CONVENTUS
CCCCLXXVIII. — Etienne, doyen, F. chantre de la grande église et W. prévôt de Saint-Symphorien de Reims déclarent qu'après contestation Droard, curé de Marie, et Syger, son père, ont promis que sur une maison sise à Marie donnée à Foigny par Jean, jadis doyen, ils paieraient à l'abbaye, tant que vivrait Droard, un cens de 100 sols laonnais, réduit à 60 sols après sa mort. Syger, en outre, du consentement de sa femme Widèle, de ses enfants Droard, doyen, Garin, clerc, Guy, Gautier, Aelide et Wibert, son mari, Emmeline, a assigné à l'abbaye 3 modiées de terre franches de toute charge au lieu dit Lovehan, près du village de Cas ti lion, en garantie de cette convention, avec droit de saisie en cas de non paiement; ladite assignation faite devant le mayeur et les échevins d'EUons et suivant la coutume du lieu. An 1212.
CCCCLXXIX- — Même acte devant les môme juges.
CCCCLXXX. — Geoffroy, chevalier de Châtillon, confirme le don de 40 sols blancs de rente sur le wionage d'Estrées donnés pour les besoins de l'abbaye, par Marguerite, sa femme, et Elisabeth, et Pentecôte, ses filles, et y ajoute 20 sols blancs payables à la Purification de la Vierge. 1223.
CCCCLXXXI. — Egide, seigneur d'Estrées, déclare la donation de la dite dame, comme suzerain. 1227.
CCCCLXXXII. — Guy, chevalier de Wallers, fils de feu Renier de Sains, de l'aveu de Guy, son fils, donne une rente de 26 sols blancs, la veille de Pâques, sur le wionage d'Estrées, lesquels l'abbaye doit accepter tels que Vautier, seigneur d'Avesnes et de Guise, et Guy les acceptent dudit wionage ; avec cette condition que le vin doit être acheté avec cet argent
Cart. de Foi. 12
et distribué au couvent pendant la moisson, Egide, seigneur d'Estrées, frère de Guy, approuvant comme suzerain. De plus Guy donne pour la pitance du couvent une rente de 1 muid de blé, mesure de Guise, à Pâques, sur le moulin de la Bussière, près Guise ; approuvé par Vautier d'Avesnes, suzerain. An 1225.
CCCCLXXXIII. — Egide, seigneur d'Estrées, approuve le don des deniers.
CCCCLXXXIV. — Même acte de Gautier, seigneur d'Avesnes, approuvant le don de grains. 1217.
CCCCLXXXV. — Gautier, seigneur d'Avesnes, donne une rente de 6 muids de blé, mesure de Guise, sur sa grange dudit lieu pour la pitance, approuvant, comme suzerain, le don de 2 muids de rente fait par Mathieu d'Hirson sur le terrage de Wimy. An 1211.
CGCCLXXXVI. — Adélinye, dame de Guise, du consentement de Gautier, son fils, et de ses autres enfants, lègue pour le repos de son âme et de celle de son mari Jacques d'Avesnes, une rente de 50 sols de Vermandois, à la Toussaint, sur les terrages de Guise et de Leschelles ; plus pour le jour de son anniversaire 40 sols appliqués à la réfection du couvent, et 10 sols pour distribuer aux pauvres à la porte. An 1226.
CCCCLXXXVII. — L'official de Noyon déclare que Etienne, évêque, a décidé en faveur de l'abbaye qui réclamait de Odon, seigneur de Ham, 100 sols parisis, donnés sur le wionage de Ham, annuellement, le dimanche Invocavit me. par feue Roheldis, sœur d'Odon et femme de Nicolas de Rosoy, et a condamné ledit Odon à payer 100 sols en relard. An 1224.
CCCCLXXXVIII. — Odon, seigneur de Ham, reconnaît ladite donation.
CCCCLXXXIX. — Etienne, évêque de Noyon, rend le jugement cité sous le n° 487. An 1215.
CCCCXG. — Guillaume, seigneur de Eppes, confirme une rente de 4 muids de blé, mesure de Landifay, donnés par son frère Vautier à son lit de mort, à la Toussaint, sur la grange de Landifay et au besoin sur le terrage dudit seigneur ; approuvé par sa femme Marguerite, Robert, leur fils aine. An 1219.
CCCCXCI. — Guillaume, seigneur du Sart, châtelain de Laon, duconsen-
tement de Marie, sa femme, donne une rente de 2 muids de vin blanc à prendre, à la Saint-Remy, en son fief de Valebon, mesure de Laon. An 1220.
CCCCXCII. — B. dit abbé de Foigny, en échange des bienfaits reçus par l'abbaye de la bienveillance de E. doyen de Saint-Martin de Laon, lui attribue viagèrement les revenus de la dîme laissés à Leschelles par un certain chevalier (a quodam milite) : après sa mort, à sa mémoire, le produit d'un jour de la dîme sera appliqué à la pitance.
CCCCXCIII. — Anselme, évêque de Laon, déclare que Ernaud de Cernud confirme le don, fait par son père maître Simon, d'une rente de 2 muids de blé d'hiver, mesure de Marie, à prendre pour la pitance sur la grange dimière de Marie, où l'abbaye de Saint- Vincent de Laon et le curé de Saint- Nicolas de Marie touchent leurs parts sur celle dudit Simon en la même dîme. An 1225.
CCCCXCIV. — Henri, archevêque de Reims, déclare que Guy, chevalier, seigneur d'Origny-en-Thiérache, a donné pour la pitance 1 muid de blé, mesure de Ribemont, à prendre annuellement en la grange d'Origny, à la Toussaint. An 1228.
CCCCXCV. — Robert, chevalier, seigneur d'Eppes, fait savoir qu'il a légué après le décès de Hélinde, sa femme, et pour son anniversaire, 50 sols laonnais. An 1236.
CCCCXCVI. — Nicolas, doyen, Robert et Gérard, chanoines de Chimay, juges apostoliques, déclarent qu'Odard Blanchenu de Bruyères, Hélinde, sa femme, Bertrea, mère de celle-ci, veuve de Renier, devant Robert, prieur de La Neuville, et Renaud, curé de Vauresaine, ont reconnu que ledit feu Renier avait reçu il y a plus de vingt-cinq ans d'Anselme de Bruyères dit de Porta, son frère, deux maisons sises « infra clansuram atrii de Brueriis juxta Bannie locam », sous un cens de 25 sols laonnais à la Toussaint ; que ce cens était passé à Acarin, clerc, fils dudit Anselme, lequel devant devenir moine à Foigny donna cette rente pour la pitance du couvent ; puis ladite Bertrea, étant devenue veuve et ayant marié sa fille Harvuide, lui donna une de ces maisons à charge de payer 10 des 25 sols du cens. An 1232.
CCCCXGVII. — L'official de Laon fait savoir que l'abbaye possédait entre Vorges et Thierny une vigne en aleu, au lieu dit ad Pirum, et 1/2 muid de vin, mesure de Vorges, sur un champ à Valebon ayant appartenu à
Thibaut dit Lupus, père de Gérard Lupus et qu'elle céda ces biens à Airic et Mathieu, frères de Jean, moine de Foigny, sous un cens de 4 livres laonnaises pour la pitance ; lesquels avec leurs femmes Falca et Eromeline ont pour garantie fait une assignation de 20 livres laonnaises sur une moitié de maison à Vorges et une vigne ; — de plus Houdiarde, dite de Roucet (?) veuve d'Herbert Juratus donne 10 sols laonnais depuis déjà deux ans, sur une maison à Vorges, pour après elle sous un premier cens de 12 deniers de reconnaissance à la Saint- Rem y. An 1238.
CCCCXCVHI. — Le même déclare que Gillebert, sellier, de Bruyères, a reconnu que sa femme Marie a légué sa part de mobilier et d'acquêts, et lègue lui-même sa propre part, à l'exception de sa maison sise a juxta pondus bladi, rétro caput ecclesie de Bruerie » ; et pour la valeur de ces meubles et acquêts, il assigne à l'abbaye un cens de 40 sols laonnais pour la pitance sur ladite maison. Ledit Gillebert ajoute que lui et Widèle, sa femme, serviront au monastère 10 sols laonnais par an à la Saint-Remy. Janvier 1234.
CCCCXCIX. — Le même déclare qu'Adam dit de Belvaco de Vallibu$> citoyen de Laon, a reconnu devoir à l'abbaye 3 jalois de blé, de rente, sur sa part en la dîme de Cerny. An 1230.
D. — Robert et Girard, chanoines de Chimay, commissaires pontificaux font savoir que Robert, dit Gallus de Wimy, reconnaît que Thomas, dit de Sarnai, son consanguin, a laissé 3 sols parisis de rente sur une masure et deux parcelles de pré sis à Wimy, pour la pitance des moines. An 1232.
DI. — L'official de Laon déclare que Guy, chevalier de Waslers, a donné 74 sols blancs de rente sur son wionage d'Estrées, à la Saint-Remy, outre 26 sols blancs donnés précédemment par lui avec la même assignation ; plus 1 muid de blé, mesure de Guise, à prendre annuellement sur les moulins à La fiussière. An 1238.
DU. — Charte dudit chevalier. An 1236.
DIII. — Egide, seigneur d'Estrées, approuve ledit acte comme suzerain. An 1238.
DIV. — Renier, seigneur de Sains, déclare que Godefroy, seigneur de Sains, son père, a donné, deux modiées de terre arable pour leur vie seulement. Ledit Renier, étant rentré en cette possession, donna ces biens à l'abbaye pour la pitance. Mai 1226.
DV. — Mathieu, curé de La Capelle, donne pour la pitance du couvent, le mercredi de Pâques avant et après son décès, 10 sols blancs de rente sur le wionage d'Estrées, avec droit pour lui et ses successeurs de racheter cette rente moyennant une somme de 10 livres blancs. Samedi avant Rogations,
DVI. — Enregistrement dudit acte par les officiaux de Laon. Samedi après Saint-Nicolas, 1246.
DV1I. — Les mêmes déclarent que devant Jean, doyen de Landouzy, Pierre, prêtre de Saint-Michel, a donné par legs 9 anseres de rente qu'il avait acquis à Cella, assignés sur des prés auprès du vieux moulin ; plus une somme de 10 livres blancs. Mars 1244.
DVIII. — Egide, chevalier, seigneur d'Estrées, donne 7 livres blancs de rente, le vingtième jour de Noël (in vicesima die nativitatis domini vel infra dictam diem), sur ses 10 livres de rente sur le wionage d'Estrées, dont 2 livres seront affectées au luminaire de l'église au jour de la Purification de la Vierge : approuvé par Jean, chevalier, son fils. Mai 1249.
DIX. — Le même déclare que Renier, seigneur de Besny, a reconnu qu'Agnès, sa mère, sœur dudit Egide, a donné 20 sols blancs à prendre à la Toussaint chaque année sur le wionage d'Estrées. Mai 1209.
DX. — L'official de Laon déclare que Robert, sellier à Bruyères, et Emmeline, sa femme, ont reconnu avoir donné à l'abbaye pour la pitance 20 sols laonnais de rente sur une vigne à Vorges, à la place des 40 sols laonnais de surcens précédemment donnés par eux sur leur maison. Juin 1250, 5° férié avant Saint-Barnabe.
DXI. — Le même déclare que Ernaud Fabert de Ployart, et Hersende, sa femme, dite Mairetse, ont donné 5 muids de vin blanc, mesure de Bruyères, pour la pitance annuelle de la veille de Noël, assignés sur une maison à Ployart, rente rachetable au prix de 40 livres parisis en cas de vente de la maison à prendre sur le prix : de plus ils donnent encore tous les outils et ustensiles de leur atelier de fer pour après ledit Ernaud. Mars 1261.
DXII. — Aubert de Marie, chanoine officiai de Laon, déclare que les susdits ont encore donné 4 muids de vin blanc, mesure de Ployart, à prendre chaque année en ce lieu, pour distribuer au couvent la veille de Pâques, sur une vigne audit lieu. Novembre 1268.
DXIIL — Louis, roi de France, confirme l'acquêt fait par l'abbaye de toutes les dîmes de la paroisse Saint-Nicolas de Marie, cédées par Enguerrand, seigneur de Coucy. Février 1268.
DXIV. — Enguerrand, chevalier, seigneur de Coucy, Oisy, Montmirail, déclare, du consentement de Marguerite, sa femme, donner 10 livres parisis de rente pour la pitance du jour de Pâques, à prendre à la Saint-Jean- Baptiste, sur le wionage de Marie. Mars 1274.
DXV. — Jean de Chàtillon, comte de Blois, seigneur d'Avcsnes, Aalis, sa femme, donnent à ses « bons amis l'abbé et li couvent de Foisni » une rente de 60 sols blancs à la Saint-Remy sur ses tailles et bourgeoisies d'Hirson ou sur « mes plus clares r an tes de ce mesme lieu », à charge de chanter une messe de Notre-Dame ou du Saint-Esprit chaque semaine tant qu'il vivra pour lui, sa femme et sa fille, et ensuite pour faire l'anniversaire à toujours. An 1271, octobre.
DXVI. — Péronne, demoiselle d'Estrées, fille de Jean, chevalier, jadis seigneur d'Estrées, et de Béatrix, sa femme, reconnaît devoir à l'église de Foigny 60 sols blancs à cause de l'aumône de son père, et 20 autres à cause de l'aumône de sa mère, pour la pitance, sur le wionage d'Estrées. Septembre 1271.
DXVII. — Gaucher, châtelain de Noyon et de Thorote, chevalier, fait savoir que lui et Marie de Coucy, jadis sa femme, ont donné à l'abbaye pour faire leur anniversaire annuel 10 sols tournois de rente sur la terre de Braye. Août 1281.
PORTARII
DXV1II. — Raoul, dit abbé de Foigny, déclare qu'un «c familiaris nostre ecclesie » a légué en mourant 5 muids de blé de rente, mesure de Guise, à la porterie pour vêtements et chaussures de pauvres, à prendre sur la grange de Foucouzy par les soins du portier, chargé de la distribution. An 1213.
DXIX. — M. dit abbé de Foigny déclare que feu Egide, curé de Sains, a laissé à la chapelle de l'infirmerie des pauvres une somme pour acheter de quoi entretenir une lampe perpétuellement; et pour cette somme, l'abbaye
a assigné à ladite chapelle une rente de 10 j al ois de blé achetés, 6 sur sa grange de Faucouzy et 4 sur celle de Vilencel. Février 1232.
DXX. — Le même fait savoir que le portier a acheté de Renier, seigneur de Sains, fils de Godefroy, 2 muids de blé de rente sur la grange de Lcmé t sur le terrage dudit. 1231.
DXXI. — Jean, doyen de Chimay, de l'aveu du chapitre, déclare à Godefroid, évêque de Gambray, qu'il a autorisé l'abbaye à acheter la dîme de Sechesvilles, que tenait Evard dit Catus, sise dans le personnat dudit chapitre à Sales, pour le soulagement des pauvres, et lui demande son consentement « quia dicti fralres eamdem decimam adquirunt pro sustentione pauperum et ipsam de munu layca eripiunt ». Au 1224.
DXXII. — Approbation dudit évêque de ladite vente faite au profit des pauvres passant devant la porte. An 1224.
DXXIII. — L'official de Laon fait savoir que Thomas, curé de Sons, Guillaume, clerc de Lejné, consentant Gobert, son frère, et Thibaut de Perroit ont vendu pour l'usage des pauvres à la porte leur part en la dîme de Lemé, soit deux neuvièmes, approuvant Gérard de Le Hérie, suzerain, et Raoul, son frère, chevalier, suzerain supérieur. An 1223.
DXXIV. — Anselme, évêque de Laon, déclare qu'il a vu les lettres de l'official de Laon, datées du mois de novembre 1223, sus-mentionnées, et approuve. Vendredi avant dimanche Oculi, 1224.
DXXV. — Le doyen et le chapitre de Rosoy déclarent vidimus de la lettre par laquelle Gillard de Vincy et Elisabeth, sa femme, Guill. de Braye et Theophilia. sa femme, fille de Renier de Vincy, Vautier, Jean, Mathilde, enfants de Gépuiu de Reuil, Houde, fille dudit Renier, Robert Carlarius, jadis mari d'Emmeline, fille du même Renier, agissant pour Gobin, son fils, ont vendu toute leur part de dîmes de Plomion qui devait leur écheoir dans l'avenir de Vautier fils dudit Renier, et jadis mari de Mareuse. Hemeris de Nampcelles, suzerain, approuvant. Octobre 1247, 2* férié avant la Saint- Denis.
DXXVI. — L'official de Laon déclare l'acte ci-dessus. Octobre 1247, veille de la Saint-Remy.
DXXVII. — Le même déclare que Raoul Héros, chevalier de Nampcelles, et Cécile, sa femme, reconnaissent devoir à l'abbaye une rente de 3 muids 1/2
de blé ibladi pacabilis), mesure de Marie, à cause du legs de Hugues le Croc, chevalier, son ayeul, en la grange de Nampcelles. Viard de Oignies approuve comme suzerain. Mai 1239.
DXXVIII. — Le même déclare que Haimeris de Nampcelles, clerc, ratifie comme seigneur du fief la vente faite par Gépuin de Reuil, et Houdiarde, sa femme, de 3 muids de blé d'hiver, mesure de Plomion, à prendre chaque année en la dime de ce lieu. Mars 1267.
DXXIX. — Mathieu, dit abbé de Foigny, déclare que le moine portier du couvent est tenu chaque année de payer à la Saint-Martin d'hiver à Châtillon, près de Marie, au compte du seigneur Jean dit Grenier, et Cécile, sa femme, à perpétuité, pour 9 livres en vêtements et chaussures des biens de la porterie aux pauvres de ce lieu de Châtillon, d'après l'avis du curé de la principale église et des échevins en exercice : pour ce l'abbaye assigne à la porterie un revenu de 3 muids 1/2 de blé, mesure de Marie, hypothéqués sur les biens de Hugues le Croc, chevalier à Nampcelles et 3 autres sur la dime de Plomion, acquis de Gilard de Vincy et autres. Janvier 1247.
DXXX. — A. dit abbé de Foigny fait savoir que Gobert dit de Tumbis, bourgeois de Saint-Quentin, a légué à la porterie 50 livres parisis pour l'usage des pauvres, et qu'avec cette somme, l'abbaye a assigné à ladite porterie une rente de 3 muids de blé, mesure de Saint-Quentin, sur la grange de Lemé pendant les Octaves de la Purification. An 1255, octobre, fête Sainte-Luce.