‹ Analyse et synthéseChapitre 10 sur 53 · XVIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

XVIII PRÉFACE

lasser d'admirer la puissance, dont la bonté m'entoure et me soutient, dont la miséricorde est toujours prête à me pardonner. Je sais qu'il est de force à se défendre seul et que l'appui que lui prête mon infimité sera bien petit ; mais, ce que je sais aussi, c'est qu'il veut que les hommes pour lesquels il est le plus tendre des pères lui conservent leur amour; que, si quelques-uns cherchent à fausser l'esprit des masses, il est rationnel que quelques autres aussi se lèvent et, arrachant le lambeau d'étoffe qui couvre les épaules de leurs ennemis, montrent au peuple étonné la marque infamante 'des forçats de l'orgueil.

Elles sont bien séduisantes pour qui sait peu, les doctrines matérialistes qu'on jette en pâture à l'ouvrier ; aussi est-ce à nous de lui faire voir qu'elles sont d'une révoltante fausseté et que le spiritualisme, dont le christianisme est la plus parfaite entente, contient toutes les grandes idées nées pour le bonheur de l'humanité. Au spiritualisme comme au christianisme appartiennent toutes les portes par où passe l'intelligence; ce sont donc elles qu'il faut ouvrir à deux battants au risque de froisser quelques points moins bien établis que les autres. Telle est l'œuvre que j'ai entreprise; et je crois, quoi qu'on puisse dire, rester, en la continuant, bon chrétien et fidèle catholique.

Lorsque des peuples entiers viennent arguer : Ces croyances étaient bonnes en d'autres temps, mais

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