la suite des chartes du Cartulaire, mais nous trouvons dans la table qui accompagne chacune de ses parties renoncé des pièces qui le complétaient :

DCLXXVL — De pace facta inter ecclesiam Fusniacensem et Jacobum, domicellum de Monte Cabillouis.

DCLXXVII. — Littere Jacobi de Monte Cabillonis de dicta pace.

DCLXXVIII. — Littere curie laudunensis de v solidis laud. quos Johaunes dictus Pestiaus débet super unam domum sitam in villa de Veelut.

DCLXXIX. — Littere de masura Willermi dicti Strabo de Brueriis quam acquisivimus.

DCLXXX. — De pace facta inter nos et dominum Renerum militem de Taut.

ÛCLXXXI. — Littere Paskeri de Luzorio et Marie uxoris ejus de x solidis par.

DCLXXXil. — Littere domini N. et uxoris ejus Basilie de terra Ullio acquisita de dicto domino.

DCLXXXIII. — Littere domini N. et domini G. et domini H. fratrum de nova acquisitione.

DGLXXXIV. — Litière domini Hugonis de Novisdoraibus de pace facta. inter ecclesiam Fusniacensem et Hugonem le Karlier de Rimoigne.

DCLXXXV. — De la reconnaissance que Hugon le Karlier et sa femme en tirent.

DCLXXXVI — De pace facta inter ecclesiam Fusniaci et dominum Radulphum.

DCLXXXV1I. — De pace facta inter ecclesiam Fusniaci et abbatem et conventum Sancti-Johannis in Lauduno.

DCLXXXVII. — Littere domini Ingeranni de Couci de libertate rerum quas de novo acquisivimus.

DCLXXXVIII. — Littere curie laudunensis de libertate rerum quas sub dominio Jofridide Arenchot.

DGLXXXIX. — De libertate rerum quas possidemus apud Derci.

DGXC. — De censu cujusdem curtilli apud Marlam.

DCXGI. — Littere régis Francorum et confirmatio de novo acquisito.

DCXCII. — De pace facta inter ecclesiam Fusniaci et Johannem, armigerum de Pagnon.

DCXCI1I. — De pace facta inter nos et ecclesiam S. Nichasii remensis.

DCXCIV. — Littere domini N. Raillet et uxoris ejus de ultima venditione.

DCXCV. — Confirmatio pacis inter nos et ecclesiam de Bucillies. DCXGVI. Littere domini de Wiege de xl solidis alborum annuis. DCXCVIL — De uno modio bladi apud Benai.

Les chai tes suivantes sont ajoutées à la suite du Cartulaire, d'une écriture du commencement du xn c siècle.

DCXCVIIL — Vaucher Sarrazins, chevalier, seigneur du Chastelet et Rimogne, fait savoir son accord avec F abbaye au sujet de l'Escaillère des moines sise au terroir du Chastelet, pour laquelle le seigneur disait qu'on ne pouvait faire un front large de plus de 100 pieds, et sur sa prétention d'avoir seigneurie, justice et juridiction en la maison, enclos et pourprisdes religieux à Rimogne. Ledit seigneur après avoir vu les chartes du seigneur Huon de Montcornet « jadis Mon Cayon » et de Gérard, oncle dudit Vaucher et dont il a cause, reconnaît aux religieux la légitimité de leurs récla-

— ne —

mations pour retendue du front de l'escaillère, avec jouissance du chemin pour y aller, lequel serait refait parle seigneur en cas de destruction, franchise de toute justice et autre droit en leur résidence de Rimogne, « en tôle manière que si aucuns de ciaus qui sont au pain ou au louer ou à le labeur desdits religieux meffaisoient ou fourfaisoient dedans ladite maison, lenclos et le pourpris, je ne puis lesdits religieux occoisonner en aulcun cas ne hors ne eus ne lesmeffaisans ou fourfaisans fors que de cas de crimes notoires. » Mais pour tous autres le seigneur aura tout droit de poursuivre: «Et se aucuns fuioit en la maison, en lenclos et pourpris desdis religieux qui eust fait cas de cryme fors de la maison, de lenclos ou pourpris deseur dit qui ne fust poursuivis de chaude mellée en d'autres cas qui ne fut mie de crime. Je H dis, Vauchiers ou mi serians devons sommer par devant II hommes le frère de ladite maison ou celui qui seroit de par les dis reïigieus de mettre celui fors de ladite maison, enclos et pourpris deseur dis ; et se li frère ou cil qui i seroit de par les religieus n'avoit force de mètre fors le malfaiteur prendre et faire, nous serians pour lesdis religieus sommés pour mètre hors le malfaiteur. Et s'il aveuoit que les frères ou cis qui i seroient pour lesdis religieus ce faire ne peut après ce qu'il seroit souffisamment donnés, je le porroie prendre sans rneflaire. » Juin 1298.

DCXCIX. — Le même déclare son accord avec l'abbaye au sujet de terres acquises par les moines et des dommages causés par les troupeaux de ceux-ci, ledit seigneur donnant toute liberté de pâture aux bêtes de la maison de Rimogne, à charge de payer les dommages à l'amiable. Janvier 1293.

DCC. — Phelippe, dame de Hulïalise, Gérars de Trebus, chevalier, Béatrix sa femme, s'accordent avec l'abbaye au sujet des terres de celle-ci sises au territoire de Raines, dépendant du douaire de ladite Phelippe, mère de Béatrix, et renoncent à toutes leurs réclamations. Juin 1297.

DCCI. — Hues de Chastillon, comte de Blois, seigneur d'Avesnes, et Guillaume, abbé de Saint-Michel et son couvent accordent aux religieux de Foigny la permission de faire vider leurs bois à travers ceux des susdits, quand besoin en sera. Décembre 1294.

DCCII. Le même déclare que l'abbaye, nonobstant les entreprises des officiers dudit comte, a toute justice et juridiction sur les maison, territoire et dépendances d'Eparcy. Juin 1298.

DCCIII. — Anthéaume de Warigny , chevalier , garde de la baillie

d'A vesnes et de Guise déclare que Jean Deffris, chanoine, procureur à ce de l'abbaye de Bucelly a reconnu en la cour dudit que les tréfonciers d'Eparcy rassortent exclusivement à l'abbaye de Foigny. Juillet 1299.

DCCIV. — Oudart de Waudencourt, Jean de Paris et Guillaume de La Motte et Jean Havart, écuyer, constatent ledit acte. Septembre 1299.

DCGV. — Hues de Chastillon, comte de Blois, sieur d'Avesnes et de Guise, reconnaît la possession par l'abbaye d'une maison, pourpris et dépendances en son village de Perches, avec droit d'y acheter et vendre le vin des vignes du monastère, en broc ou en gros, libre de tout forage, etc., avec la justice, etc., suivant les lettres de Guillaume, châtelain de Saint- Omer, alors seigneur de Perches. Mai 1300.

FIN DU CAUTULAIRE

Imprimerie du JOURNAL DE VERVINS, rue de Paris, 31

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