‹ Analyse et observations sur les droits relatifs aux évêques de Québec et de Montréal et au clergé du Canada [microforme]Chapitre 8 sur 20 · COMME · texte numérisé non relu

COMME

« POSSESSEUR.” Analyse des Décrétales, livre 6, titre 41, à la fin des Lois Ecclésiastiques de Héricourt.

Ce Décret des anciens Papes, confirmé par tous leurs successeurs et respectueusement classé dans le corps du Droit Canonique a toujours été trouvé si sage et si juste par tous les jurisconsultes que dans le Droit Civil comme dans le Droit Ecclésiastique il est strictement et invariablement observé sans que personne ose s’en écarter, comme le prouvent les autres autorités ci-dessus citées par rapport à la perception des fruits.

Pour donner odieusement l’avantage au Dévolutaire Lafrance oserait-on prétexter que son dévolut ou titre est meil'eur que la provision du Curé Nau, ou qu’il y a tant d’ambiguité et d’obscurité dans les titres des parties que les juges seraient excusables en donnant la préférence au Dévolutaire Lafrance parcequ’il était le favori de l'Evêque Lartique qui a fait jouer tous les ressorts de la mitre pour faire sugcomber le Curé Nau? Je mets les deux titres en regard afin de rendre plus évidente la partialité qui ferait accorder la préférence au titre du Dévolutaire.

Provision du Curé Nuu.

L’Evêque de Québec écrit à ce Ouré :

‘6 Québec, le 22 mars, 1834.

MONSIEUR, “Je ne sais plus par quel bureau vous faire parvenir mes lettres. Car # je n’ai encore reçu aucune réponse de vous aux deux dernières que j'avais

. chargé mon Secrétaire de vous adresser en mon nom. Il me semble vour-

‘tant que vous m’aviez indiqué la voie de Chatham, comme la plus sûre. ‘€ Quoiqu'il en soit, je risque encore celle-ci par la seule que je connaisse, ‘ Peut-être aura-t-elle meilleure chance.

Dans mes deux précédentes, je me faisais un sensible plaisir de vous «€ informer que j'avais trouvé, au sujet de vos affaires pendantes, un moyen ‘€ d’arranger toute chose pour le mieux, pour votre propre tranquillité et satis- ‘€ faction, et surtout, conformément à ce que vous m’exprimiez dans votre €: lettre du 13 décembre, par rapport à un changement de Cure. Aussi je ‘€ compte que vous ne balancerez pas un instant à écouter la voie d’un ‘€ supérieur, qui regrette, dans bien des circonstances de n’avoir pas toujours à sa disposition, les moyens qu'il désire, de rendre heureux ceux qui par- ‘€ tagent les soins pénibles de son immense troupeau. Ce moyen, il s’est “ présenté ; j'ai pensé à vous aussitôt : je vous l’ai fait connaître, ou au ‘6 moins j’ai essayé à le fuire, et je réitère ma prévenance à votre égard. Si ‘€ vous pénétrez mes pensées, si vous consultez vos intérêts, vous apprendrez avec plaisir, que, depuis près de deux mois, je vous destine la Cure cet ‘ Paroisse de St. Jean Baptiste de Rouville, et comme un dédommagement de €: vos dures et pénibles travaux. Je ne détuillerai point les avantages que ‘€ vous trouverez dans cette nouvelle desserte, sous différens rapports, je me féflatte que vous aurez lieu de reconnaître, par ce changement, que j’ai ‘€ cherché à vous prouver ce que je vous ai mentionné plus haut. Ce serait ‘6 me faire plaisir, si vous pouviez être prêt à vous rendre à votre nouveau ‘€ poste, à la fin du mois prochain, si tout peut s’accommoder à cette fin, de ‘ part et d'autre. Encore une fois, goutez ce que vous dit un supérieur qui ‘€ vous parle avec affection en N. S. et toujours dans les vues d’effectuer le ‘6 plus grand bien.

«6 Je suis bien parfa,ement, 6 Monsieur, Votre très humble serviteur,

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