AU LECTEUR
Occupé des affaires de ma profession,‘ j'étais bien éloigné de présumer qu’un jour le public aurait à s’amuser de mes réflexions, lorsque sans m’y attendre, J'accusai du Prêtre J. B. Dupuy la réception de la lettre Suivante. Quelque temps après j'allai voir mon Curé le vénérable Louis Nau. Je lui communiquai la lettre précitée. Sachant qu’il rédigeait un ouvrage volumineux compilé de célèbres autorités en matière Bénéficial qui m’avaient déjà fait passer d’intéressans momens, je lui dis que je formais le projet d’une réponse. Aussitôt il me fixa: son œil perçant pénétra ma pensée, et vit que j'étais embarrassé sur les moyens. Prévenant ma demande, il en fit tous les frais. Et sans plus attendre il me dit: “11 ne tient qu’à vous de disposer du fruit de mes “recherches.” Et dans un instant il m’en donna une parcelle. Elle me parut si gigantesque qu’à sa vue je perdis presque courage. Trop attentif et perspicace pour ne pas s’en appercevoir, il le ranima tout aussitôt en me disant: “ Lorsque j'étais enfant, un de mes plus “grands plaisirs était de recueiller le gibier des chasseurs “que je talonnais. Quoique ce fût à leur profit, sa “grosseur ne m’effraya jamais. T'ombé à mes pieds, je
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“comptais pour peu de Je lier, “s’il eût été intéressé.” paraison fruit d’une imagination v son auteur. Ma réplique fut :
“les traces de votre enfance pression de son visage me «
il me confia Catégoriquement toutes :es autorités que je
vais citer. Quant à celles dont l'original est en latin, il les accompagna de leur traduction. Ainsi je n’eus plus qu’à lier ces autorités de mes observations.
Je n’ai jamais été l’ennemi des Evêques ni du Prêtre Lafrance. injustices,
és à faire
Curés sont perpétuels et irrévocables. Je regrette que
oint de citer la
Si dans des questions différentes citations, c’est Parceque leurs parti plusieurs sujets, et c’est aussi sont toujours désagréables au
Dans cette rédaction il ne
J'ai répété quelques Es Sont analooues à pour éviter les renvois qui lecteur.
m'est point venu en pensée de faire parade de Style. Etles dates Prouvent que je.
n'ai pas eu le temps de m’en OCCuper dans une courte durée grandement Partagée par les affaires de ma profession. Montrer ja vérité telle qu’elle est, cette vérité
Jugez de mon Courage Le sel de cette teniestive comive eut l'effet désiré par “ Je ferai tout Pour suivre + Je vais aussi lier.” L’exlit qu’il était satisfait, Puis
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que dans son mémoire sur l’amovibilité des Curés PEvêque Lartique a tant essayé d’envelopper de sophismes et d’épaisses ténèbres, la faire briller dans son grand Jour, prouver l'innocence de Popprimé et la culpabilité des oppresseurs, tel a été le seul but que je me suis proposé. Les Lois de l’Etat et sur tout celles de l'Eglise prouvent à l’évidence que, si mes expressions sont par fois sévères, elles ont été provoquées et méritées avec surcroits. Quelque soit le rang auquel il est élevé dans la société, dèsque l’homme public outrepasse son pouvoir, opprime ceux qu'il doit protéger, abuse de sa charge pour dominer en maitre absolu sur des inférieurs qui ont droit d’en attendre la Justice des lois, et couvre son ambition et son iniquité du voile sacré le la religion qu’il feint de respecter tandisqu’il la foule à ses pieds et qu’il en fait un instrument pour plus sûrement parvenir à des fins désordonnées, il est indigne d’indulgence ; et lui en accorder serait conniver. Quelquefois cependant les actes publics de la part de ceux qui dominent sont d’un caractère tel que même sans indulsence on ne peut assez les signaler par défaut d’expressions. Il en est ainsi de beaucoup dont j'ai à proclamer les funestes évènemens. Le jugement du lecteur Judicieux y suppléera.
Lettre du Prêtre J. B. Dupuy à Charles Tétu, Ecuyer, | Notaire et Juge de Paix, de la Paroisse St. Jean Baptiste L A de Rouville. ;:
St. Jean Bte. le 22 Novembre 1841.
ad MonsIEUR, ce lar Etant à régler ce qui concerne les dimes et autres pe arrérages dûs à Mr. Lafrance, comme ayant tout acheté Je D ; SOI
de ce monsieur, je vois qu’il n y a rien de réglé pour les au terres que vous possédez en cette paroisse. Ayez la vo bonté de me dire si c’est par erreur ou si c’est par ce que énc vous avez quelque compte contre lui. Car je voudrois ter- del .
miner au plutôt ce qui concerne ces arrérages. Je vous det serois donc très obligé si vous aviez la bonté de régler ce tem compte au plutôt. que voit J’ai l’honneur d’être &c &c voü
J B Dupux ptre,
Ecuyer, Baptiste
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